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Archive pour mai 2009

Course 2009-5 : La Blé d’Or (Eure et Loir-Cyclosportive)

Dimanche 03 Mai 2009
164km – 1200m de dénivelé
450 partants
Trophée Label d’Or FFC

Source : http://www.fond-ecran-image.com/galerie-membre,champ-colza,colzajpg.php

Après une nuit à l’hôtel à Dreux, j’arrive à Lèves vers 7h45. Parking autour du lac comme d’habitude. Il fait gris et assez frais, quasi absence de vent.
Il n’y a toujours pas de chronométrage électronique, mais par contre le départ se fait par sas, autorisant un échauffement correct avant le départ. Tant mieux car il vaut mieux être chaud pour monter la première côte comme une fusée…
Vu le temps menaçant je prends mon imper dans une poche arrière, on ne sait jamais en cas de problème il risque de faire froid en maillot seul.
C’est la 3ème fois que je participe à cette cyclosportive, ma tactique est donc bien rodée. Dès le départ donné, remonter le plus possible jusqu’au pied de la montée (après environ 500m seulement), puis mettre les W dans l’ascension (cette année 2′@320W) avant d’en remettre un nouveau coup dans le faux plat du haut avec vent de côté pour accrocher le 1er groupe. Stratégie simple, mais théoriquement efficace et peu dangereuse. Sauf que cette année l’absence de vent a évité les bordures, et le peloton n’a pas explosé d’entrée…
Le problème c’est qu’après les 10 premières minutes le passage sélectif suivant se situe après 1h30 de course environ. Du coup ça frotte et les chutes se multiplient… Comme Moncoutié je me retrouve vite en queue de peloton ! Les jambes sont dures, pas trop étonnant après les 8h de route du vendredi. Malgré tout je trouve le rythme moins rapide que l’année dernière, même si on fait 38km dans la première heure de course.
Après environ 50km la route devient étroite et sinueuse, provoquant l’étirement du peloton. Je me souviens que le passage vallonné suit peu après et je remonte un peu. Les jambes commencent à être un peu mieux. Au pied de la première côte, je suis quand même environ en 300ème position…
Pendant la 1/2h suivante, la tactique est simple : à bloc ! Il y a environ 300m de dénivelé en 30 minutes, montée, descente, virage à gauche, virage à droite. Des montagnes russes. Cette partie du parcours est vraiment super. Après 85km je reconnais l’endroit où j’ai cassé ma chaîne en 2008. Cette fois-ci, pas de souci. Je me retrouve dans un groupe d’une quarantaine environ, je suis bien mais je sens que les 223km de vendredi ont laissé des traces. Diesel diesel !
En fait j’ai l’impression d’être aussi fort qu’en 2008, sauf que l’année dernière je n’avais pas fait de grosse sortie 48h avant la course. Les chiffres de Training Peaks le confirment : 2008 : 253W NP du départ au bris de chaîne contre 258W en 2009, sachant qu’en plus je suis passé de l’ergomo au SRM.
Jusqu’au 120ème km environ j’ai mal aux jambes et au c.. et je reste bien au chaud dans le peloton, un grand merci au passage aux 5-6 mobylettes qui nous ont tiré sans se retourner !
Dans la dernière heure de course je me sens mieux, les douleurs ont disparu. Finalement on arrive pour la 120ème place. Pas terrible au niveau classement mais je suis quand même content de ma journée, de toute façon je ne voulais prendre aucun risque en début de course… En courant un peu mieux je serais sans doute arrivé pour la 30ème place, tant pis !

Conclusion :
J’aime de plus en plus la Blé d’Or, le parcours est vraiment extra entre le 60ème et le 120ème km. La sécurité est au top tant au niveau des signaleurs aux carrefours que des motos. On ne peut pas reprocher aux organisateurs l’absence de vent cette année…
Par contre le chronométrage pourrait franchement être amélioré : faire la queue entre des barrières en attendant que quelqu’un relève votre numéro, bof bof. A quand la puce électronique ?
Au niveau sportif, bonne journée de vélo, 246W NP sur l’ensemble de la course. Semi déception au niveau du classement, mais le but était surtout de faire des kilomètres sans prendre de risque en vue du Raid Provence Extrême (J-27 !).
La semaine prochaine : récupération bien méritée après 481km sur 7 jours…

