Partenaires
Cycles et Forme: Encadrement et entrainement cycliste spécialisé sur la puissance. Démonstration,  location, vente de capteurs POWERTAP/SRM
Catégories
Archives

Raid Provence Extrême

Raid Provence Extrême 2010

Raid Provence Extrême 2009

Le mois d’Octobre n’est pas terminé, mais les premières infos sur le RPE 2010 sont déjà disponibles sur Velo-Concept.
L’épreuve est avancée d’une semaine et aura lieu les 22 et 23 Mai, peut-être pour éviter le télescopage avec la Ventoux-Beaumes de Venise.
Globalement l’organisation est reconduite à l’identique, avec le même itinéraire. Bizarrement Patrick François indique un kilométrage de 607km, alors que le consensus était de 585km environ pour l’édition 2009 (sur une telle distance, les erreurs de parcours sont inévitables, et personne n’a le même nombre de kms à l’arrivée…). Une nouvelle catégorie fait son apparition, les Equipes Relais 2 personnes (Hommes, Mixte ou Dames).
Les engagements sont ouverts, avis aux amateurs!

Course 2009-6 : Raid Provence Extrême (13-Cyclisme Ultra)

Samedi 30 & Dimanche 31 Mai 2009
585km – 9000m de dénivelé
55 partants

Raid Provence Extrême 2009

Après des mois d’hésitation, une inscription tardive et des préparatifs un peu à la hâte, l’heure du Raid Provence Extrême a sonné!

 

Parcours Raid Provence Extrême 2009

Départ de la maison Jeudi 28 Mai en début de matinée pour la première partie de notre folle équipée en Provence : la traversée de la France du Nord au Sud en train, avec 20kgs de bagage et le vélo dans une housse… Une vraie partie de plaisir!
Arrivée le soir dans la région de Montpellier, car quitte à aller dans le sud on en a profité pour rendre visite à la famille.
Vendredi matin descente dans le supermarché Carrefour du coin pour aller chercher des munitions : 18L de Cristalline, 3L de San Pellegrino, mini canettes de Coca Cola, pain d’épice, bananes, Savane, saucisson, etc. Un vrai carnage dans le caddie.

Vendredi après midi, direction Saint Rémy de Provence. Accueil chaleureux de Patrick François et du reste de l’équipe d’organisation, puis vérifications techniques du vélo : éclairage, dispositifs réfléchissants, casque. Du basique, mais impératif pour la sécurité. Ouf rien n’a été abîmé pendant le transport.

RPE : vérifications techiniques

Les concurrents défilent un par un sur le parking écrasé par le soleil et la chaleur de Provence (34°!). Je vois passer un FKC, j’apprendrai par la suite qu’il s’agit de Pascal Bride, puis la famille Rico, toujours équipés de FKC, et quelques ultras accompagnés de leurs assistances.
Beau matériel, coureurs super affutés, tout d’un coup j’ai le trac. Avec seulement 8h30 pour ma plus longue sortie d’entrainement, je me dis que ça ne va jamais le faire pour environ 27h30…
Briefing d’avant course vers 18h30, Jean-Pascal Roux le régional de l’étape (il habite à Bédoin) pose des questions hyper pointues sur le road-book, du style « et à la Roque d’Anthéron au km522,8 on passe par la rue Gambetta ou pas ? ». Je me mets à stresser aussi à propos de mon GPS, va-t-il être à la hauteur ?
Bref ce n’est pas franchement confiant que je pars manger et dormir chez un oncle à mi-distance entre Saint Rémy et Bédoin.

Après un « petit » Pastis de bienvenue mes craintes s’estompent! Le journal La Provence a par coïncidence sorti le jour-même un hors série sur le Ventoux : mort de Simpson, étape du Tour 2009 et… le record du nombre de montées en 24h, justement détenu par JP Roux! Après un repas copieux et une bonne douche c’est la dernière nuit de sommeil avant le grand jour.

Samedi matin on arrive à Bédoin vers 8h30. Le départ est prévu à 9h30 sur le parking du magasin de cycles « La Route du Ventoux ».

