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Reconnaissance de la Time Megève Mont-Blanc
Suite à l’annulation de dernière minute de la Scott 1000 Bosses je saute dans ma voiture pour rallier Megève et sauver la journée.
J’ai à peine traversé Lyon que le soleil et le ciel bleu font leur apparition. Pas de chance j’ai oublié mes Oakley à la maison, il va falloir que je me trouve une paire de lunettes de soleil de dépannage…
Il est déjà 12h quand j’arrive au Palais des Sports de Megève, après un crochet par le supermarché de Praz sur Arly où je me dégotte une paire de lunettes de soleil super cheap.
Après un mini repas à l’arrache sur le parking j’enfourche (enfin) mon vélo pour une bonne grosse sortie de montagne. J’ai changé mon 39 pour le 34, comme ça j’ai 34×29 pour affronter le parcours traditionnel de la Time Megève Mont-Blanc.
La descente jusqu’à Flumet constitue un bon échauffement avant d’attaquer la première montée du Col des Aravis. Comme d’habitude les routes sont dans un état désastreux. La différence avec la Suisse est juste incroyable, à croire qu’en France on est trop cons pour faire des routes de montagne?
Le replat avant La Giettaz est dans un piteux état, attention aux chutes en peloton!
Au sommet il y a encore pas mal de neige pour la saison. Un des restaurants a brûlé, celui où je mangeais une tarte aux myrtilles évidemment…
Vu qu’aujourd’hui normalement c’était jour de course, j’ai décidé d’envoyer dans chaque col et de voir jusqu’où ça tient. Je passe au sommet en 266W NP replat inclus, bonnes jambes mais pour le coup de pédale de montagne c’est pas top.
J’entame la périlleuse descente jusqu’à Thônes, entre les trous et un méga vent de face. Dans la portion où on dépasse les 80km/h je plafonnne à 40, et encore en pédalant…
J’attaque le Col de la Croix Fry, assez à l’aise jusqu’à Manigod, dans la portion facile, un peu plus dans le dur après. Au sommet il reste vraiment pas mal de neige, les pistes pourraient encore être ouvertes. 269W NP et pas trop fatigué, j’enchaîne sur la courte descente vers la Clusaz.
Dans ce sens, la 2ème montée vers le Col des Aravis est une simple formalité, malgré le fort vent de face. 262W NP, ça le fait toujours.
Le début de la descente est assez chaud, surtout aux abords du tunnel et de la Giettaz, où je m’arrête pour ravitailler en boisson. A Flumet je tire tout droit vers le Col des Saisies, on verra plus tard quel sera le parcours officiel de cette année.
A Notre Dame de Bellecombe je bifurque pour prendre la petite descente et la route de Crest Voland. Beau détour: 1min de récup et ensuite 100D+ supplémentaires!
La sortie de Crest Voland est toujours aussi redoutable. A chaque fois, je suis collé! Un peu comme à Plan Lachat dans le Galibier…
Je suis dans le dur jusqu’à la forêt et son replat salvateur. Ici encore il reste pas mal de neige!
Après le retour sur la route directe du Col, le paysage est carrément hivernal et il fait assez frisquet. Cette fois, je suis cuit, ça sera demi-tour au rond point comme prévu. 247W NP « seulement », mais sans la descente et la forêt ça ferait surement du 260 aussi.
Les Saisies sont toujours aussi glauques hors saison!
La descente vers Flumet est la pire du parcours, il faudra garder un peu de lucidité pour cette portion.
Contrairement a d’habitude, vent arrière pour le faux plat montant vers Megève. Yes!
Au total 5h15 de vélo à 232W NP pour cette sortie de 2700D+. Puissances en hausse par rapport au même parours en course en 2010, et poids en baisse (69,5 vs 70,5):
- Aravis I: +11
- Croix Fry: +20
- Aravis II: +7
- Saisies: +9
Content!
Course 2011-04 La Time Megève Mont-Blanc
Dimanche 12 Juin 2011
Trophée Label d’Or FFC
133km – 3300D+
1900 partants au total
Cette année le départ a lieu à Sallanches, il faudra enchaîner la Colombière, la Croix Fry, les Aravis et les Saisies avant d’arriver à Megève. Pas de stress, mon dossard protégé me permet de m’échauffer correctement avant de retrouver Alban en tête de peloton, quelques minutes seulement avant que la course ne soit lancée.
La fréquentation est un peu en baisse par rapport aux années précédentes, mais malgré tout le peloton reste impressionnant. Après quelques secondes de silence en mémoire de Boris, victime l’an passé d’une chute mortelle, le départ est donné.
L’objectif est simple: rester en tête de course jusqu’au pied de la Colombière. En roulant intelligemment, ça devrait pouvoir se faire sans dépenser trop de forces. Quitte à partir avec les costauds autant en profiter pour leur sucer la roue héhéhé… et puis ça fera quelques minutes de gagnées sur le gros de la troupe.
