Suisse
Course 2010-04 Alpen Brevet (Suisse-Cyclo)
14/08/10
Samedi 14 Août 2010
176km – 5200m D+
1500 partants

Réveil à 5h30. Ouch! Temps nuageux mais pas de pluie, 12°C.
6h30, sur le vélo, direction le départ. Auto-discipline Suisse, une merveille: chacun se place dans le sas correspondant à la vitesse moyenne qu’il prévoit: de 14 à 26km/h, faites votre choix! A des années lumières du joyeux bordel qu’est La Marmotte… Autre différence, il n’y a pas de cycliste du dimanche, que des coursiers, c’est impressionnant.
6h45, c’est parti. Death or Glory.
Dès la sortie de Meiringen, ça flingue à tout va. Patience, 245W NP, la route est longue.
Sustenpass I (2224m; 1494D+; 26,7km)
C’est la première fois que je monte par ce côté. Vu que ce n’était pas prévu, je n’ai pas étudié le profil avant de venir. Dans mes souvenirs, il y a une longue phase d’abord, façon Bourg d’Oisans – Col du Lautaret.
Effectivement, on emprunte une succession de montées – replats. Tout ce que je déteste, impossible de trouver son rythme, il faut sans arrêt alterner entre 34 et 50 dents.
Les premiers kilomètres serpentent entre les sapins, les paysages sont superbes, et la chaussée parfaite.
La route emprunte de nombreux tunnels, une merveille d’ingénierie.
Globalement, chacun est à sa place. Rien à voir avec les bouchons du Col du Glandon, où c’est la guerre pour passer…
Petit à petit on arrive en haute montagne, et on s’approche des nuages. Un allemand me demande à combien de watts je monte : « 240W, easy! ». Je navigue sans arrêt aux alentours d’une fille, Tina indique son dossard. Elle a fière allure sur son Trek Madone.
Je ne sais pas si les suisses veulent continuer à bâcher leurs glaciers pour les protéger du réchauffement climatique, mais en tout on en distingue plusieurs quand il n’y a pas trop de brouillard…
Un pont à l’irlandaise…
Au sommet (2224m), il fait 9°C et il pleut. Le Rain Brevet a commencé! 236W NP, tranquille. Orgie de gels et barres Maxim au ravito. Jusqu’ici tout va bien…
La descente jusqu’à Wassen est glaciale. Passé 60km/h, avec les Lightweight la moindre rafale de vent est assez flippante. Impossible de rouler droit, pas assez d’inertie. Je rêve d’une paire de Cosmics à 1800g!
Gotthardpass I (2106m; 1116D+; 17,4km)J’arrive péniblement en bas (1300D-) frigorifié, pour la partie la plus pénible du parcours, de Wassen à Andermatt. C’est un peu comme faire du vélo sur le Périph’ de Paris, le dénivelé en plus.
La route monte dans une succession de tunnels et de pare avalanche, au milieu des gaz d’échappement. Mercedes SLK, Audi RS et autres Porsche se succèdent.
Je ne me sens pas trop mal dans les épingles à cheveux, le Trek Madone est derrière.
Les derniers kms sont effectués sur l’ancienne route pavée. Au moins il n’y a pas de voitures!
Arrivée au sommet à 235W, nouvel arrêt au ravito. Vu l’heure, ça va être juste pour arriver à Airolo avant le cut du Platin Tour…
Descente un peu moins glaciale, on évite une bonne partie des pavés mais il reste quelques tronçons sur le bas. J’avance pas, ça secoue, c’est l’horreur…
Arrivée à Airolo à 11h15, heure du cut.
Le ravitaillement est installé à la gare. Gold ou Platin, telle est la question. Empire state of Mind me dit d’y aller, mais la raison l’emporte, ce sera le Gold Tour une nouvelle fois. En effet en 2009 j’étais arrivé 1/2h plus tôt, il y avait 300m D+ en moins jusque là, et finir vers 20h n’est pas très raisonnable…
Au carrefour, le signaleur m’interroge, « Gold or Platin? » – « Gold!« . A gauche, retour à Meiringen. Le Trek Madone prend à droite juste devant moi. Elle finira en 14h, chapeau bas!
Gotthardpass II (2106m; 901D+; 12,9km)
C’est l’heure de remonter par l’ancienne route, quasiment intégralement pavée. Moment unique!
Impossible de se mettre en danseuse, chasse au caniveau, 34×29. Un truc de fou ce col!
230W NP, ça commence à baisser. Stratégiquement, je m’arrête au sommet plutôt qu’à Andermatt. Sandwich Gruyère + viande des Grisons. Yes!
Nouvelle descente, par l’autoroute! 85km/h, les voitures ne roulent pas assez vite. Je me refais une ou deux frayeurs avec le vent…
Retour à Wassen pour le Susttenpass II (2124m; 1264D+; 17,2km).
Pas de problème au pied, je double un paquet de monde. J’ai la vision un peu scintillante assez rapidement, signal d’alerte ignoré dans l’euphorie du moment.
Après 850D+, c’est l’explosion pure et simple, avec une bonne grosse fringale des familles. Quand je réalise, il est trop tard, je suis tombé à 140W!