Départ du Raid Provence Extrême 2009

De nombreux « concurrents » sont déjà là. On devrait plutôt dire « participants », car chacun est surtout venu pour une course contre lui-même. Vu la chaleur j’abandonne mon traditionnel maillot Assos noir pour un maillot Gruyère Cycling Tour blanc et je me tartine copieusement de crème solaire indice 30.

9h30, c’est l’heure du départ pour les Grands Randonneurs, dont je fais partie. Les Ultras quitteront Bédoin à 11h00. Jusqu’à Malaucène la course est neutralisée. L’occasion de faire connaissance avec quelques autres participants. La plupart ont déjà de l’expérience en terme de sport Ultra, aussi bien cyclisme que marathon ou trail. Les Rico sont là, discrets mais disponibles. Je n’ose pas trop les aborder et faire le gros lourd du style « je lis votre blog depuis longtemps, c’est magnifique ce que vous faites ». Plus tard j’aurai l’occasion de faire un bout de route avec eux!

Raid Provence Extrême : de Bédoin à Malaucène

Au pied du Ventoux, la course est lancée. Chacun monte à son rythme. Et justement le rythme des premiers est plutôt élevé ! Je ne cherche surtout pas à suivre, la route est longue. Au fur et à mesure on rattrape les derniers cyclos de la Ventoux-Beaume de Venise, organisation de Sport Communication qui a contraint le RPE à revoir au dernier moment son parcours et son horaire de départ…

Montée du Ventoux - Raid Provence Extrême 2009

Malgré mon objectif de prudence, je monte le Ventoux à 240W NP, bien au-delà du raisonnable…  Quelques nuages empêchent le soleil de nous griller après le Mont Serein, c’est parfait.

Mont Ventoux par Malaucène

Juste avant d’arriver au sommet je croise Hughes Rico qui après être parti devant a fait demi-tour pour attendre Madame qui est encore un peu plus bas. La classe.
Ensuite c’est la descente. Rapide jusqu’au Chalet Reynard, on se croirait sur une piste de bowling, le bitume est parfait, vive le Tour! Du Chalet Reynard à Sault c’est plutôt un faux plat descendant, mais avec les concurrents de la cyclo le vent de face n’est pas un problème.

Premier Point de Contrôle à Aurel, km63.
L’ouverture du film La Haine de Mathieu Kassovitz me trotte dans la tête : « C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de 50 étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer : « Jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien ». Mais l’important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage ».
C’est exactement ça : Jusqu’ici tout va bien.
Les Grands Randonneurs ne sont pas soumis à la règle du non-drafting. Vu la tramontane je me dis qu’il serait bien de ne pas rouler tout seul jusqu’à Valensole, PC2 à 94km d’Aurel. Raté, les Rico se ravitaillent à la vitesse de l’éclair et repartent avec un 3ème participant. A la sortie du village j’ai 2’30 de retard, je ne les reverrai pas de sitôt.

RPE 2009

C’est le début d’un long raid solitaire avec soleil brulant, vent lyophilisant et champs de lavande à perte de vue. Je m’applique à ne pas dépasser trop fréquemment les 200W pour garder des forces pour la suite.

La traversée de Manosque est assez pénible, c’est le retour à la civilisation avec son flot de voitures. Je passe le seul feu rouge du parcours. Pas de chance il est vert, j’aurais bien voulu m’arrêter 30″ pour soufler un peu…
Après la traversée de la Durance le parcours emprunte le Ravin de Vallongue, environ 10km de lignes droites en faux plat montant avec vent de face. L’un des passages les plus durs de ce RPE, en tout cas moralement.

Raid Provence Extrême : ravitaillement à Valensole

Arrivée au PC2 à Valensole, km157. Je suis déjà un peu entamé par le Ventoux et les 4h que je viens de faire seul à lutter contre la tramontane. Baisse de moral interdite! Dorénavant mon seul but sera d’atteindre le PC suivant, puis le suivant, puis le suivant… jusqu’à l’arrivée. Simple, non?

