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Grosse chaleur

Ma dernière grosse sortie a eu lieu dimanche, 6j avant La Marmotte. Circuit long et musclé en Suisse Normande afin d’accumuler un peu de D+ en vue du petit enchaînement du 02 Juillet…

courbe de puissance srm

6h58 - 173km - 2400D+

Pas de chance pour des raisons de planning cette journée de vélo coïncide avec la journée la plus chaude de l’année en Normandie, 34°C! Au moins ça fait un bon entraînement pour la cuisson finale dans l’Alpe d’Huez samedi prochain en début d’APM…

Début de la moisson

Début de la moisson

L’été arrive, les premières moissonneuses sont de sortie. Bon ça faisait longtemps que ça les démangeait…

Auberge de la Suisse Normande

Suisse Normande Style

Après un début de parcours classique par le Mont Pinçon je commence le volet touristique en Suisse Normande en passant par Thury-Harcourt.

Grande route Pont d'Ouilly

Grande route vers Pont d'Ouilly

Jusqu’à Pont d’Ouilly les routes sont larges et balayées par le vent. Ajoutez à ça un faux plat montant quasi continu et un revêtement granuleux à souhait et il n’en faut pas plus pour être collé au bitume…

Lot Style

Lot Style

Après la bifurcation pour Clécy on quitte la Suisse pour un paysage Lot Style avec chênes partout et rocaille. Avec le cagniard on s’y croirait presque: vivement les vacances!

Clecy

Clécy

A Clécy on peut descendre un bout de l’Orne en canoé, mais ça sera pour une prochaine fois.

Jura Style

Jura Style

En remontant vers Saint-Jean le Blanc le paysage change à nouveau pour ressembler un peu au Jura. En tout cas c’est aussi sauvage…

36°C

36°C

Il fait de plus en plus chaud, je commence à me dire que ce n’était pas très malin de partir rouler 7h sous une telle chaleur…

ombre

L'ombre est rare...

200m d’ombre = 200m de roue libre, le top! Et puis ça me rappelle la chasse à l’ombre dans la montée de l’Alpe… Ceux qui ont fait La Marmotte savent en quoi ça consiste!

Ravitaillement

Vive le Coca-Cola!

Après une deuxième pause ravito au Bény Bocage je prends le chemin du retour, anéanti par la chaleur.
Dans la dernière heure un genre de faux plat de 10km avec un vent de 3/4 brûlant me colle à la route, 220W au SRM max, c’est l’horreur! Du coup nouvel arrêt dans l’église d’un bled à 20 minutes de chez moi… Au frais, merci!

Bilan de la journée, 7h de vélo, mission accomplie. Pour ce qui est de la performance pure et du plaisir, il faudra repasser un jour de températures normales…

Reconnaissance de la Time Megève Mont-Blanc

Time Megève Mont-Blanc 2011

Que faire le lendemain d’une cyclo courue à bloc? Un décrassage sur le grand parcours de la Time Megève Mont-Blanc 2011!
Transfert depuis la Scott 1000 Bosses le dimanche après midi en direction de Sallanches pour une session de récupération à l’hôtel devant Stade 2. La vue suffit à me motiver pour une nouvelle chevauchée le lendemain…

Sallanches

Vue de l'Hôtel Ibis de Sallanches

2h à glander sur le lit les jambes surélevées, chaussettes de compression, le top! Après un nettoyage du vélo et un repas (diététique) pour recharger les réserves en glycogène (crudités, dinde, riz, laitage, tarte aux fruits, San Pellegrino) je me mets au lit de bonne heure car le lendemain le départ est prévu aux alentours de 7h30.

Centre de Sallanches

Centre de Sallanches

Cette année le parcours de la Time est modifié, le départ a lieu de Sallanches, en direction de Cluses, Scionzier, Col de la Colombière, Saint Jean de Sixt, Thônes, Col de la Croix Fry, La Clusaz, Col des Aravis, Flumet, Col des Saisies par Crest Voland et enfin retour à Megève par le traditionnel faux plat.

