Archive pour la catégorie 'Cyclisme'

7h

Dimanche 3 août 2008

Dernière grosse sortie avant l’Alpen Brevet. J’avais prévu de rouler 8h mais avec le vent et la pluie j’ai préféré raccourcir pour ne pas risquer de tomber malade.
Départ vent de face, long rallye dans le bocage désert. Le ciel est noir, il n’y a pas de voitures, pas de vaches dans les champs, personne dans les villages, pas de lumière dans les maisons… C’est la Solitude ! Heureusement que je suis parti avec 8h de bonne musique (électronique), sinon j’aurais dû faire comme Thierry Marie dans sa célèbre plus longue échappée du Tour de France : chanter à tue tête pour ne pas devenir fou.
En plus il n’y a pas un mètre de plat : monter, descendre, monter, descendre… et toujours le vent de face. Voir la courbe SRM, c’est impressionnant.

Courbe capteur de puissance SRM

Après 3h35 de montagnes russes, arrivée à Granville. Puissance moyenne : 180W. La mer est noire. Le temps est toujours aussi glauque, les vacanciers sont en tenue d’hiver…

Je fais demi-tour direct, j’ai repéré une petite supérette pour le ravito dans un village à quelques kilomètres. Retour par le même parcours, mais cette fois avec le vent de dos : 20′ de moins, 25W aussi…

Courbe capteur de puissance SRM

A 1h30 de la maison, la bruine se transforme en pluie battante, on n’y voit pas à 20m… Je termine trempé, ça faisait longtemps.
Total : 180km, 1800m de dénivelé.

Bon sinon à part la météo ce fut une sortie fructueuse, je ne finis pas vraiment fatigué, pas de baisse de régime sur la fin, merci la gestion de l’effort avec le SRM. Bonne gestion de l’alimentation et de la boisson. Pas de douleur particulière sur le vélo.
Il n’y a plus qu’à optimiser la récupération jusqu’à l’Alpen Brevet : 276km et 7031m de dénivelé !

Vélocité

Jeudi 31 juillet 2008

Petite séance de home trainer ce soir, c’est l’occasion de publier une courbe SRM. Au programme 5x[4′(I3-I4)+4′(I2)] à 90 rpm.

Courbe SRM

J’aime bien le lissage de la courbe de puissance (1%), sur route aussi ça donne quelque chose d’assez régulier.

190km

Dimanche 27 juillet 2008

Port de Honfleur - Normandie

Ce matin je suis parti pour mon avant dernière grosse sortie avant l’Alpen Brevet. J’avais prévu de faire 6h30 mais avec le beau temps je me suis pris au jeu et j’ai rallongé un peu : 7h10 et 190km (!) à 155W de moyenne.

Réveil pas trop tôt quand même, pour un départ à 9h00. Ma femme était prévenue que je ne rentrerais pas le midi donc j’ai préféré dormir plus.
Soleil, peu de vent, les conditions sont idéales. La mise en route est un peu difficile, j’ai les jambes lourdes, mais au bout d’1h ça commence à aller mieux. Les champs de blé défilent, le SRM fonctionne à merveille pour cette première grosse séance. Je croise quelques cyclistes du dimanche qui sont sans doute loin de s’imaginer la chevauchée que je vais m’offrir.
Point de vue ravitaillement, j’ai prévu 1L d’Isostar Long Energy, 1L d’Isostar “normal”, 2 barres Isostar Daily Energy et 4 barres de céréales. Depuis quelques temps je ne m’encombre plus trop, car de toute façon dans les grosses sorties il faut s’arrêter pour recharger en boisson, donc on peut toujours acheter à manger.
Cabourg, Houlgate, Deauville, Trouville, Honfleur, les stations balnéaires défilent. Il y a des hordes de vacanciers et des voitures dans tous les sens, c’est assez dangereux. Je suis obligé de faire pas mal de roue libre dans les embouteillages, la vitesse moyenne en prend un coup.
Après Houlgate, la route côtière est assez casse patte, ça monte et ça descend tout le temps. Je suis content d’être passé au 39 dents, je peux monter plus en souplesse. Les côtes sont avalées à 250W et 80rpm de moyenne.

