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Course 2011-05 La Marmotte

Samedi 02 Juillet 2011
Trophée Label d’Or FFC
174km – 4900D+
7000 partants

logo cyclosportive la marmotte

On y est, c’est aujourd’hui le Graal, la course tant décriée mais si fascinante que chaque année plus de 7000 cyclos venus du monde entier sont au départ. 174km, 4 cols, près de 5000m D+, un parcours dantesque et des paysages somptueux. LA cyclosportive.
Après un hiver studieux ma préparation a été fortement perturbée dès le mois de Mai avec presque 3 semaines d’arrêt forcé et au total seulement 2 séances de 6h ou plus. Un peu juste pour envisager une performance sur La Marmotte, d’autant plus que la Time ne m’a pas spécialement rassuré, avec une prestation sans étincelles.

Alpe d'Huez

Alpe d'Huez

Sur le vélo à 6h50, il ne fait que 6°C à l’Alpe d’Huez. La descente vers le départ à Bourg d’Oisans s’annonce glaciale… Cette année je pars dans la 2ème vague, finalement ce n’est pas mal car ça permet de gagner 1/2h de sommeil. De  toute façon il est inutile d’essayer d’accrocher la roue des meilleurs…

7h30, c’est parti pour une nouvelle grande journée de vélo!  Le plat jusqu’à Rochetaillée puis le pied du Barrage du Verney permet de se mettre en jambes tranquillement. L’ambiance est bon enfant, chacun adopte son rythme de croisière, j’en profite pour prendre les roues de ceux qui roulent vite. Pas question de prendre du vent sur le plat, mais pas question non plus de partir dans un faux rythme: les minutes sont assez difficiles à gagner comme ça dans les montées, il ne faut pas en perdre dans les vallées… C’est ma 5ème Marmotte, avec l’expérience la question n’est plus de savoir si je vais terminer, mais plutôt de savoir si je vais battre mon record, et de combien!

Au pied du Col du Glandon (1924m – 21km – 1200D+), premier arrêt pour enlever le coupe vent et faire pipi. Et oui, ça fait toujours ça de moins à hisser jusqu’au sommet!

Barrage de Grand Maison

Barrage de Grand Maison

Avec les années il est de plus en plus facile de partir doucement dans le Glandon. Les premières fois ça m’énervait toujours de me faire doubler par les papis de 70 ans et les obèses. Maintenant ça me fait plutôt sourire. Dès le Barrage de Grand Maison ils sont à l’agonie sur leur 39×23…
34×26 ou 34×29 par moment et 250W max au SRM, chaque W supplémentaire se paiera dans l’Alpe! A l’aise sur le vélo, les jambes répondent bien, je gère tranquillement la montée en profitant au maximum des 2 petites descentes et du replat pour récupérer. Sur le haut il y a de plus en plus de ravitos privés organisés par les agences de voyage spéciales hollandais ou danois. Au début je trouvais ça pas trop fair play, mais finalement ça permet de désengorger les piteux ravitaillements made in Sportcom, donc ce n’est pas plus mal.
Je bascule au sommet en 1h52, 1min de moins qu’en 2009, à 245W NP. Jusqu’ici tout va bien

Depuis l’année dernière la descente est neutralisée, à savoir que le chrono est arrêté jusqu’en bas de la descente. Bonne idée, il y a moins de kamikazes, et aussi il y a plus de signaleurs dans les virages dangereux. Comme il est assez rare que Sportcom fasse quelque chose de bien question organisation, il faut le signaler. Tout au long du parcours les gendarmes sont omniprésents, aux carrefours ou à moto, améliorant la sécurité.
+1 pour Sportcom et les forces de l’ordre.

Arrivé dans la Vallée de la Maurienne, une seule préoccupation: chopper un petit peloton de motos hollandaises pour rallier rapidement Saint-Michel de Maurienne. Coup de chance, le groupe se constitue très rapidement sous mon impulsion, on fera toute la vallée sur un bon rythme mais sans dépenser trop d’énergie. J’ai un point de repère pour évaluer ma forme du jour: 3-4km après le début du plat il y a 1 côte de 500-600m le long de l’A43. 2 possibilités: soit tu te mets en danseuse et les jambes te brûlent, c’est mal barré, soit ça passe tout seul et il y a de l’espoir pour la suite. Cette année ça va le faire!

