Articles avec le tag ‘Cyclosportive’
Course 2011-07 La Viking 76
Dimanche 02 Octobre 2011
105km – 650D+
490 partants
Une fois n’est pas coutume, le temps est estival en ce début Octobre pour la dernière cyclosportive de la saison. Habituellement caractérisée par des conditions météo apocalyptiques, la Viking 76 se déroule cette année sous un grand ciel bleu avec une température proche de 25°C!
Parti en retard de la maison, j’arrive sur place vers 8h15. Pas de chance le départ du petit parcours est à 8h45. 1/2h pour retirer le dossard, s’habiller et s’échauffer ça va être très juste… Finalement j’arrive sur la ligne à 8h44, en 480ème position et avec seulement 300m dans les jambes.
Je passe la ligne avec déjà 2’15 de retard sur la tête du peloton, c’est pas gagné. Bon de toute façon je suis juste là pour faire des kils tranquille et conclure correctement ma saison 2011. Les premiers kms sont tout plats en bord de Seine, dans le brouillard et avec une humidité incroyable.
A l’arrière, l’ambiance est bon enfant, certains roulent déjà à 25 les mains en haut du guidon.
Après 10km d’échauffement la côte de Duclair termine de faire exploser le peloton. 1km@5%, rien de bien impressionnant… L’objectif du jour est simple: ne pas s’occuper des autres, rouler à 200-240W sur le plat, 300W dans les bosses et pas de chute. Mise en application immédiate avec 3’15@310W, les jambes répondent bien.
Au sommet déjà le brouillard commence à se lever. Rapidement c’est un beau ciel bleu qui nous accompagne sur le joli parcours dans le pays de Caux. L’organisation est au top, motards, signaleurs, rien à redire. Pourtant une partie du circuit s’approche de Rouen, et en zone péri-urbaine pas facile d’organiser une course de vélo.
Les petites bosses d’1 ou 2km s’enchaînent, à chaque fois les 300W suffisent pour remonter d’un peloton. 105km, c’est court et on arrive déjà dans la dernière montée.
Je discute avec un concurrent qui porte un cuissard Web Cycle, une boutique de VPC qui s’est montée récemment à Saint Hilaire du Harcouët. Maintenant ils ont aussi un magasin physique. Je dois reconnaître que ça me démange de plus en plus…
Pour le fun je roule à bloc avec un groupe de 5-6 pendant les 15 dernières minutes (275W de moyenne). A 1km de l’arrivée je frôle la catastrophe, il y a un gros con (le 880, il se reconnaitra), qui attaque de l’arrière et se rabat sur moi en m’accrochant le guidon, manquant de mettre par terre à 40km/h. Pas un mot d’excuse bien sûr… Après l’avoir rattrapé je l’ai bien pourri celui là! Incroyable, tout ça pour la 160ème place!
Au bilan, bonne petite course de fin de saison, pour une fois avec du beau temps. Les 105kms sont bouclés en 3h04, 244W NP à la cool. Le record de participation a été battu avec 1000 partants sur les 2 parcours, une juste récompense pour les organisateurs de cette cyclosportive qui gagnerait à être plus connue.
Course 2011-06 La Vélotoise
Dimanche 21 Août 2011
133km – 2000D+
500 partants
Après La Flèche Normande, 2ème course « à domicile » de la saison. Le départ de Figeac se situe à environ 1h15 de voiture seulement de Prayssac, notre lieu de vacances dans le Lot. La météo prévoit un petit 39°C à l’ombre l’après-midi, il y a intérêt de rentrer de bonne heure pour ne pas finir rôti…
Le départ est donné vers 9h après un petit discours du Préfet du Lot, un cycliste, qui doit participer à la course. La traversée de Figeac est neutralisée, ainsi que le début de la première ascension du jour. En mode « vacances », je reste tranquille jusqu’au départ réel. Le peloton est lâché à mi-côte, après 8min@259NP. Les Elite ont décidé de visser d’entrée, il y a des coureurs éparpillés partout. Comme à la 77 en 2009, je roule sans pression, atteignant le sommet en 9min@304NP. Mine de rien je ne suis pas très loin de la tête de course, la voiture ouvreuse ne se trouve qu’une centaine de mètres devant.
