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Course 2010-05 La Vosgienne (88-Cyclo)

Dimanche 05 Septembre 2010
157km – 3200D+
Environ 750 partants sur le grand parcours

Samedi matin, on quitte la Suisse pour le Territoire de Belfort, où Alban nous a invité chez lui pour un barbecue diététique avec sa tribu. Brochettes de poulet aux légumes, pâtes, laitage, salade de fruits. On voit qu’il suit des cours en ce moment, hahaha! Bon OK j’ai aussi pris une bière en apéro et du chocolat avec mon café. Mais à part ça tout était parfait niveau nutrition ;-)

Après avoir un peu parlé vélo pendant la sieste des enfants, on se rend à Thann pour le retrait des dossards de cette Vosgienne 2010. Même notre chat a le droit à son tour en poussette!

Retrait des dossards

Retrait des dossards

L’organisation est bien rodée apparemment, 1500 participants au total sont attendus sur les 2 parcours. Ça commence à faire du monde, respect!

Il est déjà tard, on se dirige vers notre hébergement à Eguisheim pour faire manger la petite et tout préparer pour le lendemain. Super, en cadeau un nouveau bidon et une nouvelle paire de chaussettes pour ma collection… Par contre ce qui est un peu bête c’est qu’il n’y a pas de profil de l’itinéraire, ni d’altitude sur le road-book. Pour une fois que je ne prévois rien à l’avance, c’est pas de chance. Bon on verra au fur et à mesure du parcours!

Dimanche matin, je retrouve Alban dans le centre de Thann. Après un échauffement succinct, on se positionne dans les premières positions sur la ligne. L’objectif est de partir en tête et de monter le Hunsdruck à bloc pour basculer avec un bon groupe. Enfin, ça c’est pour Alban. Perso je pense plutôt partir rapidement mais sans me mettre dans le rouge, car je ne me fais pas d’illusion pour le reste de la course, il va falloir que j’adopte un rythme plus tranquille si je veux arriver au bout… On est entourés de coursiers en 39×25, je fais un peu tâche avec mon 34×29 de l’Alpen Brevet!

Courbe SRM La Vosgienne 2010

Courbe SRM

Une fois les consignes habituelles de sécurité données, le départ est donné à 8h précises, sous un grand soleil.

Il n’y a que 500m de plat avant le début du Col du Hunsdruck (380D+ 6km), la mise en route est assez violente, d’autant que tout le monde est à fond. Il faut dire que c’est la première fois que je prends le départ d’une cyclo de montagne en tête de peloton… ça change de la 4000ème position à la Marmotte par exemple.

Alban est quelques mètres devant, je le verrai une bonne partie de l’ascension, mais sans jamais le rejoindre. La voiture ouvreuse a déjà disparu, hors de portée… Je me cale à 280-300W au SRM, bon rythme sans être en sur-régime d’entrée. Le peloton est éparpillé sur la route forestière.

Après 20′@290W NP (1140m/h) je bascule au sommet avec un groupe d’une vingtaine d’unités, sans doute aux alentours de la 100ème place. La route est excellente dans la descente, sinueuse et peu pentue, il faut sans cesse relancer pour ne pas perdre trop de vitesse, pas de temps de récupération.

Mon groupe enchaîne dans la vallée de Masevaux à Sewen, tout le monde prend des relais efficaces, il n’y a quasiment que des coureurs. J’avais un peu oublié le plaisir d’être dans un groupe avec des gens qui savent rouler… Du coup on parcourt la dizaine de kms à un bon rythme, mais sans trop forcer, j’ai 220W NP au SRM à 35km/h de moyenne, le tout en faux plat montant. J’en profite pour bien boire et bien manger, car vu l’intensité de ce début de parcours, pas question d’oublier de s’alimenter…

On attaque ensuite le Ballon d’Alsace (650D+ 10,5km), la principale difficulté du jour. Au pied, je laisse filer pour faire un arrêt pipi express, et je repars avec un peloton d’une cinquantaine qui devait nous suivre à une trentaine de secondes environ. A nouveau, ça roule fort, on s’aperçoit à peine que ça monte… A mon avis les pros doivent faire ce style de col sur le grand plateau d’un bout à l’autre! Après 39′@258W NP on passe la station de ski avant de basculer dans une nouvelle descente en direction de Bussang.

Cette fois, pas de vallée, le Col du Page (335D+ 5,5km) suit directement. Il est temps pour moi d’adopter un rythme raisonnable, plus conforme à une cyclo de montagne. Pas question de chercher pas à accompagner qui que soit, mais de profiter du paysage en montant tranquille… Et les Vosges, c’est superbe!