Je finis par m’arrêter 10 minutes pour manger et boire. Mes victimes du pied du col me doublent d’un air triomphant…
Je termine les 400 derniers mètres à 215W NP, ridicule…
Après le tunnel, sans brouillard cette fois, je m’arrête longuement au ravito. 10°C et pluie battante. Après 3 verres de soupe bouillante, je sors les genouillères et les gants longs pour entamer la longue descente jusqu’à Innertkirchen. Je suis tellement à l’ouest que j’ai mis du Coca dans mon bidon…
Impossible de rouler droit tellement j’ai les bras qui tremblent… On finit la descente à 3, puis je pars tout seul dans la côte d’Innertkirchen, pour finalement passer la ligne à Meiringen en 8h17 temps compteur, 8h46 temps organisation.
60ème/475. Pas si mal, malgré la méga hypoglycémie.
Pluie, froid, plus de 5000D+, encore une journée de vélo Epique avec un grand E. Mais est-ce que ce n’est pas pour ça qu’on s’entraîne toute l’année?
Tranquillou
19/03/10
Première ascension de l’année
17/03/10
Ce matin grand ciel bleu et 7°C, pas de risque de verglas sur les routes, ni de rester congelé dans la descente. Altimètre du SRM réglé à 1315m, je plonge vers Aigle pour ma première sortie de montagne de 2010 ![]()
Je file dans le sillage de quelques voitures. Les conducteurs ont l’air assez étonnés de voir un cycliste à cette saison…
Après quelques kilomètres d’échauffement dans la vallée, face à la bise, j’entame la remontée vers Villars par Bex et Gryon. Cette voie a le double avantage d’être peu fréquentée par la circulation et moins pentue que la montée par Ollon. En effet mon vélo est toujours équipé d’un 39×23 plutôt juste pour une bosse de 10km…
Après la Mine de Sel de Bex, le premier km est raide, avec sans doute des passages avoisinant les 15%. La cadence dépasse à peine les 50rpm, ça va être dur…
Heureusement la suite est un peu moins corsée. Les jambes répondent bien, le 2x[20'@280W+10'@200W] prévu se transforme rapidement en une montée presque Full Gaz, il faut bien se faire un peu plaisir…
Je boucle les 9,8km et 740m D+ en 42’46, 282W NP et 62rpm. Vitesse ascensionnelle 1000m/h. Pas mal pour une montée en force.
Agréable confirmation de ce que j’ai entrevu jusqu’à présent, mes perfs actuelles sont au niveau de ce qu’elles étaient l’année dernière, mais avec environ 30% d’entrainement en moins en volume horaire. Comme quoi le travail qualitatif paye, vive le SRM!
Grand Chamossaire
15/03/10
Vive les vacances
14/02/10
Dimanche 07 Février
45TSS
Arrivé d’assez bonne heure à l’appart, j’en profite pour faire une séance de décrassage sur home trainer et clôturer ainsi ma semaine de récup. Il y a beaucoup de neige, ça s’annonce bien pour le ski.
Lundi 08 Février
150TSS
Grand beau temps, hop à 8h30 je chausse les skis de rando pour une petite sortie de repérage jusqu’à Bretaye, 500m D+.
Ici, c’est les vacances scolaires, ça se voit il y a du monde partout… Tranquillou, les pauses boisson sont nombreuses. En haut il fait -8°C, arrêt ravito avec le bonnet et 2 épaisseurs supplémentaires. Des travaux ont été faits pendant l’été, maintenant il y a un grand self, une boutique de skis et des WC dignes de ce nom (façon Stade de France, pour ceux qui connaissent!).
Descente tranquille, je croise 2 autres randonneurs.
Mardi 09 Février
79TSS
Dehors on n’y voit pas à 5m, je reste bien au chaud pour une séance de home trainer studieuse. 297W NP sur les 5 répétitions, RAS pour cette séance de Force.
Mercredi 10 Février
79TSS
Neige, neige et neige… Pas question de mettre le nez dehors. A 1 mois du début de saison FFC, je commence à inclure des sessions à intensité élevée, en vue d’enchaîner les séances de Gimenez à partir de mi-Mars. 5 répétitions aujourd’hui, dur dur! D’ailleurs je me suis trompé, j’ai fait 5x[1'(390W)+4'(250W)] au lieu de 5x[4'(250W)+1'(390W)], je ne sais pas si ça fait une grosse différence?
Jeudi 11 Février
85TSS
Tempête encore et toujours… Séance de vélocité, toujours sur le home trainer!
Vendredi 12 Février
Trop c’est trop, on rentre! 4×4 et pneus neige obligatoires.
Samedi 13 Février
Repos
Dimanche 14 Février
77TSS
De retour en Normandie, j’enfourche mon vélo pour la dernière fois de la semaine dans un froid glacial. Ici aussi il a neigé, les routes sont couvertes de congères et de plaques de verglas. Juste le temps d’accomplir la séance prévue, et hop vite au chaud!
Hop Suisse!
5/02/10
Course 2009-9 – Alpen Brevet (Suisse)
8/08/09
Samedi 08 Août 2009
173km – 4950m de dénivelé
1300 partants au total

