Archive pour la catégorie 'Cyclosportives'

Licence 2008, engagements et entrainement

Dimanche 27 janvier 2008

J’ai (enfin) eu ma licence FFC 2008… C’est pas trop tôt !

Du coup engagement aujourd’hui pour :
- La Ronde du Petit Sablé,
- La Time Megève Mont Blanc : limitée à 2500 participants, mieux vaut s’y prendre à l’avance,
- La Marmotte : je connaitrai mon n° de dossard dans quelques jours, j’espère être dans la première vague de départ !

Sortie du jour : E120 d’après le plan de Frédéric Grappe. 30′ I1 - 60′I2 - 30′I1 à 100 RPM. Mine de rien ça oblige à avoir un rythme assez élevé. Pour maintenir la FC dans les faux plats descendants il faut mettre du braquet et pédaler. Je commence à me rendre compte de ce que sont les kilomètres “utiles” et l’entrainement qualitatif…

Calendrier des cyclosportives 2008

Dimanche 6 janvier 2008

Calendrier prévisionnel 2008 des cyclos jusqu’à la Marmotte :

1. Dimanche 24 Février : La Jacques Gouin (77). 1ere participation. C’est histoire de se remettre dans le bain à la sortie de l’hiver.

2. Samedi 05 Avril : La Ronde du Petit Sablé (72). 3eme participation : j’espère être aussi bien qu’en 2006. Dur dur s’il y a du vent.

3. Samedi 19 Avril : La Districycle - Mont Saint Michel (35). 2eme participation. Parcours bien équilibré.

4. Dimanche 04 Mai : La Blé d’Or (45). 3eme participation : idéal pour faire du rythme et emmener de gros braquets, sinon aucun intérêt

5. Dimanche 11 Mai : La Cyclauto (78). 1ere participation. En tant qu’ancien de la Vallée de Chevreuse, le parcours semble prometteur.

6. Dimanche 08 Juin : La Time Megève Mont Blanc (74). 2eme participation. Bonne préparation à la Marmotte, dommage que la plupart des coureurs se la joue petit et ne fasse pas le grand parcours.

7. Samedi 05 Juillet : La Marmotte (38). 3eme participation. Le Graal. Objectif moins de 8h30.

Je pense aussi faire le maximum de courses FFC en 3 entre les cyclos afin de prendre du rythme et de faire de l’intensité.
Un stage d’une semaine en montagne juste avant la Time ce serait le top aussi.

Fin de saison

Dimanche 7 octobre 2007

La Viking 76 était ma dernière course de la saison 2007…

Je continue à rouloter tranquillement jusqu’au 15/11 avant de couper 15 jours (vacances en Nouvelle Zélande héhéhé).
En plus faut que j’essaie ma nouvelle tenue d’hiver Assos :  vivement  la pluie, le vent et le froid !

Compte rendu - La Viking 76

Dimanche 7 octobre 2007

Dimanche 07 Octobre 2007 à Le Mesnil sous Jumièges (76)
Grand Parcours - 162km - 1245m de dénivelé - 550 partants

Viking 76 - Cyclosportive

Lever à 5h00 pour un départ en voiture prévu à 5h30 : dur après l’incroyable victoire de la France sur la Nouvelle Zélande à la Coupe du Monde de Rugby (3è mi-temps +++).

Brouillard super épais sur l’A13, je roule tranquille. Je suis scrupuleusement les instructions de mon GPS (IGN Evadeo, pas mal) qui me fait prendre une route qui plonge droit dans la Seine !
Sortie de la voiture dans la nuit et le brouillard (on voit à 10m), en fait il faut que je prenne le bac pour traverser, sinon détour de 40km pour trouver le premier pont.
Ambiance assez irréelle sur le bateau, je ne savais pas qu’en France au XXIè siècle il y avait encore un service public de bac pour traverser la Seine…

Le départ a lieu à la base de loisir, super flêchage, parking nickel, remise des dossards également, rien à redire. En plus le chronométrage se fait par puce électronique, que demander de plus ?