Garmin Edge 605 et problèmes de navigation

GPS Garmin Edge 605

Après de nombreuses prises de tête sur la vélo, je pense avoir (enfin) résolu mon problème de navigation avec mon Edge 605.
Cela faisait longtemps que j’essayais de charger sur des fichiers gpx créés avec Openrunner ou Gpsies. En début de parcours, tout se passait bien mais immanquablement le guidage finissait pas merder et le GPS par planter complètement… Impossible de suivre un trajet pré-établi, l’Edge 605 me faisait suivre un itinéraire complètement fantaisiste, voire par me faire rentrer par le chemin le plus court !
Le manuel et le site internet de Garmin ne font aucunement référence à ce type de désagrément. Bizarre quand une simple recherche sur Google permet de constater que des centaines d’utilisateurs se plaignent du même problème… Pas très sérieux de la part d’un constructeur d’envergure mondiale !
Finalement mon inscription au RPE a fini par me forcer à chercher une solution : j’ai besoin d’un partenaire fiable tout au long des 567km du parcours !
La réponse est venue du forum de GPSPassion. Il semblerait que les Edge 605 et 705 soient allergiques aux fichiers gpx, malgré ce qu’annonce Garmin. Plantage systématique garanti avec le guidage.
En fait il faut juste utiliser le format tcx (proposé par Gpsies) et copier le fichier dans le dossier Garmin/Courses. On peut ainsi suivre le trajet sur la carte en sélectionnant Entrainement/Parcours dans le menu du GPS, tout simplement. J’ai testé cette solution sur ma sortie de 220km, super. Il n’y a plus de guidage au sens strict, mais il est facile de suivre l’itinéraire quand même : à chaque carrefour la boussole indique la route à prendre. En cas d’erreur un message apparaît sur l’écran… Facile, et aucun plantage…
Ce problème de guidage me tracassait pour le Raid Provence Extrême : un souci de moins ! Je vais maintenant pouvoir profiter pleinement des fonctionnalités du Edge 605 sans risquer la crise de nerfs à chaque sortie…

Barfleur

Maintenant que je suis engagé au RPE, je n’ai plus le choix il faut que je fasse une ou deux vraies grosses sorties. Aujourd’hui j’ai prévu un aller/retour à Barfleur dans le Cotentin, soit environ 220km.

Bocage normand

Départ vers 8h30, le temps est peu engageant : ciel noir, route mouillée…
Je pars pour une traversée du bocage jusqu’à Isigny sur Mer avec vent de face. La mise en route est un peu difficile !
Je supporte bien les genouillères Assos que je viens de recevoir, c’est quand l’été ? La sensation est un peu bizarre avec la crème pour peau de chamois, mais au bout de quelques heures le confort apporté est indéniable.
D’Isigny à Carentan c’est une interminable ligne droite de 8km vent de face qui m’attend, on dirait les routes des Landes, avec le mal au c.. qui va avec.
Passé Carentan le paysage devient un peu plus sympa, j’essaye de ne pas trop forcer pour tenir le choc toute la journée : 240W maxi au SRM. La route est quasi plate mais le vent est omniprésent.

Route le long du Cotentin

Je bifurque vers la côte en passant par le Parc des Marais du Cotentin. A partir de maintenant je ne quitterai quasiment plus la mer. Le temps s’améliore.
L’Isostar passe bien, les PowerBar aussi. Il faudra que je calcule les apports énergétiques lors d’une telle journée pour les comparer aux calories dépensées, et mettre au point une stratégie d’alimentation pour le RPE, en intégrant une touche de salé.
J’arrive à Barfleur assez frais, il fait maintenant franchement beau, j’ai rendez-vous sur le port pour manger un morceau avant d’enfourcher mon vélo à nouveau pour le retour…

Port de Barfleur

Après une bonne pause déjeuner je reprends la route. L’itinéraire sera plus à l’intérieur des terres : moins de vent de côté, mais plus vallonné. J’ai essayé de manger relativement léger, mais la digestion est dure au début. Il faudra bien 1h30 pour que tout rentre dans l’ordre.
Passé Sainte Mère Eglise j’ai une espèce de période d’euphorie qui dure de 5h30 à 7h, les kms défilent l’air de rien, aucune douleur.
De retour à Isigny j’emprunte le même chemin qu’à l’aller, un peu fatigué sur la fin, mais pas tant que ça après 8h de selle seul et 223km à 204W NP.
Samedi : repos. Dimanche : La Blé d’Or. Lundi : repos. Mardi : sortie nocturne (test de l’éclairage pour le RPE).

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