Le secteur d’après nous mène à l’entrée des Gorges du Verdon. Les premiers Ultras me rattrapent. Je fais quelques kms à une dizaine de mètres de JP Roux (il nous est interdit de prendre leur roue) qui finit par me demander si je ne suis bien « qu’un GR ». Je le prends un peu mal sur le coup, mais  au final je pense que j’ai mal compris le sens de sa question.
Ensuite j’accompagne sans le savoir Dominique Briand pendant quelques kms. Il n’est pas en veine : il manque d’abord de se faire attaquer par un chien errant, puis se trompe de parcours à la sortie de Riez et bien que ma femme (qui était juste derrière en voiture) le lui signale il persiste dans son erreur !

Pour changer, il faut pédaler encore et toujours.

A Moustiers Sainte-Marie, porte d’entrée du Verdon, à proximité du Lac de Sainte-Croix, on improvise un ravito « sauvage ». Je m’équipe pour la nuit, mais dans la précipitation j’oublie mes genouillères dans la voiture.

RPE - Moustiers Sainte Marie

Ensuite c’est la montée vers Aiguines puis le Col d’Illoire, 12km à 6%. Le PC3 marque l’entrée dans les Gorges du Verdon. Pour le moment je suis 19ème au scratch. Pas si mal.
Joachim Garreau me double avec un petit mot d’encouragement peu avant le sommet du Col. Sympa.

Ponts de Soleils
Source : http://www.robsphotographyservices.com/images%20full%20size/France/Pont%20de%20Soleils.jpg

Les 75km dans le Verdon sont somptueux. J’atteins le début de la Route des Crêtes à la tombée de la nuit, ça commence à être vraiment dur. L’avantage de l’obscurité c’est qu’on ne voit pas où on monte, donc ce qu’il reste à grimper. Pas de problème de moral! L’ascension du Belvédère de la Maline me semble interminable : 36′ pour 6km…

En haut je fais une rencontre surréaliste, un des moments les plus étonnants de ce RPE. Les Rico sont arrêtés dans l’obscurité au milieu de la route, gilets fluos, lumières allumées, gants longs, genouillères, surchaussures. En passant je leur demande s’ils ont un problème, et Hughes me répond tout naturellement « Ah non non Laure a faim, elle mange son sandwich », voilà c’est tout, quoi de plus normal que de faire du vélo en pleine nuit dans les Gorges du Verdon, de s’arrêter au panorama qu’on ne peut pas voir puisqu’il fait noir, et de manger un casse-croûte après 13h de route!

Unlimited Miles - Hope Vision
Source : http://unlimitedmiles.canalblog.com/archives/2009/04/25/13505778.html

Cette apparition quasi mystique tombe à point nommé, je débute la descente prudemment, dépité par la faible qualité de mes lampes, lorsque Hughes Rico me double en trombe avec son système Hope Vision surpuissant. Quelques secondes plus tard, Laure me propose de me mettre dans sa roue pour faire la descente en bénéficiant de son éclairage… Nickel,  je fais une super descente sur La Palud sur Verdon, confortablement installé dans le sillage de Mme Rico, merci mille fois!

C’est le début des étranges rencontres de la nuit, quelques kilomètres avant le PC4 un lama apeuré par l’éblouissante lumière de la Rico family détale dans l’obscurité. Bizarre….

Raid Provence Extrême 2009

Arrivé au PC4 je décide m’octroyer un bon moment de repos et je laisse filer les Rico pour un bon bout de temps.
L’appétit revient, en discutant au ravito je m’aperçois que la chaleur de la journée à empêché tout le monde de s’alimenter correctement. Je ne suis pas le seul à avoir été victime de nausées après chaque prise de boisson ou d’aliments.Un bon café, un sandwich fromage et une demi banane plus tard, 30′ se sont écoulées lorsque je remonte sur le vélo. La pause a été bénéfique, le moral remonte, il n’y a que 49km jusqu’au PC5, à Valensole.
Je roule dans la nuit, passant le Col d’Ayens dans une sorte de douce euphorie nocturne. Le silence est assourdissant, le faible halo des lumières à quelques mètres de la roue avant rend grisant le défilé des pointillés de la route.