Saint-Michel de Maurienne

Saint-Michel de Maurienne

Saint-Michel de Maurienne, fin de la récré. Après 3h05 il est temps d’attaquer le Col du Télégraphe (1566m – 10,7km – 760D+). 1 ou 2km me sont toujours nécessaires pour me mettre dans le rythme. Après, c’est du gâteau: pente régulière à 7-8%, revêtement nickel.

Lacet dans le Télégraphe

Lacet dans le Télégraphe

La montée est à moitié ombragée, les lacets s’enchaînent. Sur le haut le paysage est vertigineux, on peut voir l’autoroute 700m plus bas.

Vallée de la Maurienne

Vallée de la Maurienne

Au sommet je suis encore frais, jusqu’ici tout va bien. A 243W NP, personne ne m’a doublé dans la montée, et ça c’est bon pour le moral.

La descente jusqu’à Valloire est anecdotique, il faut enchaîner directement sur le Col du Galibier (2646m – 17km – 1200D+). Premier vrai arrêt au ravitaillement à la sortie du village. C’est de pire en pire, il n’y a même plus de Coca, juste un pauvre sirop tellement dilué qu’on n’en sent même pas le goût! Merci Sportcom

Plan Lachat

Plan Lachat

Jusqu’à Plan Lachat la montée est assez facile, puis passé 2000m ça se corse pas mal avec plus de 9% de moyenne jusqu’au sommet. On entre en Haute Montagne, le paysage devient lunaire. Respect…

Galibier

2000m: changement de monde

2000m ça doit constituer la barrière au delà de laquelle quelque chose se dérègle dans mon métabolisme: 20W perdus d’un coup! Pourtant je me sens vraiment bien , mais d’un coup j’avance beaucoup moins vite. Pour les autres ça a l’air encore pire, donc je garde le moral. Arrivé au tunnel, il reste encore 1km à 10%, celui-là c’est le meilleur. Quand je pense qu’à l’Etape du Tour ils ne vont pas l’emprunter, c’est dommage…

Sommet du Col du Galibier

Sommet du Col du Galibier

Je bascule en 5h24 (225W NP), en avance par rapport à mon meilleur temps. Yes! J’ai fléchi au delà des 2000m d’altitude, mais mon niveau de lucidité est bien supérieur à mes Marmottes précédentes. Jusqu’ici tout va bien…

A venir le tronçon le plus pénible, avec l’interminable descente vers Bourg d’Oisans via le Col du Lautaret.

Parc National des Ecrins

Parc National des Ecrins

Au début c’est une vraie descente pendant 8km, puis un long faux plat les 35 suivants. En plus on a un vent de face super violent, et croyez-moi quand je dis ça j’habite dans une région où il y a 365j de vent/an… Rapidement un gars me double comme une fusée, je prends son sillage, mais mon 51×12 est un peu juste, je vais avoir du mal à le relayer. On reprend des petits groupes petit à petit mais personne ne veut trop rouler.

Entre le Col du Lautaret et La Meije

Entre le Col du Lautaret et La Meije

Du coup on se retrouve à faire le travail à 2 ou 3 pour un peloton d’une vingtaine, agrippés au guidon dans les bourrasques et l’obscurité des tunnels. Pas moyen de manger ni de boire… Pas bon ça!

Barrage du Chambon

Barrage du Chambon

Au Barrage du Chambon les jambes répondent toujours bien, je commence à m’imaginer en train de claquer un 7h30 au sommet de l’Alpe. Je passe la côte qui me tue habituellement sans encombre et je continue à prendre des bons relais sur le replat avant d’arriver à Bourg d’Oisans.

Vallée de Bourg d'Oisans

Vallée de Bourg d'Oisans

6h25, plus que 14km avant l’arrivée! Jusque ici tout va bien…
Nouvel arrêt au ravito, toujours aussi pauvre, et c’est parti pour la grimpée de l’Alpe d’Huez (1860m – 14km -1100D+). La première rampe est toujours aussi terrible, mais comment font les pros pour avoir besoin de freiner dans la 1ère épingle à cheveux??

Alpe d'Huez: virage 21

Alpe d'Huez: virage 21

Bon ben là il n’y a pas photo, je n’avance plus, panne sèche. Je m’arrache en me disant qu’après La Garde la pente est moins élevée, mais arrivé là-haut, je suis encore plus collé… Longue agonie avec l’hypoglycémie la plus magistrale de ma carrière… Je n’ai rien avalé de concret depuis Plan Lachat, erreur fatale!

