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Archive pour août 2009

Bike a Lot

Ville de Cahors - Lot

Après 5 mois de travail non-stop, c’est le début de vacances bien méritées, avec le vélo bien sûr. Direction le Lot pour une petite semaine, dépaysement complet en matière cycliste: chaleur omniprésente, quasi absence de vent, succession de montées et de descentes, routes granuleuses et bosselées au possible…

Lundi 24 Août
Première sortie, d’acclimatation. Départ le matin de bonne heure afin d’éviter les heures les plus chaudes de la journée (ça monte souvent jusqu’à 34-35°C par ici…). Je pars pour une boucle de 2h environ sur un itinéraire que j’emprunte régulièrement pour me mettre en jambes: direction le Lot et Garonne et le Château de Bonaguil, retour par Puy l’Evêque. 500m D+ pour 60km.

Saint Martin le Redon - Lot

Je profite des nombreuses côtes pour faire une séance de Force sous-max, ça change du home-trainer dans le salon… Chaque ascension est faite à 50rpm aux environs de 280-300W, attention de ne pas se casser une jambe…

Pont de Juillac

Au retour il faut franchir le Pont de Juillac. Oui, franchir et pas traverser. Le pont est constitué de planches de métal parallèles de 20cm environ entre lesquelles un pneu de 700×23 peut facilement venir se coincer… Exercice d’adresse idéal pour évaluer sa lucidité en fin de sortie!

Mardi 25 Août
C’est parti pour une séance musclée dans le Quercy, 4h de montagnes russes, 30-20-10. Un truc de fou inventé (?) par F. Grappe : chaque heure est composée de 30′ à I2 (200-240W) puis 20′ à I3 (240-280W) puis 10′ à I4 (280-320W). Aucun temps mort, au bout de la 3ème heure c’est raide…

Vignoble Cahors AOC

Il y a eu de l’orage toute la nuit, à 7h le ciel est encore menaçant. Ce sera gilet fluo et imper dans la poche, comme à la maison! Je pars en direction de Luzech par les vignes qui bordent le Lot, au coeur du vignoble de l’AOC Cahors. Les routes sont couvertes de sable et de gravier, le ruissellement de la nuit sans doute. Après quelques kilomètres crevaison de l’arrière, ça commence bien. Changement de chambre à air express, j’ai un éclat de verre dans le pneu, imparable. Ma mini-pompe Zefal reprend du service après de longs mois de vacances… Je repars pas très gonflé, mais ce sera suffisant et surtout moins tape-cul…

Lauzerte

12 côtes au total pour 25km d’ascension, 60% du temps à 200W ou plus. 225W NP. Bonne sortie sur des routes peu fréquentées et avec des paysages pour le moins sauvages.

Mercredi 26 Août
Retour du beau temps. Journée un peu plus tranquille, 1h30 de vélocité sur un parcours beaucoup plus plat le long des berges du Lot.

Panorama Belaye

Vu le grand ciel bleu je n’ai pas pu m’empêcher de monter admirer une nouvelle fois le panorama depuis Belaye. 2,5km à 5%, 273W NP à 82rpm. Pas si facile les ascensions en moulinant, je me demande vraiment comment faisait Lance Armstrong à la grande époque…

Côte de l’Impernal

Ensuite direction Luzech et le pied de la redoutable Côte de l’Impernal, dont la petite route démarre entre la centrale hydro-électrique EDF et une falaise. Perso je l’appellerais plutôt La Tour Montparnasse Infernale…

Jeudi 27 Août
Départ de bonne heure et dans le brouillard. 3h au programme, à I1 et I2. Par précaution je mets mon gilet fluo, les Lotois roulent tranquille en voiture, mais on n’est jamais à l’abri d’un accident…
Dès les premiers tours de roue je sens que mes jambes sont sans force. Pas de douleur musculaire ou de fatigue physique, juste une impossibilité d’appuyer sur les pédales comme d’habitude. Depuis le début de la semaine je subis le régime 0 glucides de ma belle-mère sans broncher: orgie quotidienne de fruits et légumes, avec des accompagnements souvent riches en lipides, mais jamais de féculents. Je pense tout simplement que mes réserves de glycogène sont arrivées à épuisement, malgré les bananes que je m’enfile en douce et les 2-3 pommes de terre que j’ai réussi à choper au cours des repas. Panne sèche!