Sur la ligne c’est comme la semaine dernière, brouillard, froid, humidité.

Départ à 8h30 pétantes.

Comme d’habitude les premiers kilomètres se font à bloc. Le peloton explose en plusieurs groupes, mais avec le brouilard on n’y voit rien et bien que je sois remonté le plus vite possible quand je m’en rends compte (je suis parti dans les derniers) le mal est fait.

Je me retrouve dans un groupe d’une cinquantaine avec des coureurs du VC Rouen 76 qui ont l’air costauds. On se relaye avec eux et 3-4 autres gars et on part seuls dans la première côte, vers le km 18. Le compteur oscille par la suite entre 45 et 50 km/h, on remonte pas mal de monde.
Dans la côte du km 35 on laissse partir les rouennais qui sont une classe au dessus de nous mais on continue notre effort et finalement on rattrape un peloton d’une centaine au pied d’une bosse. Au sommet je décide de rester dans ce peloton qui semble avoir un bon rythme.
Je discute avec 2 coureurs que je trouve forts, ils me disent qu’ils sont triathlètes à l’entraînement pour un Ironman. Ils n’ont pas nagé avant la course mais après ils font un marathon… C’est l’hallu totale.

Les 100km suivants se font tranquillement, en queue de peloton pour éviter les chutes. Il y a plein de “cyclistes du dimanche” qui s’incrustent quand on les double et qui font quelques kms à bloc en balayant la route de droite à gauche et en donnant des coups de frein n’importe quand. Le pire, quand il y a un trou dans la route ils ne préviennent pas et l’évitent au dernier moment en faisant un écart d’un mètre !

Passé 120km les dernières côtes font la sélection et on se retrouve à 30 pour l’arrivée.

Bilan : 4h33
Très beau parcours avec routes belles et en bonne état. La campagne du Pays de Caux est très sympa pour le vélo. Super organisation, je crois que c’est tout simplement la mieux que j’ai faite.

Compte rendu - La Stephen Roche

Dimanche 30 septembre 2007

Trophée Label d’Or FFC
Dimanche 30 Septembre 2007 à Cergy-Pontoise (95)

Grand parcours : 153km - 17 côtes - 1805m de dénivelé
Environ 1050 concurrents

Parking bien flêché dans un centre commercial à proximité.
Retrait des dossards le matin même, c’est un peu le bordel.
Pas de chronométrage électronique, dommage pour une épreuve de cette envergure.

Il y a un brouillard à couper au couteau, le départ est donné à l’heure. Au bout de 5km, surprise, on fait faire demi tour aux 1050 coureurs lancés à 45km/h avec une visibilité de 10m à peine… La voiture ouvreuse s’est trompée dans la brume !
Bilan un 2è passage sur la ligne après 6,5km pour rien, cela aurait pu être pire. Les raleurs professionnels ne se privent pas, mais le gros du peloton prend l’épisode à la rigolade.

Les premiers kms sont un peu pénibles avec tous les carrefours et les rond-points, mais c’est le prix à payer pour courir en région parisienne. Très bonne organisation, avec gendarmes et signaleurs à toutes les intersections.

La campagne et les premières bosses arrivent rapidement. Les descentes à fond dans le brouillard me font peur, surtout que le peloton est encore assez nombreux. En plus j’ai un bruit bizarre sur le vélo, on dirait qu’il y a une turbine dessus… Je finirais par trouver la cause 20km plus loin, quand je suis sur le grand plateau le bout de mon cable de dérailleur avant frotte sur le pneu arrière, provoquant le sifflement !

Le parcours casse patte provoque une sélection rapide, j’ai décidé de rouler tranquille pour ne pas finir cramé, vu que je ne me suis pas trop entraîné ces derniers temps. Au bout de 40km je me retrouve dans un groupe dont le niveau me convient bien.

Les premières grosses bosses montrent le bout de leur nez, avec des passages à 18%. Evidemment je n’avais pas regardé le parcours avant, donc je n’ai qu’un 42×23, dur dur.