Pont de Normandie

Je pousse jusqu’au Pont de Normandie, ça faisait un bout de temps que je me disais qu’il faudrait y venir à vélo. Au pied, la côte a l’air assez impressionnante, mais en fait elle se monte facile. Quand il y a vraiment du vent ça doit être une autre paire de manches…
Au retour je m’arrête faire le plein à la Station Elf de Honfleur, je vous dit pas la tête des types en train de remplir le réservoir de leur 4×4 et autres Porsche ou Mercedes. Au menu : 1,5L de Cristalline, 1 canette de Minute Maid Passion, 1 canette de Coca Cola, 1 sandwich poulet-oeuf-mayo. Remplissage des bidons et dégustation de ce repas gastronomique sur un banc juste à côté avec les passants qui me prennent pour un fou. Qu’est ce que ça serait s’ils savaient que j’étais parti pour 190km…
Le retour se fait sans histoire, je suis dans un espèce d’état euphorique, je pourrais encore rouler au même rythme pendant des heures. C’est parfait vu que d’après mes calculs il me faudra environ 11h50 pour venir à bout de l’Alpen Brevet…

SRM

Samedi 26 juillet 2008

Capteur de puissance SRM

Bon ça y est j’ai craqué, j’ai abandonné l’ergomo au profit du SRM !
J’ai eu une occasion en or : revente de mon ergomo à un prix correct et achat du SRM directement aux USA… Vu qu’en $ le prix est 35% moins cher qu’en € je n’ai pas hésité très longtemps.

capteur de puissance ergomo pro

C’est l’occasion de dresser un petit bilan de mes 5 mois avec l’ergomo pro. J’en suis globalement assez content même si tout n’est pas parfait.

Le système est vendu dans un flight-case en métal très classe qui fait vraiment bonne impression, mais à l’ouverture on se rend vite compte que la production est semi-artisanale : la sortie des câbles de l’axe de pédalier n’a pas l’air très solide.
Le montage se fait sans problème, mais il faut être patient pour trouver le nombre de bagues nécessaires au bon positionnement des câbles. Avantage majeur, on peut garder son pédalier habituel.
Le support de guidon n’est pas terrible, j’ai été obliger de le retourner vers l’arrière et de le modifier sinon l’ergomo computer ne captait pas ma ceinture Polar. Le SAV m’a appris par la suite qu’il fallait que la ceinture soit à moins de 60cm, ce qui est franchement insuffisant pour les grands (je mesure 185cm).
Le logiciel est assez cheap, il faut prévoir d’investir dans TrainingPeaks WKO pour bien interpréter les courbes de puissance.

Une fois sur le vélo pas de souci particulier. L’écran est grand et très lisible, la mémoire et la durée de la batterie sont suffisantes pour faire au moins La Marmotte. Aucun problème de fonctionnement, l’informatique n’est pas capricieuse. Au niveau puissance, les valeurs semblent correctes et surtout les mesures semblent répétables dans le temps. Petit bémol toutefois vu que seule la puissance développée par la jambe gauche est mesurée (puis multipliée par 2).
Il y a un truc assez contrariant quand même : les manivelles ont sans cesse tendance à se déserrer. Il y a 2 solutions :
- soit il faut les vérifier après chaque sortie, ce qui est très ennuyeux,
- soit il faut mettre du vernis sur le pas de vis, mais dans ce cas là parfois en danseuse il y a des craquements exaspérants pour ceux qui comme moi ne supportent pas de rouler avec un vélo qui fait du bruit.

En conclusion, après cet essai longue durée de l’ergomo je pense que c’est un bon produit, que je conseillerais pour ceux qui veulent se lancer dans l’aventure du capteur de puissance. Après comparaison, c’est sûr que le SRM est bien plus pro mais son prix est en conséquence…

Travail spécifique

Samedi 19 juillet 2008

Avec la Marmotte et les vacances cela faisait au moins 2 semaines que je n’avais pas fait de travail spécifique sur home trainer, et 4 semaines que je n’avais pas fait de séance de Force sous-max.

Courbe de puissance Ergomo Pro

Je l’ai bien ressenti dans les jambes, je n’ai plus le même niveau qu’il y a un mois et mon test de PMA à 402W. Mon pic de forme a eu lieu après la Time, un peu trop tôt, en fait dès avant La Marmotte j’étais sur la pente descendante… J’espère que ça va revenir pour le 09 Août.
Demain je fais une séance de rythme sur route, j’ai hâte de faire un peu d’intensité car la montagne ça rend vraiment diesel.

La semaine prochaine je prévois (entre autres) une sortie de 6h30 et la semaine d’après une sortie de 8h00 car pour l’Alpen Brevet selon mes calculs habituels je devrais mettre environ 11h50 !
Je ne pense pas pouvoir moralement dépasser 8h00 lors d’une séance d’entrainement… D’ailleurs je ne sais pas trop où je vais aller, il me faut un objectif lointain sinon ça va être dur de se motiver.

Alpen Brevet

Dimanche 13 juillet 2008

Prochain objectif : l’Alpen Brevet, Samedi 09 Août 2008 à Meiringen (Suisse).