Thedirac

Pas de chance, le début de parcours est exigeant, avec 600m de dénivelé sur les 40 premiers km, soit 1,5% de moyenne. En Normandie je n’atteins jamais de telles valeurs… Je me traîne à 21km/h les 2 premières heures, avant que l’Isostar et les barres Long Energy englouties en masse ne commencent à faire de l’effet.
Une fois passé Les Arques et arrivé à Saint-Denis les Catus, l’itinéraire devient quasi plat, et je me fais doubler par un pro de Bouygues Telecom qui doit rouler facile à 39-40km/h, mais je reste prudent et je profite du soleil en cruising.
De retour à la maison, fini les légumes à tout va, vive les féculents, il va falloir remplir le réservoir pour le fractionné de demain et la grosse sortie d’après-demain!

Vendredi 28 Août
Après l’orgie de coquillettes au Cabécou d’hier soir, je pars confiant pour 2h avec de l’intensité: 2x[20'(300W)+15'(200W)]. En général ce type de sortie me permet de « décrasser le moteur », avec une étrange sensation de bien être à la fin du 2ème intervalle.

Courbe puissance SRM cyclisme lot

Je suis parti sur un itinéraire plutôt plat pour la région, en direction de Catus et de Luzech, car respecter les W avec une succession de montées et de descentes c’est mission impossible!
Les jambes répondent bien, je me sens comme une Ferrari par rapport à la 2CV d’hier matin… 290W NP de moyenne sur les 2 répétitions.

L’après midi, descente chez Ikéa à Toulouse (!) pour aller chercher les pièces qui nous manquent pour monter notre nouvelle cuisine. Le vendeur hallucine quand on lui dit qu’on habite en Normandie…
J’ai un peu peur pour la récupération, vu qu’on rentre à la maison vers 22h et que je n’ai encore rien mangé ni préparé pour lendemain…

Samedi 29 Août
Départ vers 8h15, quasiment 1h plus tard que les autres jours. C’est parti pour le grand raid de la semaine: 5h dans le Périgord. Rien à voir avec de l’Ultra, mais point de vue intensité je compte bien envoyer…
Munitions en conséquence, tant au niveau boisson qu’alimentation. Grand ciel bleu, 12°C pour démarrer, l’idéal.
Après un échauffement d’une quinzaine de minutes à 100-150W j’accélère un peu pour me caler sur le 30-20-10 cher à Frédéric Grappe.
Je file plein nord, en direction de la Dordogne et de Sarlat la Canéda. Le parcours que je me suis préparé pour mon GPS (Edge 605) me permet d’éviter les routes les plus passantes, super.

chateau beynac dordogne

Au bout de 2h10 j’atteins le Château de Beynac, forteresse médiévale de la Guerre de 100 Ans.  Je longe un peu la Dordogne sur une route très fréquentée avant de traverser à Allas les Mines. Dans le village un pépé dans son potager me regarde passer et me salue d’un énergique « Bon courage! ». Sur le coup je ne comprends pas trop pourquoi, mais ça ne va pas tarder… C’est une côte de 3km à 5% qui m’attend!

Chateau des Milandes

En haut, la route longe une crête qui surplombe la Dordogne avant de plonger vers le Château des Milandes puis de Castelnaud. Paysages superbes. Après une pause ravito à Pont de Cause, c’est le retour par Daglan et Cazals.

Ma chaîne commence à faire un bruit assez bizarre, un point dur est apparu. Je lève un peu le pied en espérant qu’elle tienne jusqu’au bout. Faut dire qu’elle doit avoir environ 13000km (!), chapeau Mavic…

Au final 4h41 de route pour 130km et 1250m D+. 229W NP. Super itinéraire, super forme. Sans doute ma meilleure perf de l’année à l’entrainement.