Sortie de Sallanches

Sortie de Sallanches

Le soleil est au rendez-vous même si la température ne dépasse pas les 10°C au SRM.
Le départ de Sallanches en direction de Cluses sera ultra rapide, par la grande route de la vallée. Sans doute du 45-50km/h au compteur pour ceux qui voudront faire la course…
Un local qui m’a rattrapé dans les premiers kms me fait une frayeur en me disant que traditionnellement le Col de la Colombière n’ouvre que fin mai. je me sens un peu con car je n’avais même pas envisagé cette possibilité… Finalement il s’avère que la DDE a ouvert la route il y a 2j, la chance est avec moi!

L’ascension du Col de la Colombière (1613m-16km-1100D+) commence dans le village de Scionzier.

Pied du Col de la Colombière

Col de la Colombière

La route serpente tranquillement entre les sapins, constituant une bonne mise en jambe avant l’arrivée au Reposoir, qui marque le début réel des hostilités.

Scionzier

Le Reposoir

A la sortie du village on aperçoit le col encore distant de plusieurs kms. La route monte dès lors en quasi ligne droite, donnant l’impression d’être scotché en bitume.

Sortie du Reposoir

La sortie du Reposoir

Il y a quelques passages un peu plus raides, mais rien de bien terrible vu que c’est la première ascension de la journée.

Sommet du Col de la Colombière

Haut du Col de la Colombière

La DDE a refait la route par endroit, c’est du billard. Le 1er ravitaillement de la course sera placé au sommet du col, après environ 1h45 de route.

Descente du Col de la Colombière

Descente du Col de la Colombière

Ensuite c’est une belle descente jusqu’au Grand Bornand, le bitume est bon sauf dans la traversée du Chinaillon où il y a quelques nids de poule. A la sortie du Grand Bornand un bon faux plat vous remettra les idées en place avant d’arriver à Saint Jean de Sixt, où on rejoint la parcours traditionnel (descente des Aravis).

Les Villard sur Thônes

Les Villards sur Thônes: ligne droite à 80km/h...

L’arrivée à Thônes marque le début de la 2ème difficulté, le Col de la Croix Fry (1467m-11,3km-800D+).

Thônes

Thônes

Les premiers kms sont assez sévères, j’ai toujours un peu de mal à me remettre en route après une bonne descente. La traversée de Manigod s’apparente à un peu de cyclocross, il n’y a plus du tout de revêtement sur une bonne centaines de mètres. Apparemment la route devrait être refaite d’ici début juin, heureusement.

Sortie de Manigod

Sortie de Manigod

Après le village il y a 1 ou 2kms assez durs, puis c’est à nouveau plus roulant jusqu’à la fin.

Col de la Croix Fry

Col de la Croix Fry

Le 2ème ravitaillement au col, après environ 3h15.

Sommet du Col de la Croix Fry

Sommet du Col de la Croix Fry

A priori pas besoin d’enfiler de coupe vent pour la descente, vu qu’il n’y a que 5kms jusqu’à La Clusaz. La route est correcte, avec 2-3 saignées sur le haut.

Dans ce sens le Col des Aravis (1486m-3,8km-238D+) n’est qu’une formalité au milieu de paysages superbes.

Sommet du Col des Aravis

Sommet du Col des Aravis

Le 3ème ravitaillement sera positionné au sommet, après environ 3h40. J’en profite pour m’arrêter recharger les bidons et boire un Coca.

La descente par contre est beaucoup plus périlleuse. Bonne dose de lucidité nécessaire pour le tunnel, les virages qui se referment avant La Giettaz et le chaussée défoncée tout du long. Un vrai désastre…

Tunnel dans la descente des Aravis

Tunnel dans la descente des Aravis

Flumet se situe à la bifurcation du moyen et du grand parcours.