En discutant un instant avec un gars qui a un Powertap, j’apprends qu’il est à 256W de moyenne depuis le départ. Bizarre, je n’ai que 222W au SRM, et pourtant on a à peu près le même gabarit et je suis sûr d’être bien étalonné. Ma conclusion: le type a dû bouffer un max de vent sur le plat? Ou alors il a un patin de frein qui frotte sérieusement!

Il me faut 21′@249W NP pour en venir à bout.

Je me prépare pour une descente d’une dizaine de kilomètres, mais raté après 1km seulement il faut attaquer une nouvelle bosse d’1km qui mène au Col d’Oderen (261W NP), où se trouve le 1er ravito.

62km après le départ, c’est un peu loin, surtout qu’il m’a fallu 2h25 pour y arriver… Je plains les derniers! Mes 2 bidons de 750mL étaient vides depuis un bon moment… Le ravitaillement est un peu cheap, pas de Coca, pas de barres énergétiques sérieuses, et un Isostar très dilué. En plus, personne ne s’arrête, les ¾ des coureurs ont une assistance perso sur le parcours, soit de la famille avec des musettes et des bidons, soit carrément des voitures suiveuses! Devant, Alban en fera les frais, il est le seul de son groupe à s’arrêter et bien sûr il ne les reverra plus. Pas très fair play tout ça.

Ensuite il y a une vraie descente jusqu’à Kruth puis un faux-plat montant jusqu’à Wildenstein (même nom que l’écurie de Purs-Sang, marrant) et le pied du Col du Bramont (360D+ 7km). C’est un vrai billard, de l’enrobé tout neuf à avaler avec les Lightweight, le top! D’après les locaux, il faut remercier Sébastien Loeb qui doit y disputer un rallye dans quelques semaines. L’effet Loeb, pour la DDE, c’est comme l’effet Tour de France. Super! En cours de route je me fais aborder en allemand par un australien tout surpris que je lui réponde en anglais, c’était comique. Le gars voulait juste savoir combien il restait de cols, la bonne blague, j’en sais rien! Les jambes sont encore correctes, et après 24′@246W NP j’atteins une nouvelle courte descente.

Ensuite il faut enchaîner par la Route des Américains (300D+ 4,5km, 20′@242W NP) pour se hisser jusqu’à la Route des Crêtes, qui suit les principaux sommets à une altitude d’environ 1200m. Le deuxième effet Kiss Cool a sans doute été inventé dans les Vosges: vous avez monté un col et vous pensez en avoir fini, et bien non un deuxième vous attend 1 km plus loin! Aïe… En tout cas l’effort en vaut la peine, en haut la vue est sublime, et il y a même des tas de vraies vaches Vosgiennes dans les herbages. Moi qui croyait que cette race était presque éteinte…

Pas le temps de profiter du paysage, le vent glacial et les faux-plats ont vite fait de vous rappeler qu’il faut appuyer sur les pédales pour rallier au plus tôt le Markstein et ses pistes de ski. C’est ici que se trouve le nouveau ravitaillement, seulement 35km et 1h15 après le premier, et surtout juste avant une descente au pied de laquelle se trouve le dernier. Pas très judicieux tout ça.

C’est parti pour une nouvelle descente, vers Guebwiller et le Col Amic (600D+ 13km), dont le bitume a été refait 2 jours avant (merci S. Loeb bis). Cette fois j’ai prévu de m’arrêter au ravito, car vu que j’ai zappé celui du Markstein, je suis à sec. Mais au pied il n’y a rien, je commence à être contrarié, et je finis par stopper pour enlever mon gilet. Pas de chance, les bénévoles étaient cachés 1km après! 2 arrêts pour le prix d’1, ou comment perdre 30 places inutilement… Comme dans le Col du Bramont, l’enrobé neuf ça déchire, mais cette fois j’ai pas mal baissé de pied, et je me hisse au sommet en 45′@230W NP.

Il est temps que ça se termine, mais 2ème effet Kiss Cool, il reste une dernière côte d’1 petit km (marquée par un panneau « Dernière Bosse », sympa) pour arriver au Vieil Armand.

Enfin, c’est la plongée sur une dizaine de kilomètres vers la vallée et le retour vers Thann. En groupe c’est mieux pour les 7-8km de faux plat du final!

Je passe la ligne en 5h49 temps compteur, bien entamé mais pas épuisé. 230W NP de moyenne au total, 178ème/772. Alban me met 1/2h dans la vue… Bon vu qu’en ce moment il est quasiment pro du vélo, il ne pouvait pas faire moins hahaha! Content de ma perf malgré tout, j’ai faibli dans le dernier col (comme d’habitude me direz-vous), mais il faut reconnaître que ça a bien envoyé dans le Hunsdruck et que les semaines depuis l’Alpen Brevet ont été assez chaotiques.