Bilan de la semaine:
Excellente semaine d’entrainement, sur des parcours variés et par beau temps. J’ai pu encaisser sans souci une grosse charge de travail (819TSS), en privilégiant la récupération les après-midis avec un emploi du temps articulé autour du vélo, un peu comme les pros…
J’ai expérimenté sans le vouloir le Régime Dissocié Scandinave, avec consommation totale des réserves de glycogène les 3ers jours puis reconstitution les 3 suivants avec en apothéose la sortie de samedi. Bien que controversé scientifiquement, de manière empirique le RDS semble super efficace. A méditer pour la saison 2010…

Course 2009-9 – Alpen Brevet (Suisse)

Samedi 08 Août 2009
173km – 4950m de dénivelé
1300 partants au total

Alpen Brevet 2009

Réveil à 5h30. Bonne nouvelle, il ne pleut pas, il n’y a pas de brouillard et il ne fait même pas froid! Petit déj’ classique, avec un gâteau de semoule en plus.
Tout est prêt pour cette nouvelle épopée montagnarde. C’est l’inauguration « officielle » de mes nouveaux maillots aux couleurs du blog! Je pars en cuissard court avec manchettes et gilet coupe-vent, mon imper et les genouillères dans les poches. Pas de place pour les gants longs. Je ne me charge pas trop en alimentation : 1,5L d’Isostar Long Energy, 2 barres Isostar Long Energy, 1 PowerBar Harvest et 2 pâtes d’amande Gerblé. Le reste ce sera les ravitaillements de l’organisation.
6h30, en route pour la ligne de départ à 2-3km. Il y a bien des sas comme en France, mais pas basés sur les n° de dossard: chacun se place dans celui qu’il souhaite en fonction de la vitesse moyenne qu’il prévoit sur la course! Pas sûr que chez nous un tel système soit envisageable… J’imagine le trash au départ de La Marmotte… De 14 à 26km/h, Faites votre choix. Je me mets dans le 22, pas trop loin de la tête. Pas de trace de la famille Rico, vu le temps je suppose que Laure joue la supportrice. Hughes est sans doute plus devant.

Courbe SRM - Alpen Brevet 2009

6h45, c’est le départ. Auto-discipline Suisse: chacun est parti depuis le sas correspondant à son niveau. Impensable je vous dis. A la sortie de Meiringen, première côte: 2km à 5%, c’est parti pour une folle chevauchée. Tout le monde est concentré,  on ne rigole pas jusqu’à Innertkirchen

Dès le pied du Grimselpass (2165m – 26,7km – 1536m D+) c’est le début des choses sérieuses. Il fait frais mais sec, temps idéal pour rouler fort.
Je ne me sens pas terrible, un peu mal à l’aise sur le vélo. Les jambes tournent bien mais je dois sans arrêt changer de position, et je suis souvent sur le 34×26. Moral moyen… Le cut à Airolo me fait peur, il faut que je monte les 2 premiers cols (2700m de dénivelé) à 225W sans connaître de problème mécanique pour y arriver dans les temps…
L’avantage des sas Swiss Made c’est qu’on se retrouve d’entrée avec des coureurs de son niveau. On peut donc prendre un rythme et suivre un groupe sans risquer de perdre du temps ou de se mettre dans le rouge.
J’arrive au sommet après 1h53 de course. 7′ d’avance sur l’horaire, c’est toujours ça de pris. Le moral remonte. 241W NP, 74rpm.
Premier ravito, organisation au top. Bénévoles en nombre, pas de cohue. Il y a même des arrosoirs de boisson énergétique pour remplir les bidons des plus pressés… Je remplis mes bidons de Maxim Energy Drink, puis je prends méthodiquement 1 gel High Energy, 1 Energy Bar et 1 demi banane. Suite à ma dernière grosse sortie j’essaye de soigner l’alimentation glucidique. Pas question de sêcher un ravito, et au moins 1 barre énergétique au cours de chaque montée.