Flumet

Flumet

Cette année pas de passage dans les Gorges de l’Arly, on enchaîne direct le Col des Saisies (1650m-13,7km-800D+), avec le traditionnel détour par Crest-Voland.

Flumet

Premiers lacets à la sortie de Flumet

Il faudra envoyer dès la sortie de Flumet, car les premiers lacets font mal aux jambes. Arrivé à Notre Dame de Bellecombe l’itinéraire bifurque vers Crest-Voland, avec une petite descente et 100D+ en rab…

Replat dans le Col des Saisies

Replat dans le Col des Saisies

Juste avant de rejoindre la route directe, un replat dans la forêt permet de souffler un peu.

Col des Saisies

Col des Saisies

Puis c’est l’arrivée au sommet pour le dernier ravitaillement. Aujourd’hui c’est assez désert, normalement en juin il devrait y avoir plus d’ambiance!

Les Saisies

Les Saisies, fin de la dernière ascension

Je m’arrête de nouveau pour manger un sandwich au Jambon de Savoie et boire un Coca avant d’attaquer le retour vers Megève. La route est dans un état catastrophique, il faudra vraiment faire attention, surtout après près de 5h de course.

Les 10kms de Flumet à Megève sont toujours aussi pénibles, faux plat vent de face au programme… L’arrivée sera comme d’habitude jugée au Palais des Sports.

Belle journée de vélo au lendemain de la Scott 1000 Bosses, 5h51 de route pour 128km et 3300D+!

Album photo

Huemoz

Huemoz

Bex

Bex

Le Chêne

Le Chêne

Chésières

Chésières

Laiterie Centrale de Villars sur Ollon

Laiterie Centrale de Villars sur Ollon

Grand Muveran

Grand Muveran

Monthey

Monthey

Le Chêne

Le Chêne

Vallée près d'Aigle

Vallée près d'Aigle et du Centre Mondial du Cyclisme

Montreux

Montreux

Leysin

Leysin

Col des Mosses

Col des Mosses

Château d'Oex

Château d'Oex

Train près de Rougemont

Train près de Rougemont

Gstaad

Gstaad

Chlösterli

Chlösterli

Gsteig

Gsteig

Oldenhorn

Oldenhorn

Col du Pillon

Col du Pillon

Ollon

Ollon

Villars: 10km

Villars: 10km

Course 2010-05 La Vosgienne (88-Cyclo)

Dimanche 05 Septembre 2010
157km – 3200D+
Environ 750 partants sur le grand parcours

Samedi matin, on quitte la Suisse pour le Territoire de Belfort, où Alban nous a invité chez lui pour un barbecue diététique avec sa tribu. Brochettes de poulet aux légumes, pâtes, laitage, salade de fruits. On voit qu’il suit des cours en ce moment, hahaha! Bon OK j’ai aussi pris une bière en apéro et du chocolat avec mon café. Mais à part ça tout était parfait niveau nutrition ;-)

Après avoir un peu parlé vélo pendant la sieste des enfants, on se rend à Thann pour le retrait des dossards de cette Vosgienne 2010. Même notre chat a le droit à son tour en poussette!

Retrait des dossards

Retrait des dossards

L’organisation est bien rodée apparemment, 1500 participants au total sont attendus sur les 2 parcours. Ça commence à faire du monde, respect!

Il est déjà tard, on se dirige vers notre hébergement à Eguisheim pour faire manger la petite et tout préparer pour le lendemain. Super, en cadeau un nouveau bidon et une nouvelle paire de chaussettes pour ma collection… Par contre ce qui est un peu bête c’est qu’il n’y a pas de profil de l’itinéraire, ni d’altitude sur le road-book. Pour une fois que je ne prévois rien à l’avance, c’est pas de chance. Bon on verra au fur et à mesure du parcours!