De retour à Valensole après une boucle de 173km, je savoure un moment de repos en dégustant un nouveau sandwich. Etonnant ce que 2 tranches de pain de mie et de mimolette peuvent paraître savoureux après 330km de route!

La mi-parcours est maintenant largement dépassée. Il ne reste plus qu’à filer vers Gréoux les Bains puis Cadarache, avec ses clôtures électriques, ses barbelés et ses miradors illuminés par la puissance de l’atome.

Peu après la traversée de la Durance, une nouvelle bifurcation à gauche nous conduit vers Beaumont de Pertuis, par une effroyable route au revêtement défoncé. Impossible de dépasser les 20km/h, ballotté dans tous les sens. Un calvaire long de 6km seulement, mais qui semble durer des heures. Peu après je manque de rouler sur un renard, mort au milieu de la route, chute assurée… Incroyable! Le sommeil m’envahit, je résiste tant bien que mal.

Nouveau moment d’anthologie à Céreste, où il ne fait plus que 8°C. Le ravito est impossible à trouver, j’écume le village vers 4h du matin avec 2 Ultras et leurs assistances, troublant les chats, habituels rois de la nuit. Un coup de téléphone plus tard, le PC6 se trouve en fait 3km plus loin.
Je suis frigorifié, l’assistance de Thierry Saint Léger me sauve la mise en me prêtant une veste, merci à eux.
J’ingurgite un triple café des familles avec Thomas Becarud, et c’est reparti pour un tour.

Gordes
Source : http://www.avignon-et-provence.com/provence/photos-provence/img/gordes-450.jpg

C’est le lever du jour, le PC7 se trouve au sommet de la côte de Sainte Anne,  à 111km et 2140m de dénivelé. Avancer devient de plus en plus dur, je me prends à rêver d’un  pain au chocolat aux amandes. La chasse à la boulangerie est ouverte!
Les vélos couchés me doublent puis s’arrêtent.
Le Col de Murs est redoutable, en fait il y a environ 10km d’ascension: une côte de 5km jusqu’au village, puis le col proprement dit. Après une courte descente sinueuse au revêtement en mauvais état, il faut enchaîner avec la Côte de Gordes qui finit de m’anéantir. Je me surprends à maudir les sadiques qui ont élaboré le parcours…
Je croise les Rico pour la dernière fois.
A Bonnieux je tombe enfin sur une boulangerie ouverte, les clients me regardent débouler comme un extra-terrestre à l’odeur fétide. Maintenant c’est sûr, je vais aller au bout!

Raid Provence Extrême 2009

Je fais l’approche de la Côte de Sainte-Anne avec Thierry Saint-Léger et Julian Einsenbeis, en non-drafting, pas question de tricher. Puis c’est cette nouvelle côte de folie, 2-3km « classiques » suivis de 500m à 21% de moyenne, le tout après 516km…

RPE - Côte de Sainte Anne

Il faut vraiment s’arracher pour arriver au sommet, le 34×26 semble subitement être un 53×12… En haut, c’est la délivrance, il ne reste plus que 75km avant l’arrivée. 510km ont déjà été parcourus.

J’avale les 48km jusqu’au PC8 de Mouriès (km564) dans l’euphorie la plus totale, malgré les lignes droites de plusieurs kms et la pluie qui vient de faire son apparition.

Raid Provence Extrême 2009

C’est le final, par les Baux de Provence puis la descente vers Saint-Rémy. Peu importent les hordes de touristes, le Graal est à portée de main.
Je passe la ligne en 29h35, 8ème au classement des Grands Randonneurs, 20ème au scratch. Epuisé mais heureux.

Arrivée Raid Provence Extrême 2009

La remise des prix a lieu à 18h30 autour d’une paëlla, c’est l’occasion pour chacun de partager ses anecdotes dans une atmosphère incroyablement conviviale. Dominique Briand vient nous remercier et s’excuser pour son erreur de parcours. Dans quelques jours, il part faire la RAAM en solo. Laurent Koskas nous raconte ses hallucinations pendant la nuit. Thierry Saint Léger et son assistance rigolent des errements nocturnes de Céreste et de l’épisode de la veste. Thomas Becarud est encore sous l’influence de son café qui réveillerait un mort.