La descente jusqu’à Gletsch m’avait été fatale en 2008. Cette fois il fait 12° à 2000m, aucun problème. Je savoure les lacets jusqu’à l’Hôtel Glacier du Rhône, où cette fois je tourne à droite en direction d’Ulrichen. Pas de Silver Tour cette année!

On arrive direct dans le Nufenenpass (2476m  – 14km – 1135m D+). Je commence à me sentir mieux, tout content d’être parti pour au moins le Gold Tour.

Profil Nufenenpass

C’est le col le plus raide de l’Alpen Brevet. J’alterne entre le 34×26 et le 34×29, qui fait merveille dans les 7 derniers kms… Après 2000m c’est le début de la fin. Les jambes vont bien, mais on s’enfonce de plus en plus dans le brouillard et la température baisse… Remake de 2008!
Je passe au sommet en 3h48, 12′ d’avance. 237W NP, 68rpm. Au ravito la soupe chaude est appréciée par tout le monde. Je mange à nouveau méthodiquement avant de me lancer dans la descente. Je suis mieux couvert que l’année dernière, mais il pleut de plus en plus et il n’y a quasiment pas de visibilité. A chaque virage il y a un coureur à terre. Rien de grave, mais je n’ai jamais vu autant de roues carbones fracassées… Au bout de quelques kms je suis trempé…

Dans la vallée les maisons changent un peu: de Suisse Alémanique on est passés dans le Tessin. Ici on ne parle plus le Suisse allemand, mais le Suisse italien. Qu’importe, ça reste de l’Etranger, et puis il pleut toujours…

Nouveau ravitaillement à la gare d’Airolo. Je suis largement dans les temps pour le cut, mais je suis trempé et j’ai le moral dans les chaussettes. Soit c’est le Platin Tour, et il reste environ 8h de vélo et 3 cols, soit c’est le Gold et seulement 4h et 2 cols. Les gars autour de moi sont super affutés, de vrais coursiers. A la bifurcation ils tournent à droite et moi à gauche, ce sera le Gold Tour… La pluie je n’ai jamais trop aimé, et je ne me sens pas la force de refaire 8h de route en haute montagne!

J’attaque donc la montée du Passo del San Gottardo (2108m – 13km – 944m D+) un peu déçu mais sans regret. On emprunte l’ancienne route, il n’y donc quasiment pas de voitures. Après quelques centaines de mètres, il y a un passage pavé. Je trouve ça plutôt marrant, surtout que je me sens vraiment de mieux en mieux. Un peu après, ça recommence.

Passo del San Gottardo
Source: http://www.flickr.com/photos/9311562@N08/1185419302

Et fait le col est presque intégralement pavé. Je ne savais même pas que ça existait. Pensée horrifiante: et si la descente était pavée aussi? Je double pas mal de monde, on dirait le Tour des Flandres: quasi impossible de se mettre en danseuse sans patiner. Vive le 29! Tel Paris-Roubaix, on chasse le caniveau pour de courts moments de répit…
Je suis dans le même état d’esprit que pendant le RPE dans la Corniche Sublime lors de ma rencontre en pleine nuit avec les Rico. L’ascension du Gotthardpass est une expérience quasi mystique.
Je passe au sommet 236W NP, 71 rpm. Déjà 53km d’ascension et aucune baisse de régime. Nouveau ravito, je tends mon bidon au bénévole qui me pose une question incompréhensible en Etranger à laquelle je réponds par un Ya Ya signifiant en fait Ouais c’est ça remplis! Sauf que c’est de la soupe qui finit dans mon bidon sous les yeux du type très honoré qu’un français lui réclame 1L de sa préparation maison… Pas moyen de la jeter et de remplir mon bidon avec autre chose, l’honneur de la France est en jeu!

Je repars pour la descente, cette fois on emprunte la grande route, qui est une sorte d’autoroute de montagne. Bitume ultra lisse, grandes courbes quasiment sans freiner. Les voitures ne roulent pas assez vite. Normal vu que mon compteur indique 85km/h…

Le Gold et le Silver Tour se rejoignent à Andermatt pour la fin de la descente. Les derniers du petit parcours sont vraiment collés à la route.