Dimanche matin, je retrouve Alban dans le centre de Thann. Après un échauffement succinct, on se positionne dans les premières positions sur la ligne. L’objectif est de partir en tête et de monter le Hunsdruck à bloc pour basculer avec un bon groupe. Enfin, ça c’est pour Alban. Perso je pense plutôt partir rapidement mais sans me mettre dans le rouge, car je ne me fais pas d’illusion pour le reste de la course, il va falloir que j’adopte un rythme plus tranquille si je veux arriver au bout… On est entourés de coursiers en 39×25, je fais un peu tâche avec mon 34×29 de l’Alpen Brevet!

Courbe SRM La Vosgienne 2010

Courbe SRM

Une fois les consignes habituelles de sécurité données, le départ est donné à 8h précises, sous un grand soleil.

Il n’y a que 500m de plat avant le début du Col du Hunsdruck (380D+ 6km), la mise en route est assez violente, d’autant que tout le monde est à fond. Il faut dire que c’est la première fois que je prends le départ d’une cyclo de montagne en tête de peloton… ça change de la 4000ème position à la Marmotte par exemple.

Alban est quelques mètres devant, je le verrai une bonne partie de l’ascension, mais sans jamais le rejoindre. La voiture ouvreuse a déjà disparu, hors de portée… Je me cale à 280-300W au SRM, bon rythme sans être en sur-régime d’entrée. Le peloton est éparpillé sur la route forestière.

Après 20′@290W NP (1140m/h) je bascule au sommet avec un groupe d’une vingtaine d’unités, sans doute aux alentours de la 100ème place. La route est excellente dans la descente, sinueuse et peu pentue, il faut sans cesse relancer pour ne pas perdre trop de vitesse, pas de temps de récupération.

Mon groupe enchaîne dans la vallée de Masevaux à Sewen, tout le monde prend des relais efficaces, il n’y a quasiment que des coureurs. J’avais un peu oublié le plaisir d’être dans un groupe avec des gens qui savent rouler… Du coup on parcourt la dizaine de kms à un bon rythme, mais sans trop forcer, j’ai 220W NP au SRM à 35km/h de moyenne, le tout en faux plat montant. J’en profite pour bien boire et bien manger, car vu l’intensité de ce début de parcours, pas question d’oublier de s’alimenter…

On attaque ensuite le Ballon d’Alsace (650D+ 10,5km), la principale difficulté du jour. Au pied, je laisse filer pour faire un arrêt pipi express, et je repars avec un peloton d’une cinquantaine qui devait nous suivre à une trentaine de secondes environ. A nouveau, ça roule fort, on s’aperçoit à peine que ça monte… A mon avis les pros doivent faire ce style de col sur le grand plateau d’un bout à l’autre! Après 39′@258W NP on passe la station de ski avant de basculer dans une nouvelle descente en direction de Bussang.

Cette fois, pas de vallée, le Col du Page (335D+ 5,5km) suit directement. Il est temps pour moi d’adopter un rythme raisonnable, plus conforme à une cyclo de montagne. Pas question de chercher pas à accompagner qui que soit, mais de profiter du paysage en montant tranquille… Et les Vosges, c’est superbe!

En discutant un instant avec un gars qui a un Powertap, j’apprends qu’il est à 256W de moyenne depuis le départ. Bizarre, je n’ai que 222W au SRM, et pourtant on a à peu près le même gabarit et je suis sûr d’être bien étalonné. Ma conclusion: le type a dû bouffer un max de vent sur le plat? Ou alors il a un patin de frein qui frotte sérieusement!

Il me faut 21′@249W NP pour en venir à bout.

Je me prépare pour une descente d’une dizaine de kilomètres, mais raté après 1km seulement il faut attaquer une nouvelle bosse d’1km qui mène au Col d’Oderen (261W NP), où se trouve le 1er ravito.

62km après le départ, c’est un peu loin, surtout qu’il m’a fallu 2h25 pour y arriver… Je plains les derniers! Mes 2 bidons de 750mL étaient vides depuis un bon moment… Le ravitaillement est un peu cheap, pas de Coca, pas de barres énergétiques sérieuses, et un Isostar très dilué. En plus, personne ne s’arrête, les ¾ des coureurs ont une assistance perso sur le parcours, soit de la famille avec des musettes et des bidons, soit carrément des voitures suiveuses! Devant, Alban en fera les frais, il est le seul de son groupe à s’arrêter et bien sûr il ne les reverra plus. Pas très fair play tout ça.