Après un court replat, il faut enchaîner sur une 2ème montée, 3,5km à 5%. L’écrémage est fait, je me retrouve vite seul dans la pampa. Il n’y a plus qu’à profiter du (superbe) paysage…
Malheureusement une faute de concentration aux alentours du 46ème km me coûte une belle chute en pleine descente. Un trou, et hop par terre… 1/10è de seconde d’inattention au mauvais moment suffit parfois… Un peu KO, je suis râpé de partout, casque fendu, cale et boucle de chaussure cassées, cuissard et maillot HS. Côté vélo pas de gros dégât, patte de dérailleur arrière tordue. Heureusement elle est en alu, donc facile à redresser!
Fin de course, je rentre à Figeac au ralenti en prenant un raccourci. A l’arrivée, les secouristes me nettoient et désinfectent de partout. Merci à eux!
Prochaine course: la Vélotoise
Le 21 Août course quasiment à domicile vu qu’on sera en vacances dans le Lot près de Cahors… Pour des questions de calendrier je n’avais jamais eu l’occasion de participer à la Vélotoise, organisée par le Vélo Club Figeacois dans le nord du département.
Le grand parcours fait 133km et 2000D+, de quoi se faire plaisir sur les superbes routes du Lot. En espérant qu’il ne fera pas trop chaud, car le départ à 9h n’est pas très matinal…
Course 2011-05 La Marmotte
Samedi 02 Juillet 2011
Trophée Label d’Or FFC
174km – 4900D+
7000 partants

On y est, c’est aujourd’hui le Graal, la course tant décriée mais si fascinante que chaque année plus de 7000 cyclos venus du monde entier sont au départ. 174km, 4 cols, près de 5000m D+, un parcours dantesque et des paysages somptueux. LA cyclosportive.
Après un hiver studieux ma préparation a été fortement perturbée dès le mois de Mai avec presque 3 semaines d’arrêt forcé et au total seulement 2 séances de 6h ou plus. Un peu juste pour envisager une performance sur La Marmotte, d’autant plus que la Time ne m’a pas spécialement rassuré, avec une prestation sans étincelles.
Sur le vélo à 6h50, il ne fait que 6°C à l’Alpe d’Huez. La descente vers le départ à Bourg d’Oisans s’annonce glaciale… Cette année je pars dans la 2ème vague, finalement ce n’est pas mal car ça permet de gagner 1/2h de sommeil. De toute façon il est inutile d’essayer d’accrocher la roue des meilleurs…
7h30, c’est parti pour une nouvelle grande journée de vélo! Le plat jusqu’à Rochetaillée puis le pied du Barrage du Verney permet de se mettre en jambes tranquillement. L’ambiance est bon enfant, chacun adopte son rythme de croisière, j’en profite pour prendre les roues de ceux qui roulent vite. Pas question de prendre du vent sur le plat, mais pas question non plus de partir dans un faux rythme: les minutes sont assez difficiles à gagner comme ça dans les montées, il ne faut pas en perdre dans les vallées… C’est ma 5ème Marmotte, avec l’expérience la question n’est plus de savoir si je vais terminer, mais plutôt de savoir si je vais battre mon record, et de combien!
Au pied du Col du Glandon (1924m – 21km – 1200D+), premier arrêt pour enlever le coupe vent et faire pipi. Et oui, ça fait toujours ça de moins à hisser jusqu’au sommet!
Avec les années il est de plus en plus facile de partir doucement dans le Glandon. Les premières fois ça m’énervait toujours de me faire doubler par les papis de 70 ans et les obèses. Maintenant ça me fait plutôt sourire. Dès le Barrage de Grand Maison ils sont à l’agonie sur leur 39×23…
34×26 ou 34×29 par moment et 250W max au SRM, chaque W supplémentaire se paiera dans l’Alpe! A l’aise sur le vélo, les jambes répondent bien, je gère tranquillement la montée en profitant au maximum des 2 petites descentes et du replat pour récupérer. Sur le haut il y a de plus en plus de ravitos privés organisés par les agences de voyage spéciales hollandais ou danois. Au début je trouvais ça pas trop fair play, mais finalement ça permet de désengorger les piteux ravitaillements made in Sportcom, donc ce n’est pas plus mal.