Réveil à 5h30. Bonne nouvelle, il ne pleut pas, il n’y a pas de brouillard et il ne fait même pas froid! Petit déj’ classique, avec un gâteau de semoule en plus.
Tout est prêt pour cette nouvelle épopée montagnarde. C’est l’inauguration « officielle » de mes nouveaux maillots aux couleurs du blog! Je pars en cuissard court avec manchettes et gilet coupe-vent, mon imper et les genouillères dans les poches. Pas de place pour les gants longs. Je ne me charge pas trop en alimentation : 1,5L d’Isostar Long Energy, 2 barres Isostar Long Energy, 1 PowerBar Harvest et 2 pâtes d’amande Gerblé. Le reste ce sera les ravitaillements de l’organisation.
6h30, en route pour la ligne de départ à 2-3km. Il y a bien des sas comme en France, mais pas basés sur les n° de dossard: chacun se place dans celui qu’il souhaite en fonction de la vitesse moyenne qu’il prévoit sur la course! Pas sûr que chez nous un tel système soit envisageable… J’imagine le trash au départ de La Marmotte… De 14 à 26km/h, Faites votre choix. Je me mets dans le 22, pas trop loin de la tête. Pas de trace de la famille Rico, vu le temps je suppose que Laure joue la supportrice. Hughes est sans doute plus devant.
6h45, c’est le départ. Auto-discipline Suisse: chacun est parti depuis le sas correspondant à son niveau. Impensable je vous dis. A la sortie de Meiringen, première côte: 2km à 5%, c’est parti pour une folle chevauchée. Tout le monde est concentré, on ne rigole pas jusqu’à Innertkirchen…
Dès le pied du Grimselpass (2165m – 26,7km – 1536m D+) c’est le début des choses sérieuses. Il fait frais mais sec, temps idéal pour rouler fort.
Je ne me sens pas terrible, un peu mal à l’aise sur le vélo. Les jambes tournent bien mais je dois sans arrêt changer de position, et je suis souvent sur le 34×26. Moral moyen… Le cut à Airolo me fait peur, il faut que je monte les 2 premiers cols (2700m de dénivelé) à 225W sans connaître de problème mécanique pour y arriver dans les temps…
L’avantage des sas Swiss Made c’est qu’on se retrouve d’entrée avec des coureurs de son niveau. On peut donc prendre un rythme et suivre un groupe sans risquer de perdre du temps ou de se mettre dans le rouge.
J’arrive au sommet après 1h53 de course. 7′ d’avance sur l’horaire, c’est toujours ça de pris. Le moral remonte. 241W NP, 74rpm.
Premier ravito, organisation au top. Bénévoles en nombre, pas de cohue. Il y a même des arrosoirs de boisson énergétique pour remplir les bidons des plus pressés… Je remplis mes bidons de Maxim Energy Drink, puis je prends méthodiquement 1 gel High Energy, 1 Energy Bar et 1 demi banane. Suite à ma dernière grosse sortie j’essaye de soigner l’alimentation glucidique. Pas question de sêcher un ravito, et au moins 1 barre énergétique au cours de chaque montée.
La descente jusqu’à Gletsch m’avait été fatale en 2008. Cette fois il fait 12° à 2000m, aucun problème. Je savoure les lacets jusqu’à l’Hôtel Glacier du Rhône, où cette fois je tourne à droite en direction d’Ulrichen. Pas de Silver Tour cette année!
On arrive direct dans le Nufenenpass (2476m – 14km – 1135m D+). Je commence à me sentir mieux, tout content d’être parti pour au moins le Gold Tour.