Le passage à Wassen marque le début de l’ascension du Sustenpass (2224m – 17km – 1304m D+), dernière montée de la journée.

Sustenpass
Source: http://www.bayerntourer.de/touren/schweiz/bern-wallis/motorradtour-schweiz-bern-wallis.htm

Cette fois la fatigue est là. Je ne me souviens plus trop à quelle altitude est le col, et je commence à regarder l’altimètre toutes les 3 minutes. Mauvais signe. En plus 2 gars me doublent facilement au pied, en discutant… Dur! Les 10km en ligne droite sont particulièrement pénibles, j’ai l’impression de faire du surplace… La soupe m’écœure.
A partir de 2000m c’est à nouveau le brouillard et la pluie. Pour passer le sommet du col il faut traverser un tunnel de 300m de long en faux-plat descendant. Le brouillard est épais à l’intérieur, on n’y voit rien. Seul le halo de lumière de la sortie permet de se repérer, c’est chaud.
231W NP, 70rpm. La dernière ascension a été dure mais je ne me suis pas effondré!

Dernier ravitaillement, puis c’est la descente vers Innertkirchen. 27km pour retomber de 2224m à 625m, dans le brouillard et sous une pluie battante. Par moment je claque des dents et je suis obligé de ralentir car j’ai les bras qui tremblent… Les freins ont un temps de latence de 2s environ, il faut d’abord que les patins déjà bien entamés arrivent à évacuer l’eau des jantes… C’est bizarre au début puis on s’habitue. A 1200m je sors du brouillard, et je roule avec 2 types. L’anglais a 1 SRM, c’est le 4ème que je vois de la journée, un record, surtout si on compte aussi les 3 PowerTap.

On arrive dans la dernière côte, chacun monte à son rythme, puis c’est l’arrivée à Meiringen, sous les applaudissements des courageux qui bravent la pluie. Look serpillière garanti pour tous les coureurs…
8h03 temps compteur, 8h22 temps organisation.

Au classement (non officiel) je termine 40è/559 sur le Gold Tour. Super parcours, super forme. Encore une fois dommage pour la météo…
Cette fois j’ai tenu les 71km d’ascension à environ 240W NP, ce qui renforce mes regrets pour La Marmotte! Je mets ce progrès sur le compte de la grosse sortie effectuée 9j avant, et sur une meilleure alimentation en cours de parcours: pas de panne d’essence sur la fin.
Aucun regret concernant le Platin Tour. D’ailleurs même Hughes Rico n’a réussi à le boucler qu’à sa 3ème tentative
2008: Silver Tour, 2009: Gold Tour, 2010: ??

Meiringen J-1

Drapeau Suisse - Swiss flag

Arrivé en Suisse de bonne heure ce matin, j’enfourche mon vélo pour une petite sortie tranquillou. Grand ciel bleu sur Meiringen, je n’ose pas trop y croire…
Je pars en direction d’Innertkirchen et du Grimselpass, au menu 1h30 en « cruising » sous le soleil. Il y a du monde en terrasse…

Auberge Meiringen

Pas mal de circulation sur la route du col, les Suisses ont sorti les belles voitures: Audi S4, Subaru Impreza, Mitsubishi Lancer, Mercedes AMG, etc. Pas trop tape à l’oeil en général, mais super efficace.
Je roule 1h environ en direction du Grimselpass, en profitant du paysage, avant de redescendre. Les montagnes sont bien moins impressionnantes que l’année dernière…

Je fais un peu de tourisme l’après-midi, je veux absolument profiter du beau temps pour aller voir de plus près le Glacier du Rhône. L’expérience magique du Franz Josef Glacier sans doute…

Barrage et centrale hydro-électrique Grimselpass

La montée vers le Grimselpass est superbe par temps dégagé. Les Suisses maitrisent vraiment la montagne, tout est hors norme: la route, les barrages et centrales hydro-électriques, les téléphériques…
J’ai hâte d’arriver en haut pour voir la descente jusqu’à Gletsch, qui a été si terrible en 2008 dans le froid glacial et le brouillard. Au sommet, pas de déception, la vue est somptueuse.