Entrée dans l'Alpe d'Huez

Entrée dans l'Alpe d'Huez

Chaque tour de pédale dure une éternité, vue scintillante, mon cerveau est déconnecté. J’ai beau manger tout ce qu’il me reste, c’est trop tard… 1h21 pour arriver en haut, plus mauvais temps de tous les temps! Et seulement 199W NP, encore plus mauvais que ma dernière heure la semaine dernière dans la canicule…

L’important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage.
7h46. Envolés les espoirs de 7h30…
Malgré tout je bats mon record de 5min, mais quel gâchis après avoir été super jusqu’au pied de l’Alpe… Comme chaque année la conclusion s’impose d’elle même: Il faudra absolument revenir dans un an, je suis sûr que je peux faire mieux!

C’est ça qui rend La Marmotte unique: quelques heures seulement après voir enduré la pire souffrance dans l’Alpe d’Huez, je fais déjà des plans pour l’année d’après!

Course 2011-04 La Time Megève Mont-Blanc

Dimanche 12 Juin 2011
Trophée Label d’Or FFC
133km – 3300D+
1900 partants au total

Cyclosportive Time Megève Mont-Blanc 2011Cette année le départ a lieu à Sallanches, il faudra enchaîner la Colombière, la Croix Fry, les Aravis et les Saisies avant d’arriver à Megève. Pas de stress, mon dossard protégé me permet de m’échauffer correctement avant de retrouver Alban en tête de peloton, quelques minutes seulement avant que la course ne soit lancée.

Alban et moi

L'iPhone d'Alban nous immortalise au départ

La fréquentation est un peu en baisse par rapport aux années précédentes, mais malgré tout le peloton reste impressionnant. Après quelques secondes de silence en mémoire de Boris, victime l’an passé d’une chute mortelle, le départ est donné.

Courbe de puissance SRM Time Megève Mont-Blanc 2011L’objectif est simple: rester en tête de course jusqu’au pied de la Colombière. En roulant intelligemment, ça devrait pouvoir se faire sans dépenser trop de forces. Quitte à partir avec les costauds autant en profiter pour leur sucer la roue héhéhé… et puis ça fera quelques minutes de gagnées sur le gros de la troupe.
Aussitôt dit, aussitôt fait. A peine le portique de départ passé, on embraye pour rester devant. Finalement ça ne roule pas si fort, je m’attendais à ce que les pros mettent tout le monde en file indienne à 50-55 au compteur. Au lieu de ça la tête du peloton est assez compacte, ça frotte comme dans les cyclos de plaine, au milieu des ronds-points et des ilots directionnels, que les inconscients s’obstinent à contourner par la gauche de la route…
Scionzier est atteint en 24 minutes à 43km/h de moyenne et « seulement » 254W NP, tranquille.

Le gyrophare de la voiture ouvreuse est juste devant, mais plus pour longtemps car dès le pied du Col de la Colombière (1613m – 17km – 6,5%) c’est chacun pour soi. Alban me double définitivement après quelques minutes, un vrai avion… Le SRM affiche 280-290W durant les 20 premières minutes, puis le passage au Reposoir est l’occasion de lever le pied, il faut en garder pour les autres ascensions. La longue et (très) dure ligne droite finale me permet d’estimer mon retard sur la tête de course à 6-7minutes environ. Pas si mal pour une ascension de 1h02 à 270W NP. Le premier ravitaillement est expédié en une trentaine de secondes seulement, merci aux bénévoles.

Après le Grand Bornand une espèce faux plat casse patte m’annonce que je vais être en sub-crampes toute la journée (quadriceps limite dès que je me mets en danseuse après un long temps de roue libre). A mon avis je n’ai pas assez bu hier soir, et le sel du jambon et du fromage ont fait le reste.
A Saint Jean de Sixt c’est déjà la bifurcation entre le petit et les autres parcours. A droite direction Thônes et sa ligne droite à près de 80km/h. Heureusement il n’y a pas de vent, avec les Lightweight c’est pas plus mal.

