Archive pour septembre 2009
C’est quand Noël?
Ce matin sur Cyclingnews je suis tombé sur une présentation de la gamme BMC 2010 à l’Eurobike, salon du cycle ayant eu lieu début septembre en Allemagne.
BMC exposait pour la première fois son nouveau cadre SLR01, mais c’est surtout la roue arrière qui a attiré mon attention sur la photo: un pneu Continental Grand Prix monté sur une jante DT Swiss en carbone!
Le modèle est présenté sur le site de DT Swiss, sans préciser la date de commercialisation. Il semble que les RRC soient utilisées depuis le mois de juin par quelques privilégiés…

Avec les RRC, un grand constructeur se lance enfin dans les jantes carbone à pneus, disponibles en plusieurs hauteurs (32, 46 ou 66mm) avec des poids (1350g la paire en 46mm) compatibles avec la fiabilité-longévité recherchée par le cycliste moyen. L’investissement pour une telle paire de roue est en effet non négligeable… Les rayons et les moyeux en alu sont donc les bienvenus! Cf. Mavic R-Sys…
Mes vieilles Cosmic Carbone SL prennent un sacré coup de vieux, avec leurs jantes alus plaqué carbone et leurs 1750g… Il se pourrait bien qu’elles passent Noël sur eBay…
30W/2min: hypoglycémie
Après une longue hésitation, je me suis finalement décidé à passer au protocole 30W/2min pour mes tests de PMA.
Ce type de paliers donne-t-il des résultats plus fiables que le 25W/min de Ric Stern? P’têt ben que oui, p’têt ben que non… Personne ne détient la vérité absolue dans ce domaine: le premier test à l’effort que j’ai fait en clinique était un 25W/min, le deuxième un 30W/2min…
Ce qui est sûr en tout cas c’est que le 30W/2min donne des valeurs de PMA plus faibles. A mon avis le gros biais dans le 25W/min est que la tentation du sprint final est trop forte, et que celui-ci est plus efficace qu’avec les paliers de 2min. Ceci engendrant des puissances moyennes sur la dernière minute plus élevées, donc une PMA théorique surestimée. Les séances de Gimenez effectuées cette année vont dans ce sens: même si j’ai atteint les 420W avec la méthode de Ric Stern, j’ai eu du mal à dépasser les 400W…
Ma forme déclinant sérieusement en cette fin de saison, il n’y avait pas d’inconvénient à changer de méthode. Même avec les 25W/min je n’aurais pas atteint les 420W, et vu qu’il ne reste plus que 2 courses, pas la peine de pouvoir comparer avec les valeurs d’avant l’été. Passer au 30W/2min maintenant me donnera une bonne base de travail pour la saison 2010…
Après avoir ingurgité une banane en rentrant du travail, me voilà installé sur le home-trainer, musique et ventilateur à fond… Échauffement progressif de 100 à 300W en 20min, concentration au max et retour au calme 3min avant le début du test.
Mon premier palier est à 200W, d’après mes calculs la durée d’effort devrait être de 14 à 16 minutes (les puristes conseillant pas moins de 10 et pas plus de 20 pour obtenir un résultat fiable).
Dès la fin du warm-up je sens le début d’une hypoglycémie. Pas question de reculer maintenant, et trop tard pour s’alimenter. La sensation est si infime au début que seule l’expérience me permet d’être en alerte…
Problème ce genre d’effort engloutit des quantités astronomiques de glucose en peu de temps, je me sens très vite de plus en plus mal, dès 300W je sais que ça ne va pas le faire…
A 380W c’est déjà fini, 179bpm seulement…
Sans fringale le palier à 410W était sans doute envisageable, peut-être pendant 1minute, ce qui aurait donné une PMA à 405-410W. Résultat pas si différent de mon ancienne méthode!
Temps estival
Temps estival aujourd’hui. Direction le bord de mer pour une escapade musclée, 2x[20'(300W)+15'(200W)].