Descente du Grimselpass jusqu’à Gletsch

A part en photo je n’avais jamais vu un tel enchaînement de lacets… On distingue déjà le Glacier du Rhône en direction du Furkapass.

Furkapass vu du Grimselpass

La descente jusqu’à Gletsch est sinueuse et rapide, la route est en super état. L’Hôtel Glacier du Rhône fait l’angle au carrefour entre le Furkapass et Ulrichen. Encore un super batiment style Belle Epoque, j’imagine les riches vacanciers qui devaient y séjourner au début du XXème siècle.

Hôtel Glacier du Rhône

Montée vers le Furkapass et l’Hôtel Belvédère, le Glacier est proche.

Hôtel Bellevue - Glacier du Rhône

La vue doit être incroyable depuis les chambres côté vallée. Pour une lune de miel ça doit être sympa, et puis ça peut permettre de voir si la mariée partage vraiment les mêmes trips…
Il y a quelques vrais montagnards avec crampons qui redescendent du Glacier encordés.

Hôtel Bellevue - Glacier du Rhône

Au pied du Glacier on peut visiter une grotte, creusée de la main de l’homme. Sympa mais un peu trop touristique: tongs largement suffisantes.

Glacier du Rhône - Suisse

La grotte de glace est long tunnel d’une cinquantaine de mètres éclairé par des néons incrustés dans les parois.

Grotte de glace

C’est le moment de rentrer pour aller faire une descente chez Coop : Ramseïer, Sugus, Cailler en quantités largement déraisonnables. Miam!
Je tombe par hasard sur une portion individuelle de fondue prête à réchauffer. Ce soir ce sera pâtes et orgie de fromage. Pas trop diététique, mais bon…
Premières gouttes de pluie!

Alpen Brevet

Prochain objectif : l’Alpen Brevet, Samedi 08 Août 2009 à Meiringen (Suisse).

Alpen Brevet 2009

Départ de la maison vraisemblablement jeudi en début d’après-midi. Pause pour la nuit dans le Jura et arrivée à Meiringen vendredi en milieu de matinée. Cette année je vais tenter l’AlpenCamping au lieu du Camping Balmweid dont les emplacements tente ne m’ont pas trop convaincu l’année dernière (pas d’herbe et beaucoup de cailloux).
En fin de matinée ce sera le traditionnel galop d’essai, pour « voir si le vélo a bien supporté le voyage » comme dirait Alban. 1h30 tranquille vers Innertkirchen et le début du Grimselpass.

Ensuite ce sera le début des choses sérieuses: descente à la Coop pour acheter au moins 6 packs de Ramseier et quelques kilos de Cailler et de SugusHop Suisse! Tout ça pour après la course bien sûr ;-)

Cette année le départ a lieu dans le centre de la ville et non pas en périphérie. Tant mieux, ce sera plus sympa que l’espèce de cour de DDE. Pour le moment il n’y a que 9 français parmi les 1134 engagés, dont 2 sur les 295 du Platin Tour… Et l’autre n’est rien moins que Hughes Rico en personne. Cette fois apparemment Laure ne sera pas sur le vélo. 2 mois et demi après le RPE ce sera sympa de les croiser à nouveau!

Alpen Brevet Platin Tour

Le parcours est identique à celui de 2008: dantesque! 5 cols dont 4 à plus de 2000m, et l’autre à 1965m…

La petite côte dès la sortie de Meiringen (594m) est idéale pour bien se mettre en jambes, et la route est barrée jusqu’à Innertkirchen (km 6,5), super.