Alpen Brevet Platin

En descendant de vélo après La Marmotte je me suis pas mal remis en question : Pourquoi de tels sacrifices toute l’année ? Comment peut-on s’infliger autant de souffrances ? Une Marmotte = combien d’années d’espérance de vie en moins ? Je pense qu’au soir de la course de nombreux cyclos sont tentés de se dire “C’est fini, j’arrête, ça ne sert à rien”.
Mais après quelques jours de repos, les mauvais aspects s’estompent pour laisser place à la griserie d’escalader les montagnes, à la sensation de bien être que procurent des efforts aussi longs, à la satisfaction d’avoir accompli quelque chose d’extraordinaire.

J’ai découvert l’Alpen Brevet par hasard sur un blog alors que je me demandais quel pourrait être mon prochain objectif. Il me fallait quelque chose qui surpasse La Marmotte, sans aller vraiment jusqu’au cyclisme ultra qui est encore hors de portée pour moi.

Alpen Brevet 2008 - Platin Tour

Le Platin Tour semble être parfait : 276,6km - 5 cols - 7031m de dénivelé ! Le tout en Suisse où les paysages alpins sont somptueux.

Alpen Brevet 2008

Après 8j de flottement suite à La Marmotte, c’est reparti : entrainement, repos, hygiène de vie… Vive le sport !

Course 8 - La Marmotte (38-Cyclosportive)

Samedi 5 juillet 2008

Samedi 05 Juillet 2008 - Bourg d’Oisans (38)
174km - 7300 partants
4850m de dénivelé

Arrivée vendredi après midi sur place, après une équipée de 8h de voiture pour arriver depuis Paris… Décidément ça se présente mal, à cause du boulot je n’ai pas pu rouler depuis le 24/06 : 100h de travail en 10j… 4 séances de home trainer ce n’est tout de même pas pareil.

Alpe d’Huez

Sortie de décrassage avec montée de l’Alpe d’Huez tranquille pour aller chercher ma plaque de cadre et ma puce (194W), en haut c’est la Fête du Slip comme d’habitude. Vu que je suis super en retard je redescends direct sans faire un tour par l’expo commerciale. Les sensations ne sont pas terribles, en montant sur le vélo mes jambes ressemblent plus à des poteaux qu’autre chose, et les premiers coups de pédales sont tout sauf faciles. Vite à l’hôtel pour récupérer et mettre les jambes en l’air…

Samedi lever à 5h00, dur dur. En plus il n’y a pas un nuage dans le ciel, ça va être la cuisson assurée… Mes jambes ont dégonflé, c’est déjà ça.
Sur la ligne de départ, mon voisin est intrigué par mon Ergomo, on engage la conversation, en fait c’est un lecteur du blog ! On s’est perdus de vue au pied du Télégraphe, faudra que tu me donnes ton temps final…
Ceci dit je n’ai croisé qu’un seul capteur de puissance dans la journée, un Power Tap, mais le type était tellement à bloc qu’on n’a pas pu discuter. C’est assez décevant pour une course avec 7000 partants…

Finalement je franchis la ligne de départ vers 7h30, direction Rochetaillée, je ne me suis même pas échauffé donc je pars tranquille.

Après 12 minutes, c’est le virage à droite et le début de l’ascension du Col du Glandon.
Je m’arrête rapidement pour retirer mon coupe vent, ça roule assez fort. Je me tiens aux 215W que je m’étais fixés, à part les cyclos du dimanche je ne double personne. Après le Rivier d’Allemont les choses commencent à s’inverser, ceux qui sont partis trop fort marquent déjà le pas, mais pas moi : merci le capteur de puissance ! Je suis rassuré, les jambes ne sont pas mauvaises, même si je me sens moins bien qu’à la Time. Sur la deuxième partie du col, ma vitesse ascensionnelle est de 950m/h. Au total je monte le Glandon à 200W de moyenne, la faute aux replats et aux descentes sans doute.
Je passe au sommet en 1h54, 4′ de retard sur le tableau de marche.

La descente ne se passe pas trop mal, il y a moins de kamikazes que d’habitude, heureusement car les premiers kilomètres sont vraiment délicats.

Pour la vallée de la Maurienne, j’applique ma stratégie habituelle : bien au chaud dans un peloton de mobylettes hollandaises. Total : 41′ pour les 22km, pas d’effort inutile (157W).

A Saint Michel de Maurienne virage à angle droit et c’est parti pour le Col du Télégraphe. Je me sens déjà un peu fatigué, je sais que je suis en retard, et j’ai la (fausse) impression d’avoir perdu du temps dans la vallée, bref le moral est moyen. J’ai du mal à maintenir les 215W, des fois je suis à 240W, des fois à 190W sans arriver à rouler régulièrement. C’est le même syndrôme que dans le dernier col de la Time, pas terrible.
Malgré tout les jambes tournent bien dès les premiers hectomètres, 74rpm de moyenne sur l’ascension. Je grimpe à 940m/h et 203W de moyenne et je passe au sommet en 3h59, 2′ d’avance sur l’horaire. Finalement entre la vallée et le col j’ai repris 6′, le moral remonte.