RPE 2009 : remise des prix et classement

Classement final : 1. Franz Venier (21h26) 2. Jean-Pascal Roux 3. Pascal Bride

Un grand merci à l’organisation, sympathique et compétente. Bravo et longue vie à cette épreuve magique.
Remerciements à Marc Liaudon pour m’avoir envoyé quelques photos par email.

Tableau de marche – Raid Provence Extrême 2009

Tableau de marche prévisionnel pour le RPE 2009 (outils de calcul habituels, voir ici).

Raid Provence Extrême 2009

Départ : 9h00

1er secteur : Bédoin (km0) – Aurel (km63) – 63km – Dénivelé 2008m
Bédoin – Malaucène : 27 minutes (0h27 – 9h27)
Malaucène – Mont Ventoux (1912m) : 1h44 (2h11 – 11h11) @ 220W
Mont Ventoux – Sault : 38 minutes (2h49 – 11h49) @ 38km/h
Sault – Aurel : 13 minutes (3h02 – 12h02) @ 25km/h
Aurel : pause 15 minutes (3h17 – 12h17)

2ème secteur : Aurel (km63) – Valensole (km157) – 94km – Dénivelé 959m
Aurel – Valensole : 3h55 (7h12 – 16h12) @ 24km/h
Valensole : pause 15 minutes (7h27 -16h27)

3ème secteur : Valensole (km157) – Aiguines (km204) – 47km – Dénivelé 870m
Valensole – Aiguines : 2h08 (9h35 – 18h35) @ 22km/h
Aiguines : pause 30 minutes (10h05 – 19h05)

4ème secteur : Aiguines (km204) – La Palud sur Verdon (km281) – 74km – Dénivelé 2402m
Aiguines – Col d’Illoire (1202m) : 27 minutes (10h32 – 19h32) @ 210W
Col d’Illoire – #D952/D23 : 1h50 (12h22 – 21h22) @ 26km/h
#D952/D23 – Belvédère de la Maline (1268m) : 40 minutes (13h02 – 22h02) @ 210W
Belvédère de la Maline – La Palud sur Verdon : 16 minutes (13h18 – 22h18) @ 30km/h
La Palud sur Verdon : pause 15 minutes (13h33 – 22h33)

5ème secteur : La Palud sur Verdon (km281) – Valensole (km330) – 49km – Dénivelé 928m
La Palud sur Verdon – Col d’Ayens (1037m) : 10 minutes (13h43 – 22h43) @ 210W
Col d’Ayens – Moustiers Sainte Marie : 36 minutes (14h19 – 23h19) @ 28km/h
Moustiers Sainte Marie – Valensole : 1h10 (15h29 – 0h29) @ 24km/h
Valensole : pause 30 minutes (15h59 – 0h59)

6ème secteur : Valensole (km330) – Céreste (km405) – 70km – Dénivelé 827m
Valensole – Céreste : 3h02 (19h01 – 4h01) @ 23km/h
Céreste : pause 15 minutes (19h16 – 4h16)

7ème secteur : Céreste (km405) – Côte de Sainte Anne (km516) – 111km – Dénivelé 2140m
Céreste – Côte de Sainte Anne : 5h01 (24h17 – 9h17) @ 22km/h
Côte de Sainte Anne : pause 30 minutes (24h47 – 9h47)

8ème secteur : Côte de Sainte Anne (km516) – Mouriès (km564) – 48km – Dénivelé 300m
Côte de Sainte Anne – Mouriès : 1h55 (26h12 – 11h12) @25km/h
Mouriès : pause 15 minutes (26h27 – 11h27)

9ème secteur : Mouriès (km564) – Saint Rémy de Provence (km591) – 27km – Dénivelé 261m
Mouriès – Saint Rémy de Provence : 1h04 (27h16 – 12h16) @ 25km/h
Arrivée !

Le tout à prendre avec d’énormes réserves, vu mon total manque d’expérience sur une telle distance… Mes temps de repos seront sans doute bien supérieurs !

