Raid Provence Extrême
Raid Provence Extrême 2009

Le Raid Provence Extrême constitue pour moi un grand défi, un peu comme la première fois que je me suis aligné au départ de La Marmotte, mais la classe au-dessus. Une grande joie m’a envahi lorsque j’ai reçu la confirmation de mon engagement, puis une grande fierté de voir mon nom figurer sur la liste des participants aux côtés de références telles que les Rico, Franz Venier ou Dominique Briand. Grand moment de stress ensuite : vais-je être à la hauteur ?
Je me suis tout de suite plongé dans les préparatifs.
Le plus urgent : la logistique.
Transport : Direction la Provence en train, histoire d’éviter plus de 1000km en voiture juste avant la course… Départ en Corail jusqu’à Paris, puis TGV jusque dans le Sud. Mon vélo voyagera en bagage à main dans la housse qui n’a plus servi depuis au moins 10 ans. Heureusement que je l’ai gardée celle-là !
Location de voiture : c’est une vraie mafia ! Les tarifs sont complètement à la tête du client, différence pouvant aller jusqu’à 50% entre les compagnies et les modes de réservation… Climatisation indispensable.
Hébergement : avant le départ et après l’arrivée pour tout le monde, pendant la course pour l’assistance. Et oui en effet je suis engagé en Grand Randonneur, ce qui dispense le véhicule de me suivre tout le temps, permettant à ses occupants de s’octroyer quelques heures de sommeil pendant que je pédale…
Après la course, petite folie, hôtel « de luxe » aux Baux de Provence avec piscine et jacuzzi : le top après 627km non stop !

J’espère juste ne pas être trop fatigué pour pouvoir savourer. Peut-être qu’une tente et un duvet m’auraient aussi convenu !
Road-book : le Mont Ventoux était une énigme pour moi, contrairement à la plupart des participants je ne l’ai jamais escaladé, je ne l’ai même jamais vu… Idem pour les Gorges du Verdon, dont l’emplacement était totalement virtuel.
Le temps d’acheter la carte Michelin de la Provence, j’y vois un peu plus clair, même s’il ma fallu 2j d’intense réflexion pour déterminer le meilleur emplacement pour l’hôtel de mon assistance. Finalement ce sera Gréoux les Bains, ce qui permettra de prendre la chambre en fin d’après midi, puis de m’acompagner à l’entrée de la redoutable boucle dans les Gorges et enfin le lendemain matin de me retrouver facilement sur le parcours, si je ne me suis pas endormi dans un fossé.
Pour ce qui est du matériel, c’est un peu plus facile.
J’ai complété ma panoplie Assos par des genouillères et de la crème pour peau de chamois en prévision des longues heures de selle.
Achat d’un gilet fluo à bandes réfléchissantes chez mon vélociste, et d’un kit de lampes Cateye pour l’éclairage. J’ai essayé d’adapter ma frontale Petzl sur mon casque, ça va nickel. Manque plus qu’une sortie de nuit pour valider ce choix.
Pour les braquets, je pense monter un 34X26 – 50×12. Vu le Ventoux et la côte à 21% dans les derniers kilomètres, je pense qu’il faudra ça.
2 choses me tracassent pas mal :
- comment recharger les batteries du SRM, du GPS voire du téléphone portable ? Il va falloir profiter de chaque minute d’arrêt avec la voiture. L’allume cigare va fumer.
- mon Edge 605 me donne toujours du fil à retordre quand j’essaye de suivre un parcours créé avec Openrunner ou GPSies. Bug interdit durant le RPE…
Je dors RPE, je mange RPE, je roule RPE, je travaille RPE. Just do it !