Le Col de la Croix Fry (1467m – 12km – 6,7%) arrive vite, en général c’est là qu’on sait si ça va le faire ou pas pour le reste de la course. Jusqu’à Manigod ça va pas mal, il y a déjà moins d’avions que dans la Colombière: les vrais costauds sont devant, les autres ont explosé! Je gère sans m’affoler à 250W NP jusqu’au sommet. Au lieu de m’enflammer un peu dans le 1er col j’aurais mieux fait d’en garder un peu plus pour la suite… Cette fois pas de ravito, les Aravis sont proches.

Oldenhorn dans le Col des Aravis

Maillot ouvert, ça chauffe

Après une courte descente jusqu’à La Clusaz où on rejoint le petit parcours il faut enchaîner sur le final du Col des Aravis (1486m – 3,6km – 6,4%), avec ses 2-3 larges lacets au milieu des alpages, superbe. Une formalité à 252W NP sans forcer. Nouvelle pause boisson au sommet avant d’entamer la descente la plus dangereuse du parcours. Il y a eu une chute dans le tunnel, comme d’habitude. L’absence du SAMU est rassurante. Encore un qui s’est pris le mur côté gauche, mais sans trop de dégâts par chance. La course est neutralisée pendant une dizaine de minutes, on repart doucement en file indienne jusqu’à Flumet, ce qui n’empêche pas les gros malins de couper les virages et de doubler par la droite. A part une greffe de cerveau, on ne peut rien pour eux…

Le Col des Saisies (1650m – 14km – 5,2%) est le dernier de la journée. Cette année on ne descend pas les Gorges de l’Arly mais on remonte direction Megève avant de tourner à droite à la fromagerie. Après la bifurcation du moyen et du grand parcours il n’y a plus grand monde sur la route, la montée s’annonce assez solitaire! Après 1km je croise déjà les premiers: une échappée de 8 avec 1 Saur-Sojasun, 3 Ag2r, 1 FdJ et l’incontournable Nicolas Roux auxquels ils laisseront finalement la victoire à Megève… Niveau relevé!
La 4ème et dernière ascension s’annonce usante, d’autant qu’on emprunte le traditionnel détour par Crest Voland qui avec sa petite descente ajoute une bonne centaine de mètres de D+.
Je suis le plus souvent en 39×29, un peu collé, avec pas mal de fatigue dans les bras et le haut du dos. Personne ne me double dans la montée, c’est toujours bon pour le moral, surtout que je rattrape une bonne dizaine de coureurs. Au moins la capteur de puissance permet de bien gérer son effort en montagne! 245W NP dans ce dernier col, il ne reste plus qu’à rentrer sur Megève.
Heureusement la DDE a refait la route dans les passages les plus mauvais depuis mon passage de la fin Avril, ce qui rend la descente un peu moins cahotique.
De Flumet à Megève on a le vent de dos pour une fois, ça aide bien pour ce long faux-plat montant!

Je passe la ligne en 5h02 temps compteur, 5h13 temps organisation. Les 10 minutes d’arrêt forcé dans la descente des Aravis ne changent pas grand chose au classement final. Meilleure perf. sur la Time à 239W NP contre 228 en 2010 avec 600D+ en moins et 232 en 2009.
112/476 sur le 133kms, les temps de passage intermédiaires à la Croix Fry montrent que sur le 105 je me serais situé aux environ de la 50ème place/675.
Globalement je suis donc satisfait même si les quasiment 3 semaines d’arrêt forcé au mois de Mai ont bien cassé ma préparation. A la Marmotte ça va être chaud car le D+ n’a rien à voir…

Course 2011-03 La Flèche Normande

Dimanche 1er Mai 2011
Trophée National Ufolep
150km
400 partants

La Flèche Normande 2011

La Flèche Normande 2011

Après le doublé Scott 1000 BossesReconnaissance de la Time de la semaine dernière, c’est une  course à domicile qui m’attend ce week-end. Les organisateurs ont décidé de modifier la date de leur épreuve en la faisant passer du mois de Septembre au premier dimanche de Mai. Du coup cette année pas de Blé d’Or, 55 minutes de voiture au lieu de 2h30, le choix est vite fait!

Cette semaine j’ai essayé de récupérer mes 650TSS de dimanche et lundi derniers, avec seulement 2 séances de HT. Une jeudi avec 3×12′ avec alternance de 2′@290W et 2′@320W où j’ai fini à la limite des crampes, et une samedi où le 2x[4x(2'@330W+2'@150W)] s’est fini dès la fin du premier intervalle avec des jambes dures comme du bois et une FC beaucoup trop haute… C’est mal barré!

