Suisse
Col de la Croix et Col du Pillon
42km – 1400D+ – 106TSS
Sortie matinale pour la première de l’été en Suisse romande. L’itinéraire est simple: départ de Villars sur Ollon (1305m) pour le Col de la Croix (1778m), descente jusqu’aux Diablerets (1160m), montée au Col du Pillon (1546m), puis retour par le même chemin.
A 8h du mat’ il fait drôlement froid à 1300m: 5°C. Dur! 300m de plat seulement pour rejoindre la route du col, et c’est parti pour une rampe assez sévère, le premier kilomètre doit bien être à 12-13% de moyenne. Sans échauffement préalable, 34×29 direct!
Cette prise de contact doit me permettre de faire le point concernant mes différents bobos (voir ici). C’est vite vu, j’ai mal partout…
Petite consolation, il fait beau et les paysages sont superbes. Il a neigé la veille, les sommets sont déjà blancs…
Après un court arrêt pour enlever le coupe vent, j’enchaîne sur le Col du Pillon, avec 4×3′@90rpm. Ça commence à aller mieux, mais j’ai la même sensation qu’à chaque première sortie en montagne: mal posé sur le vélo, ça part dans tous les sens et le pédalage est inefficace…
C’est d’ici que part le téléphérique qui permet de monter au glacier, à 3143m. Plus loin, c’est Gstaad et la Suisse alémanique. On verra une prochaine fois.
De retour aux Diablerets, j’attaque le Col de la Croix à nouveau, cette fois par le versant Nord. 8km à 7,5%, dans ce sens c’est une vraie ascension. De quoi se tester un peu, je monte à 250W pour voir ce que ça donne à un rythme « cyclo de montagne ». Bon, c’est moyen, et il ne reste plus que 5j avant la Vosgienne…
Mais ce qui compte avant tout, c’est de se faire plaisir. Et vu les paysages somptueux, le grand ciel bleu, et l’enchantement de grimper avec les Lightweight, c’est réussi quand même!
Course 2010-04 Alpen Brevet (Suisse-Cyclo)
Samedi 14 Août 2010
176km – 5200m D+
1500 partants

Réveil à 5h30. Ouch! Temps nuageux mais pas de pluie, 12°C.
6h30, sur le vélo, direction le départ. Auto-discipline Suisse, une merveille: chacun se place dans le sas correspondant à la vitesse moyenne qu’il prévoit: de 14 à 26km/h, faites votre choix! A des années lumières du joyeux bordel qu’est La Marmotte… Autre différence, il n’y a pas de cycliste du dimanche, que des coursiers, c’est impressionnant.
6h45, c’est parti. Death or Glory.
Dès la sortie de Meiringen, ça flingue à tout va. Patience, 245W NP, la route est longue.
Sustenpass I (2224m; 1494D+; 26,7km)
C’est la première fois que je monte par ce côté. Vu que ce n’était pas prévu, je n’ai pas étudié le profil avant de venir. Dans mes souvenirs, il y a une longue phase d’abord, façon Bourg d’Oisans – Col du Lautaret.
Effectivement, on emprunte une succession de montées – replats. Tout ce que je déteste, impossible de trouver son rythme, il faut sans arrêt alterner entre 34 et 50 dents.
Les premiers kilomètres serpentent entre les sapins, les paysages sont superbes, et la chaussée parfaite.
La route emprunte de nombreux tunnels, une merveille d’ingénierie.
Globalement, chacun est à sa place. Rien à voir avec les bouchons du Col du Glandon, où c’est la guerre pour passer…
Petit à petit on arrive en haute montagne, et on s’approche des nuages. Un allemand me demande à combien de watts je monte : « 240W, easy! ». Je navigue sans arrêt aux alentours d’une fille, Tina indique son dossard. Elle a fière allure sur son Trek Madone.
Je ne sais pas si les suisses veulent continuer à bâcher leurs glaciers pour les protéger du réchauffement climatique, mais en tout on en distingue plusieurs quand il n’y a pas trop de brouillard…
Au sommet (2224m), il fait 9°C et il pleut. Le Rain Brevet a commencé! 236W NP, tranquille. Orgie de gels et barres Maxim au ravito. Jusqu’ici tout va bien…
La descente jusqu’à Wassen est glaciale. Passé 60km/h, avec les Lightweight la moindre rafale de vent est assez flippante. Impossible de rouler droit, pas assez d’inertie. Je rêve d’une paire de Cosmics à 1800g!
Gotthardpass I (2106m; 1116D+; 17,4km)J’arrive péniblement en bas (1300D-) frigorifié, pour la partie la plus pénible du parcours, de Wassen à Andermatt. C’est un peu comme faire du vélo sur le Périph’ de Paris, le dénivelé en plus.
La route monte dans une succession de tunnels et de pare avalanche, au milieu des gaz d’échappement. Mercedes SLK, Audi RS et autres Porsche se succèdent.