Je bascule au sommet en 1h52, 1min de moins qu’en 2009, à 245W NP. Jusqu’ici tout va bien…
Depuis l’année dernière la descente est neutralisée, à savoir que le chrono est arrêté jusqu’en bas de la descente. Bonne idée, il y a moins de kamikazes, et aussi il y a plus de signaleurs dans les virages dangereux. Comme il est assez rare que Sportcom fasse quelque chose de bien question organisation, il faut le signaler. Tout au long du parcours les gendarmes sont omniprésents, aux carrefours ou à moto, améliorant la sécurité.
+1 pour Sportcom et les forces de l’ordre.
Arrivé dans la Vallée de la Maurienne, une seule préoccupation: chopper un petit peloton de motos hollandaises pour rallier rapidement Saint-Michel de Maurienne. Coup de chance, le groupe se constitue très rapidement sous mon impulsion, on fera toute la vallée sur un bon rythme mais sans dépenser trop d’énergie. J’ai un point de repère pour évaluer ma forme du jour: 3-4km après le début du plat il y a 1 côte de 500-600m le long de l’A43. 2 possibilités: soit tu te mets en danseuse et les jambes te brûlent, c’est mal barré, soit ça passe tout seul et il y a de l’espoir pour la suite. Cette année ça va le faire!
Saint-Michel de Maurienne, fin de la récré. Après 3h05 il est temps d’attaquer le Col du Télégraphe (1566m – 10,7km – 760D+). 1 ou 2km me sont toujours nécessaires pour me mettre dans le rythme. Après, c’est du gâteau: pente régulière à 7-8%, revêtement nickel.
La montée est à moitié ombragée, les lacets s’enchaînent. Sur le haut le paysage est vertigineux, on peut voir l’autoroute 700m plus bas.
Au sommet je suis encore frais, jusqu’ici tout va bien. A 243W NP, personne ne m’a doublé dans la montée, et ça c’est bon pour le moral.
La descente jusqu’à Valloire est anecdotique, il faut enchaîner directement sur le Col du Galibier (2646m – 17km – 1200D+). Premier vrai arrêt au ravitaillement à la sortie du village. C’est de pire en pire, il n’y a même plus de Coca, juste un pauvre sirop tellement dilué qu’on n’en sent même pas le goût! Merci Sportcom…
Jusqu’à Plan Lachat la montée est assez facile, puis passé 2000m ça se corse pas mal avec plus de 9% de moyenne jusqu’au sommet. On entre en Haute Montagne, le paysage devient lunaire. Respect…
2000m ça doit constituer la barrière au delà de laquelle quelque chose se dérègle dans mon métabolisme: 20W perdus d’un coup! Pourtant je me sens vraiment bien , mais d’un coup j’avance beaucoup moins vite. Pour les autres ça a l’air encore pire, donc je garde le moral. Arrivé au tunnel, il reste encore 1km à 10%, celui-là c’est le meilleur. Quand je pense qu’à l’Etape du Tour ils ne vont pas l’emprunter, c’est dommage…
Je bascule en 5h24 (225W NP), en avance par rapport à mon meilleur temps. Yes! J’ai fléchi au delà des 2000m d’altitude, mais mon niveau de lucidité est bien supérieur à mes Marmottes précédentes. Jusqu’ici tout va bien…
A venir le tronçon le plus pénible, avec l’interminable descente vers Bourg d’Oisans via le Col du Lautaret.
Au début c’est une vraie descente pendant 8km, puis un long faux plat les 35 suivants. En plus on a un vent de face super violent, et croyez-moi quand je dis ça j’habite dans une région où il y a 365j de vent/an… Rapidement un gars me double comme une fusée, je prends son sillage, mais mon 51×12 est un peu juste, je vais avoir du mal à le relayer. On reprend des petits groupes petit à petit mais personne ne veut trop rouler.
Du coup on se retrouve à faire le travail à 2 ou 3 pour un peloton d’une vingtaine, agrippés au guidon dans les bourrasques et l’obscurité des tunnels. Pas moyen de manger ni de boire… Pas bon ça!