Dès l’échauffement je vois que ça ne va pas le faire pour 150km à fond. Heureusement cette fois, contrairement à l’année dernière, le départ est neutralisé jusqu’au pied de la première côte, ce qui me permet de remonter sans trop forcer et d’avoir un placement correct.
Le peloton explose dès les premiers mètres d’ascension et après 8’30@325W NP on n’est plus qu’une centaine dans le groupe de tête. Première descente et première chute, à près de 70km/h j’espère que ceux qui sont tombés ne se sont pas fait trop mal… Aïe aïe!
L’enchainement de montées et de descentes dans le bocage du Pays d’Auge continue à faire la sélection par l’arrière, chaque côte est montée à 300-400W, et avec un bon vent de 3/4 ça bordure pas mal sur le plat. Alexandre Pichot de Europcar a l’air de se promener, en manches longues et corsaire il n’a même pas encore transpiré..
Après 1h on ne doit plus être qu’une quarantaine devant, ça devient dur pour moi, même si je ne m’attendais pas à accrocher le bon wagon.
Après 1h30 les jambes disent stop au pied de la nième côte, je suis complètement collé… Pas trop surpris (285W NP depuis le départ), je coupe pour rentrer directement à Cabourg, abandon et fin de la 1ère partie de la saison.

Course 2011-02 La Scott 1000 Bosses

Dimanche 24 Avril 2011
Trophée Label d’Or
135km – 2700D+
1300 partants

Cyclosportive La Scott 1000 Bosses 2011

La Scott 1000 Bosses 2011

Premier long déplacement de l’année, et première tout court, fini la voiture, vive l’avion!

1. Mettre le vélo dans un sac de transport adapté au voyage en soute…

Housse de vélo Evoc

Sac à vélo Evoc

Après une petite trentaine de minutes (la première fois c’est toujours plus long), le vélo est paré. Roues, guidon, tige de selle, dérailleur arrière démontés. Poids total: 21kg, heureusement qu’il y a les roulettes…

2. Aller à l’aéroport et partir pour Lyon. RAS, chez Air France le transport du vélo est gratuit. Le mien voyage à côté de celui d’Amaël Moinard (BMC Pro Team) qui se rend en Suisse pour le Tour de Romandie la semaine prochaine!

Air France Caen - Lyon

Caen - Lyon par Air France

3. 4h après le départ de la maison, remonter le vélo (15 minutes) et partir rouler dans les Monts du Lyonnais. Le top!

Dimanche matin, je prends le temps de m’échauffer correctement avant d’aller prendre place sur la ligne de départ. De toutes les manières le sas des « prioritaires » comprend environ 150 coureurs, auxquels il faut rajouter tous ceux qui ont un vélo Scott. Autant dire qu’il n’y a aucune chance de faire la course en tête pour les « autres »… L’année prochaine je pense que je vais maquiller mon vélo avec des autocollants!
Le speaker annonce 1300 partants sur le grand parcours, je suis au milieu du sas des « autres », donc sans doute aux alentours de la 700ème place.

Le départ est donné à l’heure, et après une descente d’un ou deux kms on attaque la première difficulté, la Côte de Sainte Consorce. Immédiatement le gros peloton vole en éclats, chacun monte à bloc.

Paysage des Monts du Lyonnais

Monts du Lyonnais

L’ascension me prend 8min@312W, les jambes répondent bien, bonne montée sans me mettre trop dans le rouge.

Immédiatement après il faut enchaîner sur le Col de la Luère (6km à 6%), qui continue de faire le ménage. Je me retrouve dans un groupe d’une cinquantaine, en poursuite derrière ce qu’il reste des « prioritaires » (Nicolas Fritsch, Philippe Gaumont, etc.)

Scott 1000 Bosses Col de la Luère

Col de la Luère

On passe au sommet en 18min45@297W. Jusqu’ici tout va bien.
La sélection est faite, il n’y a plus qu’à enchaîner une belle partie de montagnes russes sans grosse difficulté pendant une cinquantaine de minutes: Col de Malval (7min@285W), Col des Brosses (7min30@271W), Côte de Duerne (8min30@274W).