La succession des forts pourcentages et des relances est une usante, vers le 110e km j’explose lamentablement et je fais les 10km suivants au ralenti.

Km 125 les jambes reviennent, je reprends un groupe qui me mènera jusqu’au pied de la dernière bosse où de nouveau je suis cuit.

Je finis dans un groupe de 4, content quand même d’avoir fait une grosse sortie.

Vainqueur : Erwann Lollierou, ça me rappelle le bon vieux temps des courses cadets - juniors. Mais pourquoi il n’est pas passé pro, lui ? Lamouller, Leblacher, Levecot, Casar, Fritsch l’ont bien fait, eux.

Il paraît que c’était la dernière Stephen Roche. Dommage car malgré le cafouillage du départ la sécurité était vraiment très bonne et le parcours assez sympa pour une course en région parisienne. Bravo à l’organisation.

Fin de saison prévue la semaine prochaine à la Viking 76.

Compte rendu – Gruyère Cycling Tour

Mardi 28 août 2007

Label UCI Golden Bike
Dimanche 26 Août 2007 à Bulle (Suisse)

Gruyère Cycling Tour

Grand parcours : 165km – 4 cols – 3340m de dénivelé
1500 partants au total sur les 3 parcours (85, 125 et 165km). Environ 350 concurrents sur le grand.
Objectif : 7h03

Gruyère Cycling Tour 2007

Retrait des dossards le samedi après midi à l’Espace Gruyère et visite du mini salon du cycle. Grosse organisation : podium, bénévoles, nombreux stands et forte affluence.
L’engagement est cher, mais on repart avec un cuissard et un maillot aux couleurs de l’épreuve, ça fera un souvenir.
Chronométrage par puce électronique fixée sur le blocage rapide de la roue avant, à laquelle s’ajoutent un dossard et une plaque de guidon.
Dimanche matin arrivée à Bulle à 7h30 pour un départ à 8h30. Parking au milieu des troncs d’arbre dans une scierie voisine.
Echauffement léger : il y a largement de quoi faire au cours de la journée, mais ne pas partir à froid quand même, car au départ il y a une quinzaine de kilomètres en faux-plat avec une ou deux bosses.
Départ donné à 8h34, groupé pour les 3 parcours. Organisation à la Suisse : route coupée jusqu’en haut du premier col, police omniprésente, signaleurs à chaque passage dangereux.
Comme prévu, le rythme est assez rapide, 40-45km/h sur le plat. La première côte après 6km est sévère et provoque la cassure du peloton en de multiples groupes, tant pis pour ceux qui ne sont pas remontés à temps sur la tête de course.

Jaunpass (1632m)
20,5km – 746m de dénivelé

Les 6 premiers kilomètres sont assez roulants (1,5% de moyenne), bien surveiller le Polar pour ne pas se mettre dans le rouge d’entrée en essayant de suivre les costauds qui montent avec du braquet…
Les 14,5km suivants sont plus durs avec 5% de moyenne mais sans doute des passages à 10%. La route est étroite, en fait c’est un col qui ne sert qu’à aller dans les alpages, le paysage est splendide au milieu des épicéas.
Passage au sommet en 1h30, 5’ d’avance sur le tableau de marche.
La descente sur Gstaad s’effectue tranquillement, la route est étroite et il y a des travaux.
Les suisses embrayent dur dans la vallée, je reste bien au chaud dans un groupe, ce qui va me faire gagner beaucoup de temps. Malheureusement le parcours emprunte le tunnel sous Gstaad, je ne verrai donc pas le chalet de Johnny Hallyday…

Col du Pillon (1548m)
19,4km – 509m de dénivelé

Il s’agit en fait plutôt d’un long faux-plat à 2,5% de moyenne. Difficile quand même car on monte assez vite, entre 25 et 30km/h donc est tenté de tenir les roues pour se protéger du vent, mais gare au surrégime. Les 8 derniers kilomètres sont plus pentus, chacun adopte alors son propre rythme.
Passage au sommet en 2h39, 30’ d’avance sur le planning.
A peine le temps de jeter un oeil à l’Oldenhorn (3123m) et descente rapide jusqu’au Diablerets (4km), où se trouve la bifurcation entre le 125 et le 165km. Comme à la Time Megève Mont Blanc, la plupart coupent, il ne reste plus grand monde sur le grand parcours. Dommage !