Au Barrage du Chambon les jambes répondent toujours bien, je commence à m’imaginer en train de claquer un 7h30 au sommet de l’Alpe. Je passe la côte qui me tue habituellement sans encombre et je continue à prendre des bons relais sur le replat avant d’arriver à Bourg d’Oisans.
6h25, plus que 14km avant l’arrivée! Jusque ici tout va bien…
Nouvel arrêt au ravito, toujours aussi pauvre, et c’est parti pour la grimpée de l’Alpe d’Huez (1860m – 14km -1100D+). La première rampe est toujours aussi terrible, mais comment font les pros pour avoir besoin de freiner dans la 1ère épingle à cheveux??
Bon ben là il n’y a pas photo, je n’avance plus, panne sèche. Je m’arrache en me disant qu’après La Garde la pente est moins élevée, mais arrivé là-haut, je suis encore plus collé… Longue agonie avec l’hypoglycémie la plus magistrale de ma carrière… Je n’ai rien avalé de concret depuis Plan Lachat, erreur fatale!
Chaque tour de pédale dure une éternité, vue scintillante, mon cerveau est déconnecté. J’ai beau manger tout ce qu’il me reste, c’est trop tard… 1h21 pour arriver en haut, plus mauvais temps de tous les temps! Et seulement 199W NP, encore plus mauvais que ma dernière heure la semaine dernière dans la canicule…
L’important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage.
7h46. Envolés les espoirs de 7h30…
Malgré tout je bats mon record de 5min, mais quel gâchis après avoir été super jusqu’au pied de l’Alpe… Comme chaque année la conclusion s’impose d’elle même: Il faudra absolument revenir dans un an, je suis sûr que je peux faire mieux!
C’est ça qui rend La Marmotte unique: quelques heures seulement après voir enduré la pire souffrance dans l’Alpe d’Huez, je fais déjà des plans pour l’année d’après!
Course 2011-04 La Time Megève Mont-Blanc
Dimanche 12 Juin 2011
Trophée Label d’Or FFC
133km – 3300D+
1900 partants au total
Cette année le départ a lieu à Sallanches, il faudra enchaîner la Colombière, la Croix Fry, les Aravis et les Saisies avant d’arriver à Megève. Pas de stress, mon dossard protégé me permet de m’échauffer correctement avant de retrouver Alban en tête de peloton, quelques minutes seulement avant que la course ne soit lancée.
La fréquentation est un peu en baisse par rapport aux années précédentes, mais malgré tout le peloton reste impressionnant. Après quelques secondes de silence en mémoire de Boris, victime l’an passé d’une chute mortelle, le départ est donné.
L’objectif est simple: rester en tête de course jusqu’au pied de la Colombière. En roulant intelligemment, ça devrait pouvoir se faire sans dépenser trop de forces. Quitte à partir avec les costauds autant en profiter pour leur sucer la roue héhéhé… et puis ça fera quelques minutes de gagnées sur le gros de la troupe.
Aussitôt dit, aussitôt fait. A peine le portique de départ passé, on embraye pour rester devant. Finalement ça ne roule pas si fort, je m’attendais à ce que les pros mettent tout le monde en file indienne à 50-55 au compteur. Au lieu de ça la tête du peloton est assez compacte, ça frotte comme dans les cyclos de plaine, au milieu des ronds-points et des ilots directionnels, que les inconscients s’obstinent à contourner par la gauche de la route…
Scionzier est atteint en 24 minutes à 43km/h de moyenne et « seulement » 254W NP, tranquille.
Le gyrophare de la voiture ouvreuse est juste devant, mais plus pour longtemps car dès le pied du Col de la Colombière (1613m – 17km – 6,5%) c’est chacun pour soi. Alban me double définitivement après quelques minutes, un vrai avion… Le SRM affiche 280-290W durant les 20 premières minutes, puis le passage au Reposoir est l’occasion de lever le pied, il faut en garder pour les autres ascensions. La longue et (très) dure ligne droite finale me permet d’estimer mon retard sur la tête de course à 6-7minutes environ. Pas si mal pour une ascension de 1h02 à 270W NP. Le premier ravitaillement est expédié en une trentaine de secondes seulement, merci aux bénévoles.