Ensuite il y a une vraie descente jusqu’à Kruth puis un faux-plat montant jusqu’à Wildenstein (même nom que l’écurie de Purs-Sang, marrant) et le pied du Col du Bramont (360D+ 7km). C’est un vrai billard, de l’enrobé tout neuf à avaler avec les Lightweight, le top! D’après les locaux, il faut remercier Sébastien Loeb qui doit y disputer un rallye dans quelques semaines. L’effet Loeb, pour la DDE, c’est comme l’effet Tour de France. Super! En cours de route je me fais aborder en allemand par un australien tout surpris que je lui réponde en anglais, c’était comique. Le gars voulait juste savoir combien il restait de cols, la bonne blague, j’en sais rien! Les jambes sont encore correctes, et après 24′@246W NP j’atteins une nouvelle courte descente.

Ensuite il faut enchaîner par la Route des Américains (300D+ 4,5km, 20′@242W NP) pour se hisser jusqu’à la Route des Crêtes, qui suit les principaux sommets à une altitude d’environ 1200m. Le deuxième effet Kiss Cool a sans doute été inventé dans les Vosges: vous avez monté un col et vous pensez en avoir fini, et bien non un deuxième vous attend 1 km plus loin! Aïe… En tout cas l’effort en vaut la peine, en haut la vue est sublime, et il y a même des tas de vraies vaches Vosgiennes dans les herbages. Moi qui croyait que cette race était presque éteinte…

Pas le temps de profiter du paysage, le vent glacial et les faux-plats ont vite fait de vous rappeler qu’il faut appuyer sur les pédales pour rallier au plus tôt le Markstein et ses pistes de ski. C’est ici que se trouve le nouveau ravitaillement, seulement 35km et 1h15 après le premier, et surtout juste avant une descente au pied de laquelle se trouve le dernier. Pas très judicieux tout ça.

C’est parti pour une nouvelle descente, vers Guebwiller et le Col Amic (600D+ 13km), dont le bitume a été refait 2 jours avant (merci S. Loeb bis). Cette fois j’ai prévu de m’arrêter au ravito, car vu que j’ai zappé celui du Markstein, je suis à sec. Mais au pied il n’y a rien, je commence à être contrarié, et je finis par stopper pour enlever mon gilet. Pas de chance, les bénévoles étaient cachés 1km après! 2 arrêts pour le prix d’1, ou comment perdre 30 places inutilement… Comme dans le Col du Bramont, l’enrobé neuf ça déchire, mais cette fois j’ai pas mal baissé de pied, et je me hisse au sommet en 45′@230W NP.

Il est temps que ça se termine, mais 2ème effet Kiss Cool, il reste une dernière côte d’1 petit km (marquée par un panneau « Dernière Bosse », sympa) pour arriver au Vieil Armand.

Enfin, c’est la plongée sur une dizaine de kilomètres vers la vallée et le retour vers Thann. En groupe c’est mieux pour les 7-8km de faux plat du final!

Je passe la ligne en 5h49 temps compteur, bien entamé mais pas épuisé. 230W NP de moyenne au total, 178ème/772. Alban me met 1/2h dans la vue… Bon vu qu’en ce moment il est quasiment pro du vélo, il ne pouvait pas faire moins hahaha! Content de ma perf malgré tout, j’ai faibli dans le dernier col (comme d’habitude me direz-vous), mais il faut reconnaître que ça a bien envoyé dans le Hunsdruck et que les semaines depuis l’Alpen Brevet ont été assez chaotiques.