Après la ligne, on se retrouve avec Alban et un ami qui a fait la Mini-Vosgienne pour le traditionnel plateau repas, plutôt meilleur que le standard cyclosportif. Pas de doute, dans l’Est ils savent recevoir ;-)

En tout cas cette course est superbe, avec un enchaînement de montées-descente sans répit, et même si le profil des cols n’est pas très impressionnant, l’absence de temps de récupération rend le parcours très sélectif. Organisation sympathique et efficace, mais il faudrait sans doute revoir l’emplacement du 1er ravitaillement et le mettre au Ballon d’Alsace par exemple. Pendant qu’on y est, prévoir un peu de Coca et des vraies barres énergétiques! Bon globalement ravi de cette cyclosportive!

Vous reprendrez bien un peu de D+?

Expédition en Suisse normande ce matin, histoire d’accumuler un peu de D+ en vue de l’Alpen Brevet et de faire des heures de selle. Au programme: aller au pied du Mont Pinçon et enchaîner les tours d’un circuit de 16km avec 325m d’ascension.

Le temps est estival, c’est un vrai bonheur de rouler dans ces conditions. Départ vers 7h45 pour 5h de pur plaisir. J’ai prévu de faire 4 tours avant de rentrer, soit environ 2000D+ et 34km d’ascension.
Le trajet jusqu’à Aunay sur Odon sert de bon échauffement avant de passer aux choses sérieuses, le Mont Pinçon, qui constitue le sommet local, avec 362m d’altitude.

Mont Pinçon

Mont Pinçon

Il y a un rallye cyclotouriste, c’est sympa il y a pas mal de monde à chaque tour dans la montée. A mon 3ème passage je me fais doubler par un scooter et un coureur du CC Etupes qui doit bien monter 5km/h plus vite que moi. Même pas la peine d’essayer de suivre, moi qui me prenait pour le Meilleur Grimpeur de la journée…

A/R et circuit Mont Pinçon

A/R et circuit Mont Pinçon

J’enchaîne les ascensions à 280W au SRM (ce qui fait environ 250W de moyenne, car il y a un replat au milieu). On voit bien à la dérive de la fréquence cardiaque que la fatigue apparaît sur la fin, mais globalement je suis content des W développés.

Après une pause dans une boulangerie pour recharger en boisson (près de 3L ingérés au total), je rentre satisfait à la maison. Dommage qu’il n’y ait pas de Marmotte pour moi cette année, la forme arrive au bon moment contrairement à d’habitude…

Première ascension de l’année

Ce matin grand ciel bleu et 7°C, pas de risque de verglas sur les routes, ni de rester congelé dans la descente. Altimètre du SRM réglé à 1315m, je plonge vers Aigle pour ma première sortie de montagne de 2010 ;-)


Je file dans le sillage de quelques voitures. Les conducteurs ont l’air assez étonnés de voir un cycliste à cette saison…
Après quelques kilomètres d’échauffement dans la vallée, face à la bise, j’entame la remontée vers Villars par Bex et Gryon. Cette voie a le double avantage d’être peu fréquentée par la circulation et moins pentue que la montée par Ollon. En effet mon vélo est toujours équipé d’un 39×23 plutôt juste pour une bosse de 10km…

Descente de Villars sur Ollon à Aigle

Descente de Villars sur Ollon à Aigle

Après la Mine de Sel de Bex, le premier km est raide, avec sans doute des passages avoisinant les 15%. La cadence dépasse à peine les 50rpm, ça va être dur…
Heureusement la suite est un peu moins corsée. Les jambes répondent bien, le 2x[20'@280W+10'@200W] prévu se transforme rapidement en une montée presque Full Gaz, il faut bien se faire un peu plaisir…
Je boucle les 9,8km et 740m D+ en 42’46, 282W NP et 62rpm. Vitesse ascensionnelle 1000m/h. Pas mal pour une montée en force.

Agréable confirmation de ce que j’ai entrevu jusqu’à présent, mes perfs actuelles sont au niveau de ce qu’elles étaient l’année dernière, mais avec environ 30% d’entrainement en moins en volume horaire. Comme quoi le travail qualitatif paye, vive le SRM!

3h45 – 1300D+

Grand soleil ce matin, toutes les conditions sont pour une fois réunies pour une vraie sortie.

Courbe SRMAu programme un circuit un peu trop vallonné pour ma forme du moment, l’enchaînement des côtes est violent…

214W NP sur 3h45, finalement ce n’est pas si loin de mes perfs de l’année dernière à la même époque, mais avec 1300km d’entraînement en moins…

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