Col de la Croix (1771m)
8,2km – 591m de dénivelé

On attaque les choses sérieuses, avec du 7% de moyenne. Les jambes commencent à être dures. Paysage typique de montagne sauvage, la Suisse est superbe. Premiers concurrents à pied.
36×26 de rigueur pour en garder un peu pour le dernier col, le plus long.
Passage au sommet en 3h32, 18’ d’avance sur le tableau de marche.

Arrêt au ravitaillement.
Mes 2L d’Isostar m’ont duré 3h30, j’ai bu à peu près selon les recommandations de Frédéric Grappe, entre 500 et 800mL/h. L’Isostar eu bout d’un moment c’est écoeurant, je recharge avec de l’Ice Tea et de l’eau pure, et je prend dans ma poche une bouteille de Virgin cola pour la descente.
Pour cette cyclo j’ai voulu essayer les Power Bar afin d’avoir un apport énergétique en rapport avec la dépense de la journée. J’ai prévu 9 barres à environ 240 kcal, soit à peu près 2100 kcal. Problème, elle collent à l’emballage, donc pas facile à ouvrir en roulant, et sont très grosses, il faut plusieurs minutes pour les manger sans s’étouffer. Bilan plutôt négatif donc, je tape dans le ravito : gruyère, cake suisse, quartiers d’orange.
Dans la descente jusqu’à Aigle, j’ai l’immense bonheur de casser ma chaîne, pas de chance. C’est la première fois que ça m’arrive depuis que je fais du vélo. Bien sûr je n’ai pas de dérive-chaîne, et les autres cyclos non plus.
Séjournant à Villars sur Ollon, je remonte 3km à pied pour aller chercher le fameux outil, en plein soleil et en poussant le vélo, je suis mort en arrivant.
Je pense abandonner mais ma voiture est à Bulle, et la scierie rouvrant le lundi, je me vois mal la laisser sur place jusqu’au lendemain…
Je retire donc 2 maillons de la chaîne et je repars pour finir coûte que coûte. 1h43 de perdue dans cet épisode.

Col des Mosses (1463m)
17,7km – 977m de dénivelé

Le meilleur pour la fin… Montée interminable en plein cagnard, route très fréquentée. Je ne compte plus les voitures qui me doublent, on se croirait en ville. Vive les gaz d’échappement et les fumées noires des diésels. Jamais vu autant de Ferrari, de Porsche, de Mercedes et Audi de luxe. Normal on est sur la route de Genève à Gstaad.
Voiture balai rattrapée à mi montée, moral en hausse. La fin est plus dure, je suis cuit et je plafonne à 9km/h, en dernière position de la course !
Passage en haut du col en 5h38, 35’ d’avance sur le planning.
Descente assez pénible, plutôt un faux plat un peu dans le style de la descente du Col du Lautaret à Bourg d’Oisans. Seul face au vent, je n’avance pas.
Un petit groupe est arrêté au dernier ravitaillement, je ne les attends pas. Ils me rattraperont un peu plus tard, je prends les roues et roule d’un coup 10km/h plus vite.
Bon relais jusqu’à Bulle où en repassant sur le petit plateau je déraille et suis donc lâché. Cette mésaventure me fera passer la ligne en dernier avec un temps officiel de 8h35… pour un temps réel de 6h52.

La lanterne rouge étant un héros, on me fait monter sur le podium où je raconte mes mésaventures, les Suisses sont épatés par l’histoire du français qui casse sa chaîne, remonte à pied plusieurs kilomètres, répare seul et termine quand même au courage pour finir dernier. Du coup je gagne un panier garni (Fendant, kit à fondue, etc.) et le Directeur de Course me paye un coup à boire !

