Archive pour septembre 2008
Intensité
Aujourd’hui séance courte mais intense : 15′ échauffement – 2x[30'(I3-I4)+20'(I2)] – 15′ retour au calme. Circuit de 11km pas très loin de la maison, assez plat pour pouvoir maintenir une puissance constante sans rouler à 80km/h dans les descentes.
1er intervalle : 274W – 167bpm – 87rpm
2ème intervalle : 278W – 169bpm – 87rpm
La puissance développée est quasi identique sur les 2 répétitions, je suis content car à la fin j’en avais encore sous la pédale. C’est de bonne augure pour la Viking 76.
Lance Armstrong
Lance Armstrong fait son retour… Tout le monde ne parle que de ça, et globalement tout le monde est contre. Et bien perso je suis pour !
Il est détesté par pas mal de gens, mais il faut bien reconnaître que c’est un extraterrestre, qui plus est sans doute le plus grand professionnel de l’histoire du vélo.
Personne n’a jamais atteint son degré de méticulosité dans la préparation, j’aime bien son côté « homme-machine » chez qui tout est calculé puis parfaitement mis en oeuvre :
- Planification de la saison : montée en puissance progressive jusqu’au Tour de France, sans jamais aucun imprévu,
- Entrainement : LA préparation scientifique par excellence (SRM, stages en montagne…)
- Matériel : étude aérodynamique, optimisation du pédalage, vélo toujours au top, que ce soit en contre la montre ou en montagne.
Ici le cyclo-cross de Las Vegas où son apparition a déclenché l’hystérie médiatique…
Bien sûr Lance Armstrong fait sans doute partie de la longue liste des dopés du cyclisme, mais quel champion roule à l’eau claire ? La preuve la plus éclatante avec Ricco & Co cet été sur le Tour… La lutte anti-dopage, c’est très bien, mais il ne faut sans doute pas avoir trop d’illusions sur son efficacité.
Roues Mavic et PowerTap
En parcourant le site de Mavic pour en savoir un peu plus sur leur nouvelle collection de vêtements et de chaussures je suis tombé par hasard sur la gamme des roues 2009.
Et là surprise ils vont commercialiser des roues équipées en standard du moyeu PowerTap SL 2.4 ! Seules les Cosmic Carbone seront apparemment disponibles, sans doute que le public ciblé est principalement composé de triathlètes. Il faut dire qu’en triathlon, ils ont l’air de s’entrainer un peu plus scientifiquement que la plupart des cyclistes.

Les capteurs de puissance vont sans doute se démocratiser un peu avec cette initiative prise par un fabricant (très) grand public. Bravo !
Course 11 – La Cyclauto (78-Cyclo)
La Cyclauto
Dimanche 21 Septembre 2008 à Poissy (78)
Environ 700 partants
Grand parcours – 153km – 1600m de dénivelé

Réveil à 4h45, il faut vraiment être motivé. Départ de la maison à 5h30, c’est le désert sur l’A13, mais la route est plus longue que prévue, j’arrive finalement à Poissy à 7h50…
Heureusement le parking est grand et bien organisé, mais l’usine PSA est tellement grande qu’il faut marcher presque 500m pour aller retirer son dossard. L’accueil n’est pas très chaleureux, pas de café, pas terrible.
Le temps de sortir le vélo et de s’habiller il est déjà 8h20, pour l’échauffement c’est mort. Je me console en me disant que la première côte est au bout de 18′ selon le road-book.
Je prends place dans le dernier sas, dans les derniers du peloton. L’air est frais, j’ai bien fait de refaire un stock d’huile camphrée. J’ai rangé les Ksyriums pour remettre les Cosmics, dans la plaine il faut ce qu’il faut…
Le speaker annonce la présence de Bernard Hinault, vraiment je le trouve antipathique celui-là : ayant déjà discuté 1/4h avec lui il y a quelques années, je peux vous affirmer que c’est un sale c..
8h30, c’est le départ.
A bloc à bloc à bloc. Au bout de 2km j’ai déjà les jambes dures comme du bois, l’acide lactique s’accumule dans les muscles non échauffés, ça s’annonce mal.