Rouler de nuit

Pédaler en plein jour, je sais faire. Rouler la nuit par contre ça fait longtemps… 4-5 ans au moins que je n’ai pas fait de sortie nocturne. Or au Raid Provence Extrême il faudra bien rouler au moins 6h dans le noir !

Préparation à la nuit du Raid Provence Extrême

Départ vers 21h pour un galop d’essai avec le matériel pour le RPE :
- Gilet fluo réfléchissant Cycles 14 : super, il me va bien, avec ou sans veste en dessous,
- Lampe avant à diode Cateye HL-EL520,
- Lampe frontale Petzl Tikka Plus,
- Lampe arrière Cateye TL-LD 1100,
- Lampe arrière Cateye SL-LD100,
- Bandes réfléchissantes à la cheville et sur le vélo.

Rouler la nuit…

Constat rapide : pour l’avant c’est un peu juste. En roulant sur le plat à 27-28km/h l’éclairage est suffisant, mais dès qu’il y a une descente ou que la chaussée est abimée c’est limite. Or pour le RPE après 300km dans la journée je pense que la concentration sera moins bonne et que je ne pourrais pas scruter la route avec autant d’attention pendant des heures…
En fait la puissance est suffisante, mais le faisceau de la Cateye est trop concentré, ce qui fait que le champ de vision est trop étroit.
La frontale est un bon complément qui permet d’éclairer juste devant la roue avant. En plus elle tient parfaitement sur mon casque.
Pour ce qui est de l’arrière par contre ça parait pas mal. La grosse lampe fait carrément mal aux yeux avec ses 2 rampes de diodes indépendantes. En mode flashing c’est un vrai feu d’artifice !
Je vais rajouter des bandes réfléchissantes sur le vélo, notamment sur les côtés et sur les roues, sans doute en m’inspirant de la famille Rico qui flashe vraiment !
C’était également l’occasion de tester mon Edge 605 en mode nuit. Le rétro-éclairage fonctionne bien, la première position est suffisante pour voir l’écran. Tant mieux car je craignais un carnage au niveau de la batterie.

Après réflexion je vais acheter une 2ème lampe Cateye identique pour l’avant. En effet c’est un bon rapport qualité-prix, avec une paire je devrais arriver à quelque chose de très correct sans investir une somme faramineuse comme pour le système Hope Vision par exemple.

Garmin Edge 605 et problèmes de navigation

GPS Garmin Edge 605

Après de nombreuses prises de tête sur la vélo, je pense avoir (enfin) résolu mon problème de navigation avec mon Edge 605.
Cela faisait longtemps que j’essayais de charger sur des fichiers gpx créés avec Openrunner ou Gpsies. En début de parcours, tout se passait bien mais immanquablement le guidage finissait pas merder et le GPS par planter complètement… Impossible de suivre un trajet pré-établi, l’Edge 605 me faisait suivre un itinéraire complètement fantaisiste, voire par me faire rentrer par le chemin le plus court !
Le manuel et le site internet de Garmin ne font aucunement référence à ce type de désagrément. Bizarre quand une simple recherche sur Google permet de constater que des centaines d’utilisateurs se plaignent du même problème… Pas très sérieux de la part d’un constructeur d’envergure mondiale !
Finalement mon inscription au RPE a fini par me forcer à chercher une solution : j’ai besoin d’un partenaire fiable tout au long des 567km du parcours !
La réponse est venue du forum de GPSPassion. Il semblerait que les Edge 605 et 705 soient allergiques aux fichiers gpx, malgré ce qu’annonce Garmin. Plantage systématique garanti avec le guidage.
En fait il faut juste utiliser le format tcx (proposé par Gpsies) et copier le fichier dans le dossier Garmin/Courses. On peut ainsi suivre le trajet sur la carte en sélectionnant Entrainement/Parcours dans le menu du GPS, tout simplement. J’ai testé cette solution sur ma sortie de 220km, super. Il n’y a plus de guidage au sens strict, mais il est facile de suivre l’itinéraire quand même : à chaque carrefour la boussole indique la route à prendre. En cas d’erreur un message apparaît sur l’écran… Facile, et aucun plantage…
Ce problème de guidage me tracassait pour le Raid Provence Extrême : un souci de moins ! Je vais maintenant pouvoir profiter pleinement des fonctionnalités du Edge 605 sans risquer la crise de nerfs à chaque sortie…