C’est le col le plus raide de l’Alpen Brevet. J’alterne entre le 34×26 et le 34×29, qui fait merveille dans les 7 derniers kms… Après 2000m c’est le début de la fin. Les jambes vont bien, mais on s’enfonce de plus en plus dans le brouillard et la température baisse… Remake de 2008!
Je passe au sommet en 3h48, 12′ d’avance. 237W NP, 68rpm. Au ravito la soupe chaude est appréciée par tout le monde. Je mange à nouveau méthodiquement avant de me lancer dans la descente. Je suis mieux couvert que l’année dernière, mais il pleut de plus en plus et il n’y a quasiment pas de visibilité. A chaque virage il y a un coureur à terre. Rien de grave, mais je n’ai jamais vu autant de roues carbones fracassées… Au bout de quelques kms je suis trempé…
Dans la vallée les maisons changent un peu: de Suisse Alémanique on est passés dans le Tessin. Ici on ne parle plus le Suisse allemand, mais le Suisse italien. Qu’importe, ça reste de l’Etranger, et puis il pleut toujours…
Nouveau ravitaillement à la gare d’Airolo. Je suis largement dans les temps pour le cut, mais je suis trempé et j’ai le moral dans les chaussettes. Soit c’est le Platin Tour, et il reste environ 8h de vélo et 3 cols, soit c’est le Gold et seulement 4h et 2 cols. Les gars autour de moi sont super affutés, de vrais coursiers. A la bifurcation ils tournent à droite et moi à gauche, ce sera le Gold Tour… La pluie je n’ai jamais trop aimé, et je ne me sens pas la force de refaire 8h de route en haute montagne!
J’attaque donc la montée du Passo del San Gottardo (2108m – 13km – 944m D+) un peu déçu mais sans regret. On emprunte l’ancienne route, il n’y donc quasiment pas de voitures. Après quelques centaines de mètres, il y a un passage pavé. Je trouve ça plutôt marrant, surtout que je me sens vraiment de mieux en mieux. Un peu après, ça recommence.

Source: http://www.flickr.com/photos/9311562@N08/1185419302
Et fait le col est presque intégralement pavé. Je ne savais même pas que ça existait. Pensée horrifiante: et si la descente était pavée aussi? Je double pas mal de monde, on dirait le Tour des Flandres: quasi impossible de se mettre en danseuse sans patiner. Vive le 29! Tel Paris-Roubaix, on chasse le caniveau pour de courts moments de répit…
Je suis dans le même état d’esprit que pendant le RPE dans la Corniche Sublime lors de ma rencontre en pleine nuit avec les Rico. L’ascension du Gotthardpass est une expérience quasi mystique.
Je passe au sommet 236W NP, 71 rpm. Déjà 53km d’ascension et aucune baisse de régime. Nouveau ravito, je tends mon bidon au bénévole qui me pose une question incompréhensible en Etranger à laquelle je réponds par un Ya Ya signifiant en fait Ouais c’est ça remplis! Sauf que c’est de la soupe qui finit dans mon bidon sous les yeux du type très honoré qu’un français lui réclame 1L de sa préparation maison… Pas moyen de la jeter et de remplir mon bidon avec autre chose, l’honneur de la France est en jeu!
Je repars pour la descente, cette fois on emprunte la grande route, qui est une sorte d’autoroute de montagne. Bitume ultra lisse, grandes courbes quasiment sans freiner. Les voitures ne roulent pas assez vite. Normal vu que mon compteur indique 85km/h…
Le Gold et le Silver Tour se rejoignent à Andermatt pour la fin de la descente. Les derniers du petit parcours sont vraiment collés à la route.
Le passage à Wassen marque le début de l’ascension du Sustenpass (2224m – 17km – 1304m D+), dernière montée de la journée.