Bilan
Belle course, très bonne organisation. Sans le bris de chaîne, j’aurais terminé environ 100ème/350 partants sur le grand parcours.
Dommage que le nombre de coureurs sur le 165km soit aussi faible, même reproche qu’à la Time Megève Mont Blanc : d’après mon temps de passage aux Diablerets, s’il n’y avait eu qu’un parcours j’aurais terminé environ 200ème/1250 partants…

Gruyère Cycling Tour

Jeudi 2 août 2007

Prochaine cyclo le 26/08 : Le Gruyère Cycling Tour en Suisse (Label UCI Golden Bike).

Gruyère Cycling Tour

Parcours de 165 km avec 4 cols et environ 3200m de dénivelé. Braquets prévus : 36×26-50×13.

Départ de Bulle (750m) par le Mittelberg (1650m) en direction de Gstaad. Descente sur Gsteig (1000m) puis remontée au Col du Pillon (1550m). Passage au pied de l’Oldenhorn (3123m). Col de la Croix (1780m) et descente vers Villars sur Ollon où se trouveront mes supporters, puis Aigle (415m). Dernière montée vers le Col des Mosses (1440m) et retour à Bulle.

Normalement c’est du gâteau par rapport à La Marmotte mais il ne faut jamais être trop confiant…

Compte rendu de La Marmotte 2007

Lundi 9 juillet 2007

Le 07 Juillet deuxième participation à La Marmotte, avec un objectif de 8h30.

Début Juin, début de la préparation spécifique avec une participation à la Time Megève Mont Blanc sur le grand parcours. Braquets de montagne, 36×26 de rigueur. Tout est franchement plus facile que sur La Marmotte. Parti tranquillement, je boucle le circuit sans problème.
Grosse déception : 90% des participants bifurquent en cours de route sur les petits parcours, il n’y a que quelques courageux qui font le grand tour. La Time Megève Mont Blanc : une cyclo pour ceux qui n’osent pas ou ne peuvent pas faire La Marmotte ?

La Marmotte 2007 - Bourg d’Oisans - Rochetaillée - Alpe d’Huez

06 Juillet

Arrivée à Bourg d’Oisans après 900km de voiture. Et hop on enfourche le vélo pour un petit décrassage : aller retour jusqu’à Rochetaillée pour se dérouiller les jambes puis grimpée tranquille jusqu’à l’Alpe d’Huez. 1h15 sans forcer, en souriant aux photographes postés sur le parcours.
En haut c’est la fête à neuneu pour le retrait des dossards. J’en profite pour faire changer mes patins de freins qui sont presques morts, je ne voudrais pas que demain ils me lâchent dès le Glandon. Le mécano vérifie que tout le reste fonctionne bien, un vrai pro, sympa. Je me laisse aussi tenter sur les divers stands et j’achète un coupe vent qui se plie super bien dans la poche.
Descente tranquille, puis on fonce à l’hôtel pour se reposer le plus possible. Le soir, pasta party à l’Hôtel Campanile du coin où se trouvent pas mal de coureurs. Le personnel ne comprend pas pourquoi ce soir tout le monde veut absolument des pâtes…

07 Juillet

Lever à 4h45, la nuit a été courte. Le vélo est prêt, la fameuse plaque accrochée au guidon. Les roues sont déjà démontées et dans les sacs à roues. Petit déjeuner habituel pour ne pas risquer de se surcharger l’estomac : Café, Jus d’orange, Princes.
Départ à 5h30, il y a déjà pas mal d’agitation à l’hôtel.
Arrivée à Bourg d’Oisans à 6h00, il fallait passer avant que la route ne soit coupée pour le départ.
Avec un dossard >2000, je dois partir dans la deuxième vague, à 7h30. De toute manière ça ne change rien l’an passé avec un dossard >5000 j’avais franchi la ligne de départ à 7h35, soit 35 minutes après les premiers !