Après le Grand Bornand une espèce faux plat casse patte m’annonce que je vais être en sub-crampes toute la journée (quadriceps limite dès que je me mets en danseuse après un long temps de roue libre). A mon avis je n’ai pas assez bu hier soir, et le sel du jambon et du fromage ont fait le reste.
A Saint Jean de Sixt c’est déjà la bifurcation entre le petit et les autres parcours. A droite direction Thônes et sa ligne droite à près de 80km/h. Heureusement il n’y a pas de vent, avec les Lightweight c’est pas plus mal.
Le Col de la Croix Fry (1467m – 12km – 6,7%) arrive vite, en général c’est là qu’on sait si ça va le faire ou pas pour le reste de la course. Jusqu’à Manigod ça va pas mal, il y a déjà moins d’avions que dans la Colombière: les vrais costauds sont devant, les autres ont explosé! Je gère sans m’affoler à 250W NP jusqu’au sommet. Au lieu de m’enflammer un peu dans le 1er col j’aurais mieux fait d’en garder un peu plus pour la suite… Cette fois pas de ravito, les Aravis sont proches.
Après une courte descente jusqu’à La Clusaz où on rejoint le petit parcours il faut enchaîner sur le final du Col des Aravis (1486m – 3,6km – 6,4%), avec ses 2-3 larges lacets au milieu des alpages, superbe. Une formalité à 252W NP sans forcer. Nouvelle pause boisson au sommet avant d’entamer la descente la plus dangereuse du parcours. Il y a eu une chute dans le tunnel, comme d’habitude. L’absence du SAMU est rassurante. Encore un qui s’est pris le mur côté gauche, mais sans trop de dégâts par chance. La course est neutralisée pendant une dizaine de minutes, on repart doucement en file indienne jusqu’à Flumet, ce qui n’empêche pas les gros malins de couper les virages et de doubler par la droite. A part une greffe de cerveau, on ne peut rien pour eux…
Le Col des Saisies (1650m – 14km – 5,2%) est le dernier de la journée. Cette année on ne descend pas les Gorges de l’Arly mais on remonte direction Megève avant de tourner à droite à la fromagerie. Après la bifurcation du moyen et du grand parcours il n’y a plus grand monde sur la route, la montée s’annonce assez solitaire! Après 1km je croise déjà les premiers: une échappée de 8 avec 1 Saur-Sojasun, 3 Ag2r, 1 FdJ et l’incontournable Nicolas Roux auxquels ils laisseront finalement la victoire à Megève… Niveau relevé!
La 4ème et dernière ascension s’annonce usante, d’autant qu’on emprunte le traditionnel détour par Crest Voland qui avec sa petite descente ajoute une bonne centaine de mètres de D+.
Je suis le plus souvent en 39×29, un peu collé, avec pas mal de fatigue dans les bras et le haut du dos. Personne ne me double dans la montée, c’est toujours bon pour le moral, surtout que je rattrape une bonne dizaine de coureurs. Au moins la capteur de puissance permet de bien gérer son effort en montagne! 245W NP dans ce dernier col, il ne reste plus qu’à rentrer sur Megève.
Heureusement la DDE a refait la route dans les passages les plus mauvais depuis mon passage de la fin Avril, ce qui rend la descente un peu moins cahotique.
De Flumet à Megève on a le vent de dos pour une fois, ça aide bien pour ce long faux-plat montant!
Je passe la ligne en 5h02 temps compteur, 5h13 temps organisation. Les 10 minutes d’arrêt forcé dans la descente des Aravis ne changent pas grand chose au classement final. Meilleure perf. sur la Time à 239W NP contre 228 en 2010 avec 600D+ en moins et 232 en 2009.
112/476 sur le 133kms, les temps de passage intermédiaires à la Croix Fry montrent que sur le 105 je me serais situé aux environ de la 50ème place/675.
Globalement je suis donc satisfait même si les quasiment 3 semaines d’arrêt forcé au mois de Mai ont bien cassé ma préparation. A la Marmotte ça va être chaud car le D+ n’a rien à voir…






