Je ne me sens pas trop mal dans les épingles à cheveux, le Trek Madone est derrière.
Les derniers kms sont effectués sur l’ancienne route pavée. Au moins il n’y a pas de voitures!
Arrivée au sommet à 235W, nouvel arrêt au ravito. Vu l’heure, ça va être juste pour arriver à Airolo avant le cut du Platin Tour…
Descente un peu moins glaciale, on évite une bonne partie des pavés mais il reste quelques tronçons sur le bas. J’avance pas, ça secoue, c’est l’horreur…
Arrivée à Airolo à 11h15, heure du cut.
Le ravitaillement est installé à la gare. Gold ou Platin, telle est la question. Empire state of Mind me dit d’y aller, mais la raison l’emporte, ce sera le Gold Tour une nouvelle fois. En effet en 2009 j’étais arrivé 1/2h plus tôt, il y avait 300m D+ en moins jusque là, et finir vers 20h n’est pas très raisonnable…
Au carrefour, le signaleur m’interroge, « Gold or Platin? » – « Gold!« . A gauche, retour à Meiringen. Le Trek Madone prend à droite juste devant moi. Elle finira en 14h, chapeau bas!
Gotthardpass II (2106m; 901D+; 12,9km)
C’est l’heure de remonter par l’ancienne route, quasiment intégralement pavée. Moment unique!
Impossible de se mettre en danseuse, chasse au caniveau, 34×29. Un truc de fou ce col!
230W NP, ça commence à baisser. Stratégiquement, je m’arrête au sommet plutôt qu’à Andermatt. Sandwich Gruyère + viande des Grisons. Yes!
Nouvelle descente, par l’autoroute! 85km/h, les voitures ne roulent pas assez vite. Je me refais une ou deux frayeurs avec le vent…
Retour à Wassen pour le Susttenpass II (2124m; 1264D+; 17,2km).
Pas de problème au pied, je double un paquet de monde. J’ai la vision un peu scintillante assez rapidement, signal d’alerte ignoré dans l’euphorie du moment.
Après 850D+, c’est l’explosion pure et simple, avec une bonne grosse fringale des familles. Quand je réalise, il est trop tard, je suis tombé à 140W!
Je finis par m’arrêter 10 minutes pour manger et boire. Mes victimes du pied du col me doublent d’un air triomphant…
Je termine les 400 derniers mètres à 215W NP, ridicule…
Après le tunnel, sans brouillard cette fois, je m’arrête longuement au ravito. 10°C et pluie battante. Après 3 verres de soupe bouillante, je sors les genouillères et les gants longs pour entamer la longue descente jusqu’à Innertkirchen. Je suis tellement à l’ouest que j’ai mis du Coca dans mon bidon…
Impossible de rouler droit tellement j’ai les bras qui tremblent… On finit la descente à 3, puis je pars tout seul dans la côte d’Innertkirchen, pour finalement passer la ligne à Meiringen en 8h17 temps compteur, 8h46 temps organisation.
60ème/475. Pas si mal, malgré la méga hypoglycémie.
Pluie, froid, plus de 5000D+, encore une journée de vélo Epique avec un grand E. Mais est-ce que ce n’est pas pour ça qu’on s’entraîne toute l’année?
Première ascension de l’année
Ce matin grand ciel bleu et 7°C, pas de risque de verglas sur les routes, ni de rester congelé dans la descente. Altimètre du SRM réglé à 1315m, je plonge vers Aigle pour ma première sortie de montagne de 2010 ![]()
Je file dans le sillage de quelques voitures. Les conducteurs ont l’air assez étonnés de voir un cycliste à cette saison…
Après quelques kilomètres d’échauffement dans la vallée, face à la bise, j’entame la remontée vers Villars par Bex et Gryon. Cette voie a le double avantage d’être peu fréquentée par la circulation et moins pentue que la montée par Ollon. En effet mon vélo est toujours équipé d’un 39×23 plutôt juste pour une bosse de 10km…
Après la Mine de Sel de Bex, le premier km est raide, avec sans doute des passages avoisinant les 15%. La cadence dépasse à peine les 50rpm, ça va être dur…
Heureusement la suite est un peu moins corsée. Les jambes répondent bien, le 2x[20'@280W+10'@200W] prévu se transforme rapidement en une montée presque Full Gaz, il faut bien se faire un peu plaisir…
Je boucle les 9,8km et 740m D+ en 42’46, 282W NP et 62rpm. Vitesse ascensionnelle 1000m/h. Pas mal pour une montée en force.
Agréable confirmation de ce que j’ai entrevu jusqu’à présent, mes perfs actuelles sont au niveau de ce qu’elles étaient l’année dernière, mais avec environ 30% d’entrainement en moins en volume horaire. Comme quoi le travail qualitatif paye, vive le SRM!