Source: http://www.bayerntourer.de/touren/schweiz/bern-wallis/motorradtour-schweiz-bern-wallis.htm
Cette fois la fatigue est là. Je ne me souviens plus trop à quelle altitude est le col, et je commence à regarder l’altimètre toutes les 3 minutes. Mauvais signe. En plus 2 gars me doublent facilement au pied, en discutant… Dur! Les 10km en ligne droite sont particulièrement pénibles, j’ai l’impression de faire du surplace… La soupe m’écœure.
A partir de 2000m c’est à nouveau le brouillard et la pluie. Pour passer le sommet du col il faut traverser un tunnel de 300m de long en faux-plat descendant. Le brouillard est épais à l’intérieur, on n’y voit rien. Seul le halo de lumière de la sortie permet de se repérer, c’est chaud.
231W NP, 70rpm. La dernière ascension a été dure mais je ne me suis pas effondré!
Dernier ravitaillement, puis c’est la descente vers Innertkirchen. 27km pour retomber de 2224m à 625m, dans le brouillard et sous une pluie battante. Par moment je claque des dents et je suis obligé de ralentir car j’ai les bras qui tremblent… Les freins ont un temps de latence de 2s environ, il faut d’abord que les patins déjà bien entamés arrivent à évacuer l’eau des jantes… C’est bizarre au début puis on s’habitue. A 1200m je sors du brouillard, et je roule avec 2 types. L’anglais a 1 SRM, c’est le 4ème que je vois de la journée, un record, surtout si on compte aussi les 3 PowerTap.
On arrive dans la dernière côte, chacun monte à son rythme, puis c’est l’arrivée à Meiringen, sous les applaudissements des courageux qui bravent la pluie. Look serpillière garanti pour tous les coureurs…
8h03 temps compteur, 8h22 temps organisation.
Au classement (non officiel) je termine 40è/559 sur le Gold Tour. Super parcours, super forme. Encore une fois dommage pour la météo…
Cette fois j’ai tenu les 71km d’ascension à environ 240W NP, ce qui renforce mes regrets pour La Marmotte! Je mets ce progrès sur le compte de la grosse sortie effectuée 9j avant, et sur une meilleure alimentation en cours de parcours: pas de panne d’essence sur la fin.
Aucun regret concernant le Platin Tour. D’ailleurs même Hughes Rico n’a réussi à le boucler qu’à sa 3ème tentative…
2008: Silver Tour, 2009: Gold Tour, 2010: ??
Meiringen J-1
7/08/09

Arrivé en Suisse de bonne heure ce matin, j’enfourche mon vélo pour une petite sortie tranquillou. Grand ciel bleu sur Meiringen, je n’ose pas trop y croire…
Je pars en direction d’Innertkirchen et du Grimselpass, au menu 1h30 en « cruising » sous le soleil. Il y a du monde en terrasse…

Pas mal de circulation sur la route du col, les Suisses ont sorti les belles voitures: Audi S4, Subaru Impreza, Mitsubishi Lancer, Mercedes AMG, etc. Pas trop tape à l’oeil en général, mais super efficace.
Je roule 1h environ en direction du Grimselpass, en profitant du paysage, avant de redescendre. Les montagnes sont bien moins impressionnantes que l’année dernière…
Je fais un peu de tourisme l’après-midi, je veux absolument profiter du beau temps pour aller voir de plus près le Glacier du Rhône. L’expérience magique du Franz Josef Glacier sans doute…

La montée vers le Grimselpass est superbe par temps dégagé. Les Suisses maitrisent vraiment la montagne, tout est hors norme: la route, les barrages et centrales hydro-électriques, les téléphériques…
J’ai hâte d’arriver en haut pour voir la descente jusqu’à Gletsch, qui a été si terrible en 2008 dans le froid glacial et le brouillard. Au sommet, pas de déception, la vue est somptueuse.

A part en photo je n’avais jamais vu un tel enchaînement de lacets… On distingue déjà le Glacier du Rhône en direction du Furkapass.