Après la ligne, on se retrouve avec Alban et un ami qui a fait la Mini-Vosgienne pour le traditionnel plateau repas, plutôt meilleur que le standard cyclosportif. Pas de doute, dans l’Est ils savent recevoir ;-)

En tout cas cette course est superbe, avec un enchaînement de montées-descente sans répit, et même si le profil des cols n’est pas très impressionnant, l’absence de temps de récupération rend le parcours très sélectif. Organisation sympathique et efficace, mais il faudrait sans doute revoir l’emplacement du 1er ravitaillement et le mettre au Ballon d’Alsace par exemple. Pendant qu’on y est, prévoir un peu de Coca et des vraies barres énergétiques! Bon globalement ravi de cette cyclosportive!

Col de la Croix – Col du Pillon – Col des Mosses – Bex – Villars sur Ollon

110km – 2400D+ – 204TSS

LA grosse sortie de la semaine, à 3 jours de La Vosgienne. Délai de récupération un peu court, mais c’est plus fort que moi, j’ai besoin de faire le point avant les 3200D+ de dimanche…

Courbe SRM

Courbe SRM

Démarrage à nouveau par le Col de la Croix, à froid. Le pédalage est plus fluide qu’il y a 2 jours, et à part que ma jambe est de plus en plus noire, ça commence à aller mieux. Je bascule tranquillement au sommet, 34′@226W NP.

Grosse frayeur dans la descente, je prends un nid de poule qui me fait perdre un bidon. L’espace d’un instant, j’ai l’impression qu’il va se coincer dans ma roue arrière… Petite baisse de concentration qui aurait pu avoir de grosses conséquences!

Après Les Diablerets j’enchaîne sur le Col du Pillon (23′@239W NP) puis sur la descente vers Reusch et Gstaad. Bienvenue en Suisse alémanique! En fait c’est plutôt un long faux plat où il faut pédaler sans cesse, avec de grandes lignes droites et un petit vent de face assez glacial. Je passe devant la concession Aston Martin de Gstaad, il y a au moins une dizaine de modèles exposés: au milieu des alpages et des vaches, ça surprend toujours…

A Saanen je bifurque vers Rougemont et Château d’Oex pour une longue vallée quasiment plate, avec des paysages de carte postale, ah la Suisse…

Eglise de Rougemont

Eglise de Rougemont

Ensuite c’est l’ascension vers le Col des Mosses (42′@227W NP) depuis Château d’Oex. 12,5km à 4% de moyenne pour cette montée par palliers successifs, idéale pour ceux qui aiment les changements de rythme.

Pause ravito dans une épicerie du sommet, je remplis mes bidons avec du Nestea Citron avant d’entamer la longue descente vers Aigle (1100D-).

Épicerie au Col des Mosses

Épicerie au Col des Mosses

Dans une petite ligne droite, un camping car me double façon Sébastien Loeb, pour mieux me bouchonner dans les virages durant les 15km suivants…

En bas je me fais un bout de vallée de Aigle jusqu’au pied de la montée finale. En passant à proximité du Centre Mondial du Cyclisme, je croise un groupe de féminines sur des vélos de contre la montre, ça n’a pas l’air de trop rigoler…

Mines et Salines de Bex

Mines et Salines de Bex

Je remonte jusqu’à Villars par Bex et Gryon (10km à 7,5%). La route est bien moins passante que la principale, et le pourcentage moins régulier. Le premier km jusqu’au Chêne dépasse les 10%, avec des passages à 15% environ, et le haut est en faux plat, du style où les costauds finissent grand plateau. J’essaye de ne pas trop forcer et de me préserver pour dimanche (47′@239W NP).

4h45 de selle au total, et un moral en hausse: il n’y aura sans doute pas d’étincelles à La Vosgienne, mais je devrais pouvoir boucler le grand parcours sans terminer à l’agonie. Dommage de ne pas avoir pu capitaliser sur les acquis de l’Alpen Brevet. Au lieu de ça j’ai dû me contenter de 2 semaines en demi-teinte, composées majoritairement de home-trainer sans aucune intensité… L’addition se paiera cash dimanche!

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