A 7h00 je sors le vélo de la voiture. Je n’ai pas prévu de m’échauffer sérieusement, de toute façon il y a le temps jusqu’au pied du Glandon. A 7h05 je m’aperçois que la veille j’ai percé de l’arrière et mon pneu s’est dégonflé pendant la nuit. Vraiment pas de chance, je n’avais pas crevé depuis 4000 km. Pas de stress, je sors ma chambre à air de rechange qui s’avère elle aussi percée ! Montée d’adrénaline…
J’ai aperçu en arrivant un camion Mavic, heureusement ils me dépannent avec bonne humeur, je leur prends 2 chambres à air. A 7h25 je suis enfin opérationnel, vite le départ !

7h35, je franchis la ligne. Départ tranquille à 35-40 km/h jusqu’au pied du Glandon, ciel bleu, pas un nuage. Sur la route il y a déjà des vélos à perte de vue.

Col du Glandon - Cyclosportive La Marmotte

Col du Glandon
20km - 1114m de dénivelé

Montée tranquille jusqu’au Rivier d’Allemont, 36×23, 160 max au Polar, je me suis juré de ne pas renouveler mon erreur de l’année dernière et de partir tranquille. Je remonte déjà pas mal de monde, c’est bon pour le moral. Je me laisse griser par un Suisse que j’ai rattrapé et qui me dit penser faire environ 8h00.
Au Rivier d’Allemont, petit stress, vu l’altitude et les km restants jusqu’au sommet, je calcule que je vais être en retard sur mon tableau de marche. Je décide d’accélérer un peu et je double des centaines de concurrents. Le reste de la montée est plus facile, en fait je ne suis pas en retard et je passe le sommet en 1H57.
Je slalome entre les cyclos arrêtés et j’attaque directement la descente sans mettre de coupe vent. Au bout de 4-5 km, alors que je roule à 70 km/h le long d’un précipice, crevaison de l’arrière… heureusement je suis dans une ligne droite et j’arrive à m’arrêter sans chuter. La jante est brulante, je ne peux la toucher avant quelques interminables minutes. Changement de chambre à air, gonflage avec la mini-pompe (quelles m….. ces trucs là), et je repars forcément un peu sous gonflé. Perte de temps 10 minutes à peine, mais au moins 500 places au classement et ensuite grosse peur dans le reste de la descente, avec tous les oufs qui dévalent la pente n’importe comment comme s’ils étaient au Tour de France, et la crainte de déjanter.

Vallée de la Maurienne
Je me conforme à ma tactique et je me glisse dans un peloton de gros boeufs flamands afin de ne pas prendre un poil de vent avant la fin de la vallée. L’année passée je me suis épuisé tout seul à jouer à “saute peloton”, tout ça pour quelques misérables minutes sans doute perdues dans la montée suivante. Sucer les roues, parfois il n’y a que ça à faire, surtout quand il y a un fort vent de face…
45 minutes pour les 25 kilomètres en faux plat, pile le tableau de marche. Jusqu’ici tout va bien.

Col du Télégraphe - Valloire

Col du Télégraphe
11,5km - 858m de dénivelé

Saint Michel de Maurienne, virage à droite, hop début de la montée. Les jambes répondent bien, les 3 premiers km sont raides (9 à 10%), certains sont déjà à pied et je vois de plus en plus de dossards <2000, c’est bon signe. Je carbure toujours aux pates d’amandes et il me reste 500mL sur mes 2L d’Isostar du départ.
Montée prudente jusqu’au sommet, alternance de 36×23 et 36×26. Je discute en cours de route avec un australien de Sydney a fait le déplacement exprès pour La Marmotte !
Il y a toujours des gros blaireaux qui jettent leurs déchets par terre… et des supers gros blaireaux qui se font doubler tous les 2 km par leur voiture suiveuse.
Passage au sommet du col en 4h12. Je me charge en eau pour être plus lourd pour la descente. Je vois au ravito que certains concurrents ont des petits sachets de poudre isotonique, faudra que je trouve la marque pour l’an prochain. En attendant je bois un verre de Coca et je me fais un bidon de menthe et un bidon d’eau. Je sors aussi un mini saucisson de ma poche, ça fait du bien.
Pas le temps de souffler, la descente jusqu’à Valloire ne fait que 4km.