Plus que 2 cyclosportives avant la fin de saison, La Viking 76 Dimanche 04 Octobre et La Alexandre Pichot Dimanche 18 Octobre…
Course 2009-10 – La Jean-Cyril Robin (44-Cyclo)
Samedi 05 Septembre 2009
152km – 1150m de dénivelé
250 partants

Après 4 mois consacrés aux cyclosportives de montagne (RPE, Time Megève Mont-Blanc, Marmotte, Alpen Brevet), retour à la plaine avec la Jean-Cyril Robin.
Départ à 5h00 de la maison, direction Crossac en Loire Atlantique pour la première épreuve de la fin de saison. Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt!
J’arrive sur place vers 7h30, ayant prévu une bonne demi-heure pour m’engager. Les bénéfices sont reversés à une association contre la Maladie de Crohn: 23€ l’engagement pour une bonne cause, ça change de Sport Com’.
Les bénévoles sont sympathiques, l’organisation est bien rodée. Surprise pour une épreuve « modeste »: le chronométrage se fait par puce électronique.
D’après Gpsies et Google Maps le parcours ne comporte pas de difficulté particulière, avec un dénivelé plutôt faible pour la distance. Il fait plutôt frisquet (6°C), ça sent l’automne… Mon voisin de parking a un cadre BMC, j’engage la conversation, il est assez fier d’avoir une machine peu répandue en France.
Je prends place sur la ligne quelques minutes avant le départ. Derrière moi il y a une petite bande de coureurs Elite venus pour une sortie d’entrainement. Ambiance décontractée… Devant il y a Benoit Vaugrenard (Française des Jeux), David Le Lay et Lilian Jégou (Bretagne Schueller)!

Le départ est donné à 9h00 pile. 500m après la ligne il y a déjà une grosse cassure dans le peloton, à cause d’une quinzaine de cyclos du même club qui ont décidé de partir en facteur… Heureusement que les Elites sont derrière moi, je prends leurs roues pour remonter, ça commence mal, j’ai déjà mal aux jambes. Le froid et le réveil très matinal ne me réussissent pas trop, comme d’habitude.
Les kms suivants sont assez tendus, il y a au moins 4-5 chutes dans la première demi-heure. Je glisse inexorablement vers la fin de peloton: pas question de rester au milieu, et impossible de remonter sur des routes étroites et sinueuses.
Après 45′ un petit mur finit par faire la sélection. Ne connaissant pas le parcours, j’aborde le virage en épingle à cheveux du pied en queue, à l’arrêt, avant d’effectuer une grimpée plein gaz (1’30@430W) qui me permet de remonter quasiment jusqu’en tête.
Quasiment, c’est bien ça le problème. Il reste un groupe d’une trentaine devant, et il n’a pas l’air décidé à attendre… Le gyrophare de la voiture ouvreuse est si près et si loin à la fois… Après 4 mois de diesel je suis proche de l’explosion. Les cols et les courses de plaine n’ont vraiment rien à voir, il va falloir adapter mon programme pour la Viking: plus d’intervalles courts et d’explosivité, moins de travail à I3.
C’est le début d’une poursuite full gas avec quelques costauds piégés comme moi. On se relaie sans arrière pensée dans le seul but de revoir la tête. Mes jambes me brûlent, sensation que je n’ai pas éprouvée depuis une éternité… Après 25′ on finit par rejoindre l’avant. L’effort a été intense: 335W NP! A peine relevé pour souffler un peu à l’arrière du petit groupe, une trentaine de coureurs me doublent. En fait à 6-7 on a ramené tout le monde. Il y en a même qui poussent le vice jusqu’à nous remercier…
Je suis dans le dur, mais je suis devant. Le peloton ne compte plus que 70 éléments environ, contre 250 au départ. La grande lessive est faite, ça va moins frotter, je vais pouvoir courir bien placé et la sélection va se faire naturellement. Sauf que quelques kilomètres plus loin ma chaîne déraille en repassant sur le petit plateau… Arrêt obligatoire, adieu la tête…
Après 20 minutes en solitaire un peloton d’une quarantaine finit par me rattraper, mais le trou est fait. Il me faut encore une bonne heure pour récupérer des efforts du début de course, puis à partir du 90ème km ça va mieux. Le parcours n’est pas très sélectif, aucune vraie côte à se mettre sous la dent.
Mon groupe arrive pour la 68ème place, pas terrible. Je suis content quand même car j’ai bien bataillé pendant 1h30 à l’avant. Vu le temps qu’il m’a fallu pour me refaire après mon arrêt forcé, je pense que j’aurais souffert dans le premier peloton, qui est arrivé depuis près de 20 minutes…
Après le plateau repas j’apprends qu’il y a eu un bug de chronométrage, je ne serai pas classé. Certains concurrents lâchés sont classés dans les 20ers… J’imagine déjà la réaction des éternels insatisfaits!
En tout cas sympathique cyclo avec une sécurité au top aussi bien niveau motos que signaleurs, et des bénévoles accueillants. Dommage cependant qu’il n’y ait pas une ou deux vraies côtes sur le parcours.