Erreur de stratégie, j’ai fait le choix de partir moins chargé en boisson et de stopper au 2ème ravitaillement. Le problème c’est que tous ceux de mon peloton avaient  prévu de se faire passer des bidons à la volée par leur assistance perso, donc au sommet de la Côte de Duerne je suis le seul à m’arrêter… Adieu!

Après 1/2h seul dans la pampa un nouveau groupe me rattrape peu avant la Côte d’Aveize (17min40@290W) où à nouveau tout explose. On se retrouve à une quinzaine devant pour la 2ème ascension du Col des Brosses (20min@270W), mais cette fois on emprunte une toute petite route avec des passages bien pentus (15%?). Finalement je suis bien content d’avoir monté un 39×29!

Il n’y a plus qu’à dérouler dans le Col de Malval (7min@265W) avant d’attaquer la difficulté finale, la Côte de la Croix du Ban (9min15@282W), qui finit d’achever tout le monde.

Après une descente un peu périlleuse en zone  urbaine, il ne reste plus que le faux plat d’arrivée (1min@310W).

Distribution puissance Scott 1000 Bosses 2011

Distribution puissance

Le graphe de distribution de la puissance montre que j’ai passé en temps cumulé plus d’une heure au dessus de 300W, ce qui constitue sans doute une première.

Classement final: 157ème (135km en 4h11, 256W NP), superbe cyclosportive avec un parcours hyper sélectif et pas un mètre de plat. Niveau physique, je suis content, mais niveau stratégie de course il y a encore du boulot! Pour finir dans les 100 premiers, soit il faut se contenter de 2L de boisson, soit il faut une assistance personnelle…

Course 2011-01 La Coulainaise

Samedi  02 Avril 2011
Trophée Label d’Or FFC
155km – 1400D+
Environ 500 partants sur le grand parcours

La Coulainaise 2011

Comme d’habitude le départ est donné à 12h, une idée de génie pour ceux qui comme moi ont quelques heures de route pour venir… En plus l’autoroute entre Caen et Le Mans est enfin terminée, plus de 1/2h de gagnée sur le temps de parcours! Cerise sur le gâteau, il fait tout juste 20°C de plus que l’année passée.

A la remise des dossards les organisateurs sont victimes de leur succès, grosse dose de patience nécessaire pour arriver à s’engager sur place. Comme d’habitude il y a quelques râleurs qui ne manquent pas de faire connaître leur mécontentement…
Malgré tout j’arrive quand même à être sur le vélo à temps pour un bon échauffement avant de prendre place sur la ligne. Une nouvelle fois le départ se fait par vagues, en fonction des catégories (donc de l’âge).

6 minutes après les premiers, la dernière vague, dont je fais partie, est lâchée. Les sensations sont bonnes, je sens que je vais pouvoir envoyer. Pas de jambes dures comme du bois après 2km, c’est là qu’on se rend compte que l’échauffement est primordial… Le départ est comme d’habitude dans les cyclos de plaine assez rapide, mais sans plus vu que le vent est favorable.
Le parcours est usant d’entrée, avec de nombreux faux plats et relances. Après un bon 1/4h à 268W NP ça commence à bastonner sérieusement avec 20 minutes à 315W NP au bout desquelles on rattrape le peloton précédent. Le Col de la Source approche (dans les Alpes Mancelles, ça ne s’invente pas), je reconnais l’endroit où j’ai explosé lamentablement l’année passée. Cette fois-ci, même pas mal;-)
La première vague est engloutie rapidement, mais ça commence à frotter pas mal et une grosse chute à lieu au milieu du paquet qui compte maintenant environ 200 coureurs.
Condamné à une chasse quasi solitaire, je passe les 10 minutes suivantes à 330W NP, parfois relayé par un gars qui sprinte 30s à 500W avant d’exploser… Malheureusement le Col (2,5km) arrive un peu trop et malgré une montée à 300W au SRM je ne reverrai pas la tête. Je me relève après la descente après 1h à 300W NP. Bonne grosse séance d’entrainement des familles…
Le reste de la course se limite à une séance en peloton, moi qui n’avais pas roulé en groupe depuis la Flèche Normande en septembre, ça me fait une super sortie.
Au final on arrive pour la place de 80ème, dont je ne dispute pas le sprint. 155km, 1400D+ à 249W NP avec un premier 105 minutes à 293W NP, content pour un début de saison.

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