La descente jusqu’à Gletsch est sinueuse et rapide, la route est en super état. L’Hôtel Glacier du Rhône fait l’angle au carrefour entre le Furkapass et Ulrichen. Encore un super batiment style Belle Epoque, j’imagine les riches vacanciers qui devaient y séjourner au début du XXème siècle.

Montée vers le Furkapass et l’Hôtel Belvédère, le Glacier est proche.

La vue doit être incroyable depuis les chambres côté vallée. Pour une lune de miel ça doit être sympa, et puis ça peut permettre de voir si la mariée partage vraiment les mêmes trips…
Il y a quelques vrais montagnards avec crampons qui redescendent du Glacier encordés.

Au pied du Glacier on peut visiter une grotte, creusée de la main de l’homme. Sympa mais un peu trop touristique: tongs largement suffisantes.

La grotte de glace est long tunnel d’une cinquantaine de mètres éclairé par des néons incrustés dans les parois.

C’est le moment de rentrer pour aller faire une descente chez Coop : Ramseïer, Sugus, Cailler en quantités largement déraisonnables. Miam!
Je tombe par hasard sur une portion individuelle de fondue prête à réchauffer. Ce soir ce sera pâtes et orgie de fromage. Pas trop diététique, mais bon…
Premières gouttes de pluie!
Premières ascensions de l’année
27/03/09
C’est bon de retrouver la montagne à vélo ! Les conditions ne sont pas excellentes, mais on peut quand même se faire plaisir sans dépasser les 1300m d’altitude. Au dessus, la neige reprend ses droits pour quelques semaines encore.

Lundi, sortie de repérage, il fait beau et il y a juste 2-3 plaques de verglas. Première ascension, 11km et 950m de dénivelé (269W NP). Il faut retrouver le coup de pédale de montagne, pas facile de passer au 34×26 après 7 mois de plaine. Les gens montent en station avec les skis sur le toit de la voiture, je fais un peu figure d’extra-terrestre.
Mardi, il neige. Séance de Force sous-max sur home trainer en regardant tomber les flocons…
Mercredi le temps est encore moyen, il y a un peu de brouillard mais la route semble praticable. Je descends à vélo dans la vallée.

Excursion jusqu’au bord du Lac Léman, par moment il tombe de la neige fondue. J’ai un peu peur de ne pas pouvoir remonter… Je pousse jusqu’au Château de Chillon puis Montreux. Le lac est sombre, on ne voit même pas l’autre rive dans la brume. Pour en faire le tour (210km A/R) j’attendrai de meilleures conditions météo.
Retour par Aigle, les vignes sont accrochées à flanc de montagne, juste en dessous de la limite neige-pluie.

C’est de nouveau l’ascension, j’en profite pour faire du rythme : 2x[20'(280W)+15'(220W)]. La neige est présente dès 700m d’altitude, mais pas de problème d’adhérence. Ouf !

Bilan, sortie de 3h, pas hyper plaisante à cause de la météo, mais sans doute efficace. Je finis la journée au sauna !
Jeudi repos, enfin façon de parler, puisque comme tous les après midi de la semaine je fais du ski alpin.
Vendredi : Gimenez en côte, c’est bien plus dur que sur le home trainer. Exercice à 380W – Contre Exercice 260W (284W NP sur les 45′). Aïe Aïe ! Je comprends maintenant pourquoi les « non grimpeurs » ne peuvent suivre Contador (ou Ricco) quand ils accélèrent dans les cols. Je suis plus « Diesel » que « A coups »…
Stage en montagne
21/03/09

Ce soir je prépare mes affaires pour une semaine de vacances en montagne. Au programme ski de rando (il reste encore 190cm de neige !), mais aussi et surtout stage commando à vélo avec quelques ascensions à moyenne altitude (les routes devraient être dégagées jusqu’à 1300-1400m environ) et une sortie de 5h30. J’aurais bien tenté de faire le Tour du Lac Léman, mais 180km c’est encore un peu tôt dans la saison.
Du coup j’ai fait quelques modifications sur le vélo : exit les Cosmics Carbone, j’ai ressorti les Ksyrium, ça sent l’été ! Changement de braquets également : 34×50 et 12×26.
Super semaine en perspective, même si la météo s’annonce très moyenne. A suivre sur Twitter (@Oldenhorn)…


