Ensuite c’est l’ascension du Grimselpass (2165m) – 26,7km – 1536m D+. La montée n’est pas trop dure, avec des passages à 3% ou 1% pour récupérer. C’est là que mes problèmes avaient commencé en 2008, avec une température au sommet ne dépassant pas 4°C.
Temps de passage prévu: 2h00 (225W)

La descente sur Gletsch est vertigineuse avec ses 14 virages en épingle à cheveux en moins de 6km. Paysages somptueux, avec vue sur le Glacier et l’Hôtel du Rhône.

A Gletsch on peut soit bifurquer vers le Silver Tour et le Furkapass, ce que j’ai fait en 2008, soit continuer vers le Gold et le Platin Tour par le Nufenenpass (2476m)  – 14km – 1135m D+.
Temps de passage prévu à Ulrichen (pied du col): 2h25 (descente à 43km/h)
Temps de passage prévu au sommet: 3h40 (225W)
Le Nufenenpass constitue le gros morceau de l’Alpen Brevet avec ses 9 derniers kilomètres à 9,5% de moyenne…

Nouvelle descente jusqu’à Airolo, bifurcation entre le Gold et le Platin Tour. Le cut est à 4h30: au-delà c’est Gold Tour obligatoire.
Temps de passage prévu à Airolo: 4h15 (descente à 43km/h). Il ne faudra pas trop traîner pour être sûr de passer..

Ensuite ce sera le passage probablement le plus pénible, avec d’abord un long faux-plat descendant de 37km jusqu’à Biasca, aux confins du Tessin, puis le Lukmanierpass (1965m) – 40km (!) – 1606m D+, qui lui même commence par un faux-plat montant de 12km jusqu’à Acquarossa… Les 28km suivants varient entre 0 et 7%, je pense donc que c’est dans ce col que je vais essayer de ne pas dépasser les 200W pour préserver mes réserves glucidiques.
Plus de temps de passage prévu, une fois le cut d’Airolo franchi mon seul objectif sera de terminer!

Nouvelle descente jusqu’à Disentis pour le retour en Suisse Alémanique.

Puis ce sera l’Oberalppass (2045m) – 20,5km – 903m D+. Pourcentages entre 2 et 9% avec 4km de plat en milieu d’ascension. Les jambes vont commencer à être dures…

Descente jusqu’à Wassen (20,5km) via Andermatt, jonction avec le Silver et le Gold Tour. Vallée pénible avec l’autoroute, le train, le vent, les voitures…

Ascension finale du Sustenpass (2224m) – 17km – 1304m D+. Un gros morceau, avec des pourcentages entre 6 et 8% tout du long et un grand passage en ligne droite particulièrement mauvais pour le moral…

Enfin ce sera le retour sur Meiringen, sans oublier la côte d’Innertkirchen, après 7000m de dénivelé. Ouf!

Question météo, un français m’avait dit que les organisateurs feraient mieux d’appeler la course Rain Brevet… Apparemment cette année ne devrait pas être mieux que les autres selon Météo Suisse. Au moins je ne serai pas surpris comme en 2008…

Point de vue matériel, j’ai monté une cassette 13×29 en prévision du Nufenenpass et du Sustenpass. J’ai vu une nouvelle fois à la Marmotte que le 34×26 c’est un peu juste dans les pourcentages en fin de course.
Cette année je ne rigolerai pas avec l’habillement, je pars avec un coupe-vent, des gants longs et des genouillères. Pas question d’avoir froid et de bâcher! Tant pis si ça fait du poids à traîner et si ça encombre les poches…

Sinon j’ai essayé de tirer quelques enseignements de la Marmotte (voir ici), en faisant une grosse sortie (9h) 9j avant la course puis en privilégiant la récupération et en prévoyant de monter un col tranquille pour m’économiser.

Les ravitos sont nettement mieux organisés qu’avec Sport Com, la brochure d’inscription détaille ce qui sera disponible à chacun d’entre eux. Pas de Coca-Cola avant Airolo, mais chocolat suisse partout! Et soupe chaude en haut de chaque col…
Vu que mes poches seront déjà bourrées par les vêtements, je vais pas mal taper dans les produits Maxim disponibles.

J-4 avant la dernière épopée montagnarde de l’année…

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