Raid Provence Extrême 2009

Raid Provence Extrême 2009

Le Raid Provence Extrême constitue pour moi un grand défi, un peu comme la première fois que je me suis aligné au départ de La Marmotte, mais la classe au-dessus. Une grande joie m’a envahi lorsque j’ai reçu la confirmation de mon engagement, puis une grande fierté de voir mon nom figurer sur la liste des participants aux côtés de références telles que les Rico, Franz Venier ou Dominique Briand. Grand moment de stress ensuite : vais-je être à la hauteur ?

Je me suis tout de suite plongé dans les préparatifs.

Le plus urgent : la logistique.

Transport : Direction la Provence en train, histoire d’éviter plus de 1000km en voiture juste avant la course… Départ en Corail jusqu’à Paris, puis TGV jusque dans le Sud. Mon vélo voyagera en bagage à main dans la housse qui n’a plus servi depuis au moins 10 ans. Heureusement que je l’ai gardée celle-là !

Location de voiture : c’est une vraie mafia ! Les tarifs sont complètement à la tête du client, différence pouvant aller jusqu’à 50% entre les compagnies et les modes de réservation… Climatisation indispensable.

Hébergement : avant le départ et après l’arrivée pour tout le monde, pendant la course pour l’assistance. Et oui en effet je suis engagé en Grand Randonneur, ce qui dispense le véhicule de me suivre tout le temps, permettant à ses occupants de s’octroyer quelques heures de sommeil pendant que je pédale…
Après la course, petite folie, hôtel « de luxe » aux Baux de Provence avec piscine et jacuzzi : le top après 627km non stop !

Hôtel Benvengudo

J’espère juste ne pas être trop fatigué pour pouvoir savourer. Peut-être qu’une tente et un duvet m’auraient aussi convenu !

Road-book : le Mont Ventoux était une énigme pour moi, contrairement à la plupart des participants je ne l’ai jamais escaladé, je ne l’ai même jamais vu… Idem pour les Gorges du Verdon, dont l’emplacement était totalement virtuel.
Le temps d’acheter la carte Michelin de la Provence, j’y vois un peu plus clair, même s’il ma fallu 2j d’intense réflexion pour déterminer le meilleur emplacement pour l’hôtel de mon assistance. Finalement ce sera Gréoux les Bains, ce qui permettra de prendre la chambre en fin d’après midi, puis de m’acompagner à l’entrée de la redoutable boucle dans les Gorges et enfin le lendemain matin de me retrouver facilement sur le parcours, si je ne me suis pas endormi dans un fossé.

Pour ce qui est du matériel, c’est un peu plus facile.
J’ai complété ma panoplie Assos par des genouillères et de la crème pour peau de chamois en prévision des longues heures de selle.
Achat d’un gilet fluo à bandes réfléchissantes chez mon vélociste, et d’un kit de lampes Cateye pour l’éclairage. J’ai essayé d’adapter ma frontale Petzl sur mon casque, ça va nickel. Manque plus qu’une sortie de nuit pour valider ce choix.
Pour les braquets, je pense monter un 34X26 – 50×12. Vu le Ventoux et la côte à 21% dans les derniers kilomètres, je pense qu’il faudra ça.
2 choses me tracassent pas mal :
- comment recharger les batteries du SRM, du GPS voire du téléphone portable ? Il va falloir profiter de chaque minute d’arrêt avec la voiture. L’allume cigare va fumer.
- mon Edge 605 me donne toujours du fil à retordre quand j’essaye de suivre un parcours créé avec Openrunner ou GPSies. Bug interdit durant le RPE…

Je dors RPE, je mange RPE, je roule RPE, je travaille RPE. Just do it !

Raid Provence Extrême

Raid Provence Extrême

Cette fois c’est fait, je suis officiellement engagé pour le Raid Provence Extrême 2009 !

Twitter
Pub