Aussitôt dit, aussitôt fait. A peine le portique de départ passé, on embraye pour rester devant. Finalement ça ne roule pas si fort, je m’attendais à ce que les pros mettent tout le monde en file indienne à 50-55 au compteur. Au lieu de ça la tête du peloton est assez compacte, ça frotte comme dans les cyclos de plaine, au milieu des ronds-points et des ilots directionnels, que les inconscients s’obstinent à contourner par la gauche de la route…
Scionzier est atteint en 24 minutes à 43km/h de moyenne et « seulement » 254W NP, tranquille.
Le gyrophare de la voiture ouvreuse est juste devant, mais plus pour longtemps car dès le pied du Col de la Colombière (1613m – 17km – 6,5%) c’est chacun pour soi. Alban me double définitivement après quelques minutes, un vrai avion… Le SRM affiche 280-290W durant les 20 premières minutes, puis le passage au Reposoir est l’occasion de lever le pied, il faut en garder pour les autres ascensions. La longue et (très) dure ligne droite finale me permet d’estimer mon retard sur la tête de course à 6-7minutes environ. Pas si mal pour une ascension de 1h02 à 270W NP. Le premier ravitaillement est expédié en une trentaine de secondes seulement, merci aux bénévoles.
Après le Grand Bornand une espèce faux plat casse patte m’annonce que je vais être en sub-crampes toute la journée (quadriceps limite dès que je me mets en danseuse après un long temps de roue libre). A mon avis je n’ai pas assez bu hier soir, et le sel du jambon et du fromage ont fait le reste.
A Saint Jean de Sixt c’est déjà la bifurcation entre le petit et les autres parcours. A droite direction Thônes et sa ligne droite à près de 80km/h. Heureusement il n’y a pas de vent, avec les Lightweight c’est pas plus mal.
Le Col de la Croix Fry (1467m – 12km – 6,7%) arrive vite, en général c’est là qu’on sait si ça va le faire ou pas pour le reste de la course. Jusqu’à Manigod ça va pas mal, il y a déjà moins d’avions que dans la Colombière: les vrais costauds sont devant, les autres ont explosé! Je gère sans m’affoler à 250W NP jusqu’au sommet. Au lieu de m’enflammer un peu dans le 1er col j’aurais mieux fait d’en garder un peu plus pour la suite… Cette fois pas de ravito, les Aravis sont proches.
Après une courte descente jusqu’à La Clusaz où on rejoint le petit parcours il faut enchaîner sur le final du Col des Aravis (1486m – 3,6km – 6,4%), avec ses 2-3 larges lacets au milieu des alpages, superbe. Une formalité à 252W NP sans forcer. Nouvelle pause boisson au sommet avant d’entamer la descente la plus dangereuse du parcours. Il y a eu une chute dans le tunnel, comme d’habitude. L’absence du SAMU est rassurante. Encore un qui s’est pris le mur côté gauche, mais sans trop de dégâts par chance. La course est neutralisée pendant une dizaine de minutes, on repart doucement en file indienne jusqu’à Flumet, ce qui n’empêche pas les gros malins de couper les virages et de doubler par la droite. A part une greffe de cerveau, on ne peut rien pour eux…
Le Col des Saisies (1650m – 14km – 5,2%) est le dernier de la journée. Cette année on ne descend pas les Gorges de l’Arly mais on remonte direction Megève avant de tourner à droite à la fromagerie. Après la bifurcation du moyen et du grand parcours il n’y a plus grand monde sur la route, la montée s’annonce assez solitaire! Après 1km je croise déjà les premiers: une échappée de 8 avec 1 Saur-Sojasun, 3 Ag2r, 1 FdJ et l’incontournable Nicolas Roux auxquels ils laisseront finalement la victoire à Megève… Niveau relevé!
La 4ème et dernière ascension s’annonce usante, d’autant qu’on emprunte le traditionnel détour par Crest Voland qui avec sa petite descente ajoute une bonne centaine de mètres de D+.
Je suis le plus souvent en 39×29, un peu collé, avec pas mal de fatigue dans les bras et le haut du dos. Personne ne me double dans la montée, c’est toujours bon pour le moral, surtout que je rattrape une bonne dizaine de coureurs. Au moins la capteur de puissance permet de bien gérer son effort en montagne! 245W NP dans ce dernier col, il ne reste plus qu’à rentrer sur Megève.
Heureusement la DDE a refait la route dans les passages les plus mauvais depuis mon passage de la fin Avril, ce qui rend la descente un peu moins cahotique.
De Flumet à Megève on a le vent de dos pour une fois, ça aide bien pour ce long faux-plat montant!
Je passe la ligne en 5h02 temps compteur, 5h13 temps organisation. Les 10 minutes d’arrêt forcé dans la descente des Aravis ne changent pas grand chose au classement final. Meilleure perf. sur la Time à 239W NP contre 228 en 2010 avec 600D+ en moins et 232 en 2009.
112/476 sur le 133kms, les temps de passage intermédiaires à la Croix Fry montrent que sur le 105 je me serais situé aux environ de la 50ème place/675.
Globalement je suis donc satisfait même si les quasiment 3 semaines d’arrêt forcé au mois de Mai ont bien cassé ma préparation. A la Marmotte ça va être chaud car le D+ n’a rien à voir…
J-1
Cette année j’arrive à Sallanches vers 10h30 le samedi, tout en étant parti de chez moi le matin même, vive l’avion! Avec l’habitude le montage du vélo ne me prend plus que 15 minutes environ (dérailleur arrière, guidon, selle, pédales), quelques coups de clé dynamométrique et hop tout est en ordre.