Col du Galibier
17km - 1245m de dénivelé

Le camion Mavic se trouve à la sortie de Valloire, après 1km de montée à 7%, je joue la sécurité et je m’arrête car je n’ai plus de chambre à air de rechange. Les types ne me reconnaissent pas encore.
Je repars mais j’ai les jambes dures, s’arrêter dans la montée c’était pas terrible. 36×26 de rigueur, ça promet pour la suite. Les paysages sont superbes, surtout passé Plan Lachat (1961m), mais c’est de plus en plus dur. La route est souvent toute droite, on a l’impression de faire du surplace, et surtout en levant la tête on commence à voir le sommet, mais c’est tellement haut… Je regarde les plaques de cadre, j’ai doublé des coureurs protégés avec des n° <500, mais il y a aussi des >4000 qui me doublent.
Arrivée au sommet en 6h02. Je m’impose un vrai arrêt : “Toutes les 2h la pause s’impose” ça ne vous dit rien ? Au menu du ravito des chasseurs alpins: sandwich au camenbert, saucisson, abricots secs et Coca. Je m’assieds sur un rocher, il fait chaud, le ciel est bleu et la vue superbe… Plus dur est le départ !

Col du Galibier - Cyclosportive La Marmotte 2007

Descente du Galibier
Une vraie m…. c’est la partie que j’appréhende le plus.
Jusqu’au Lautaret, 8km de descente de col normale, coupe vent de rigueur.
Ensuite, 39km de faux plat descendant avec des bosses, des tunnels, du vent de face, de la circulation, la galère. L’an passé j’étais à l’agonie, un vrai calvaire cette pseudo-descente.
Cette année j’ai mieux géré mon effort, je me sens encore bien. Je suis dans un groupe qui roule pas mal, mon 50×13 est juste suffisant. Contrairement à mes souvenirs, les tunnels sont éclairés, pas de problème. Même la côte du barrage du Chambon passe bien.
Jusqu’ici tout va bien. A 6 km de Bourg d’Oisans je perce à nouveau de l’arrière, cette fois ci à 45km/h, au milieu d’une espèce de lande déserte en plein soleil par 35°C avec un vent brulant. 3 crevaisons en 24h je suis donc maudit ! Heureusement que Mavic était à Valloire… Grosse galère pour réparer, je suis fatigué, je n’arrive pas à remettre le pneu, je frôle le coup de chaleur. Des centaines de concurrents me passent dans le dos, ça m’énerve. Après 20 minutes de vains efforts, je suis prêt à jeter mon cher vélo dans le fossé et à jeter l’éponge…
Finalement tout rentre dans l’ordre, mais je suis proche de l’abandon.

Montée de l’Alpe d’Huez
14km - 1061m de dénivelé

Bourg d’Oisans, une fois encore le camion Mavic est là. Cette fois-ci les mécanos me reconnaissent et me remontent le moral. Je continue.
L’an passé j’ai fini à pied, 2h00 pour me hisser au sommet. J’entame la montée après 7h21. La première rampe est terriblement longue et pentue. Il y a autant de concurrents à pied que sur le vélo. 36×26, c’est parti pour les 21 virages. Les familles des Belges et des Hollandais font une répétition pour le passage du Tour : les encouragements sont énormes, on nous tend des bouteilles d’eau, l’ambiance est incroyable. Du coup ça donne des ailes, enfin tout est relatif à 11km/h.
Passé La Garde, le plus dur est fait. Les virages défilent, certains coureurs sont allongés par terre mais disent ne pas avoir besoin d’aide, je continue.

Montée de l’Alpe d’Huez - Cyclosportive La Marmotte 2007

Arrivée
Je passe la ligne en 8h48, 15 minutes de moins que l’année dernière malgré 2 crevaisons. 173,6km - 4950m de dénivelé. Je finis beaucoup moins épuisé, j’ai mieux géré mon effort.
Objectif 2008 : moins de 8h30 !