Descente ultra courte jusqu’à Valloire et c’est le début du gros morceau, le Col du Galibier. Si on compte Télégraphe plus Galibier cela fait presque 35km d’ascension avec 5′ de récup’ au milieu…
Le premier kilomètre à la sortie de Valloire est décidément super difficile à négocier, ensuite ça va bien jusqu’au replat de Plan Lachat où les choses commencent à se corser. Les jambes sont toujours moyennes, je suis incapable de tenir une puissance fixe. Loin des 215W espérés, je monte le Galibier à 185W de moyenne seulement (845m/h)… Mais malgré tout je suis dans les temps au sommet : 5h31, où je fais une pause de 10′ pour soufler un peu, pour profiter du ravitaillement des Chasseurs Alpins (sandwichs au Beaufort, etc.) et du paysage, même si le Massif des Ecrins est masqué par les nuages.

Col du Galibier à la Marmotte 2008

Ensuite c’est la partie la plus désagréable : la descente vers le Col du Lautaret avec sa mauvaise chaussée puis la longue nationale vent de face vers Bourg d’Oisans avec ses tunnels super flippants.
Je roule à bloc avec 2-3 gars, on finit par former un gros peloton juste avant là côte du Barrage du Chambon où je déraille en repassant le petit plateau. Je finis seul, ça devient dur…

J’arrive au pied de la montée de l’Alpe d’Huez en 6h37, les 8h sont toujours possibles mais il va falloir se faire mal. La première rampe est infernale, avec ses passages à 15% (c’est l’ergomo qui le dit). Je tiens les 200W sur les 3 premiers kms, puis 185W sur les 5 suivants, et 170W sur les 6 derniers, il était temps que ça se termine !
Moyenne de l’Alpe : 180W

Au total je termine en 7h51, ce qui était inespéré en début de saison, mais je suis un peu déçu par les puissances développées dans les ascensions. Mes 10 derniers jours de préparation complètement foirés y sont sans doute pour beaucoup. Il faudra analyser tout ça une prochaine fois…

6h00

Mardi 24 juin 2008

Toujours plus long… A 11 jours de la Marmotte, c’est la dernière grosse sortie d’entrainement. Ensuite je ne ferai plus que du qualitatif sur home trainer ou des sorties de route ne dépassant pas 2h.

Casino de Deauville

Après le Cotentin et les plages du Débarquement, la Suisse Normande, direction Deauville. Le profil est bien plus plat que dimanche, mais 1200m de dénivelé malgré tout. Il faut dire qu’en 6h on finit par monter des côtes quand même…
Je grimpe à 280W environ, et j’enroule sur le plat, les kilomètres défilent. Je commence à bien maîtriser la boisson et l’alimentation durant les longues sorties, plus ça va et plus j’augmente les apports hydriques et énergétiques, finies les crampes et finis les coups de mou sur les fins de parcours.

Au final 160km au compteur, sans trop forcer, beau temps, nickel.

5h30

Dimanche 22 juin 2008

Menu du jour : sortie de 5h30. On est à 13 jours de la Marmotte, donc direction la montagne, enfin façon de parler, mais 2000m de dénivelé quand même.

Mont Pinçon - Suisse Normande

Je suis parti avec les braquets de plaine, mais j’ai vite constaté que j’avais fait une erreur. L’objectif était en effet de monter les côtes à 220-230W, mais avec un 42×23 ça fait des cadences de pédalage assez faibles, du genre 60rpm, surtout qu’en Suisse Normande il y a pas mal de raidards entre 12 et 15%.
Bilan, j’ai rapidement eu les grosses cuisses, et il n’y a qu’à la fin que j’ai commencé à être bien. Je suis de plus en proche de tourner le dos à mon passé de coureur FFC adepte du 42-52, je vais finir par adopter le 39-52 voire même moins…

PMA 402W

Mercredi 18 juin 2008

Aujourd’hui j’ai eu une journée bien contrariante. Au moment de monter sur le home trainer j’avais vraiment la rage et bien besoin de me défouler.

Au menu donc un test de PMA selon le protocole habituel, avec un bon gros DJ Set de Seb Fontaine & Paul Oakenfold (Essential Mix @ Creamfields ‘99 pour les connaisseurs).
Echauffement de 30′ bien progressif, 90rpm, paliers de 150 à 300W. Ensuite le test en lui-même, les jambes sont bonnes.

PMA 402W

A l’arrivée le résultat est là : PMA=402W, FCmax=193, 82rpm de moyenne sur le test.
Je n’aurais jamais cru pouvoir dépasser les 400W… +33W en 3 mois, la progression est inespérée.
Ma puissance au seuil fait un bond de 295W à 321W, et comme je pèse actuellement 69kg, mon rapport poids/puissance est de 4,65W/kg.