J’essaye de remonter tant bien que mal sans trop forcer en prévision de la côte de Chanteloup qui a l’air assez sélective sur le profil. Au bout de 13′ on est déjà au pied, la sélection est faite d’entrée. Le gros peloton vole en éclats, au moins comme ça ça ne frotte pas et ce n’est pas dangereux. Bravo l’organisation. J’avale les 1,5km à 7% à 330W de moyenne, en haut je suis dans le dur mais je suis dans le deuxième groupe.
On se prend le vent de 3/4, ça commence à bordurer. C’est le début de 1h15 à bloc à rouler dans le bas côté, je déteste. Les paysages sont ultra glauques, c’est la plaine, pas une haie, pas un relief. Rien que du vent, des bordures et des nids de poule à éviter au dernier moment lancé à 45km/h.
La côte de Longuesse (2,2km à 322W) me permet de revenir sur la tête de course, mais mes jambes sont cuites. En haut ça continue toujours à bordurer et je manque de finir dans le fossé à cause d’un type qui m’accroche le guidon, volontairement en plus. Lui si je le revois il va prendre cher.
On est partis depuis 1h25, j’en ai marre de la succesion de lignes droites, virages à 90°, vent de 3/4 d’un côté puis de l’autre, avec l’éventail qui va avec, mais que ce soit à droite ou à gauche le bas côté de la route est toujours aussi pourri. Tirer le 53 dans les grandes lignes droites ce n’est vraiment pas mon truc, ça me rappelle la Ronde du Petit Sablé en avril…
Je finis par me relever, écoeuré, et de toute façon je suis cramé. Zone rouge au départ, ça ne pardonne pas.
Je laisse un ou deux groupes me doubler puis je me remets dans un peloton. Dans la bosse suivante je remarque un cliquetis dans mon pédalier, je finis par m’arrêter et je m’aperçois que mon petit plateau est déserré… Quelle journée de merde !
Me voilà condamné à finir sur le grand plateau, encore 80km avec ce maudit vent. Je monte les côtes façon 40rpm, j’ai l’impression que je vais me casser une jambe tellement je force… Le plus drôle c’est la réaction des cyclistes qui m’entourent : certains me prennent pour un gros nase qui ne sait pas que c’est plus facile de monter petit plateau, d’autres se disent que c’est pour les narguer que je grimpe sur le 53… Par moment c’est vraiment drôle.
Je finis par rencontrer le véhicule d’assistance technique, qui évidemment n’a pas de clé Torx (qu’est-ce qu’ils avaient dans le crâne chez SRM quand ils ont choisi ces vis ?).
Quelques km plus loin je me trompe de parcours, 2km pour rien, c’est le fiasco total. Pourtant tous les carrefours sont gardés et la signalisation est nickel, je suis décidemment maudit aujourd’hui…
Je termine tant bien que mal, complètement cramé par le départ à froid à bloc, les bordures, le vent (aller et retour s’il vous plaît !), les côtes sur le 53.
Bilan de la journée : la déroute totale !
Sur les 153km j’ai quand même fait du 206W de moyenne. J’en profite pour signaler un truc bizarre dans le calcul des TSS de CyclingPeaks : cette cyclo est créditée de 311TSS tandis que La Marmotte n’obtient par exemple que 265TSS, alors que niveau fatigue ça n’a rien à voir…
Sinon du point de vue organisation il faut signaler la sécurité et le flêchage au top. Point de vue ambiance et parcours, bof bof. Je ne pense pas y revenir l’an prochain.
Programme de la fin de saison
On arrive bientôt au mois d’Octobre, ça sent les dernières courses de l’année. Dimanche 21 Septembre je vais à la Cyclauto 78, Dimanche 05 Octobre à la Viking 76.
Le parcours de la Cyclauto devrait plutôt bien me convenir, avec la côte de Chanteloup après environ 18′ de course, il va falloir être fort. En plus le parcours sillonne pas mal de routes que j’ai empruntées étant plus jeune à l’Etoile Muriotine par exemple.
La Viking 76 m’a laissé un super souvenir l’an passé, même si j’ai fini assez loin des premiers. J’espère juste que cette année il y aura un peu moins de brouillard.
En prévision de ces 2 cyclos j’ai été m’approvisionner en produits chez mon pharmacien. Pas de dopage je vous rassure, juste de l’Huile Camphrée en prévision des petits matins frisquets, vu que j’avais épuisé mon stock à l’Alpen Brevet.