Après le déjeuner c’est parti pour la traditionnelle sortie de vérification du matériel, 1h au départ de Sallanches en direction de Passy et le début de la montée vers Plaine Joux. Je fais demi-tour au Plateau d’Assy et au retour je m’arrête chez Cycl’Evasion car en graissant mes cuvettes de pédalier cette semaine je n’ai pas assez serré ma manivelle gauche… Le boulet! Super accueil, vraiment un beau magasin de vélo, merci encore pour le dépannage express.
Le retrait des dossards se fait comme toujours au Palais des Sports de Megève où je retrouve Alban et sa bande. Bonne surprise, cette année j’ai un dossard protégé, je vais pouvoir partir un peu devant la masse avec les costauds, ça se présente bien pour la partie plate entre le départ et le pied de la Colombière. Bon après ça sera chacun pour soi comme d’habitude…
Le briefing d’avant course a lieu avec une bonne bouteille de cidre et une orgie de pâtes « à la savoyarde », en présence de Pierre, le roi du Compex.
Alban, Stéphanie et Fabrice en profitent pour inaugurer leur nouveau maillot, aux couleurs de leur sponsor. Stéphanie est chargée de faire la femme sandwich sur le petit parcours, accompagnée de Fabrice, tandis qu’Alban fait de la promo sur le moyen. Vous en saurez plus bientôt…
La soirée ne se prolonge pas trop, chacun a son objectif:
- Alban claquer une perf au scratch sur le 105,
- Stéphanie boucler le 85 accompagnée de Fabrice,
- Pierre avoir un maximum de monde sur le stand Compex après la course,
- Moi figurer honorablement sur le 133 en vue d’accumuler des kms en préparation de La Marmotte.
Vite au lit!
Reconnaissance de la Time Megève Mont-Blanc
Que faire le lendemain d’une cyclo courue à bloc? Un décrassage sur le grand parcours de la Time Megève Mont-Blanc 2011!
Transfert depuis la Scott 1000 Bosses le dimanche après midi en direction de Sallanches pour une session de récupération à l’hôtel devant Stade 2. La vue suffit à me motiver pour une nouvelle chevauchée le lendemain…
2h à glander sur le lit les jambes surélevées, chaussettes de compression, le top! Après un nettoyage du vélo et un repas (diététique) pour recharger les réserves en glycogène (crudités, dinde, riz, laitage, tarte aux fruits, San Pellegrino) je me mets au lit de bonne heure car le lendemain le départ est prévu aux alentours de 7h30.
Cette année le parcours de la Time est modifié, le départ a lieu de Sallanches, en direction de Cluses, Scionzier, Col de la Colombière, Saint Jean de Sixt, Thônes, Col de la Croix Fry, La Clusaz, Col des Aravis, Flumet, Col des Saisies par Crest Voland et enfin retour à Megève par le traditionnel faux plat.
Le soleil est au rendez-vous même si la température ne dépasse pas les 10°C au SRM.
Le départ de Sallanches en direction de Cluses sera ultra rapide, par la grande route de la vallée. Sans doute du 45-50km/h au compteur pour ceux qui voudront faire la course…
Un local qui m’a rattrapé dans les premiers kms me fait une frayeur en me disant que traditionnellement le Col de la Colombière n’ouvre que fin mai. je me sens un peu con car je n’avais même pas envisagé cette possibilité… Finalement il s’avère que la DDE a ouvert la route il y a 2j, la chance est avec moi!
L’ascension du Col de la Colombière (1613m-16km-1100D+) commence dans le village de Scionzier.
La route serpente tranquillement entre les sapins, constituant une bonne mise en jambe avant l’arrivée au Reposoir, qui marque le début réel des hostilités.
A la sortie du village on aperçoit le col encore distant de plusieurs kms. La route monte dès lors en quasi ligne droite, donnant l’impression d’être scotché en bitume.
Il y a quelques passages un peu plus raides, mais rien de bien terrible vu que c’est la première ascension de la journée.
La DDE a refait la route par endroit, c’est du billard. Le 1er ravitaillement de la course sera placé au sommet du col, après environ 1h45 de route.
Ensuite c’est une belle descente jusqu’au Grand Bornand, le bitume est bon sauf dans la traversée du Chinaillon où il y a quelques nids de poule. A la sortie du Grand Bornand un bon faux plat vous remettra les idées en place avant d’arriver à Saint Jean de Sixt, où on rejoint la parcours traditionnel (descente des Aravis).
L’arrivée à Thônes marque le début de la 2ème difficulté, le Col de la Croix Fry (1467m-11,3km-800D+).
Les premiers kms sont assez sévères, j’ai toujours un peu de mal à me remettre en route après une bonne descente. La traversée de Manigod s’apparente à un peu de cyclocross, il n’y a plus du tout de revêtement sur une bonne centaines de mètres. Apparemment la route devrait être refaite d’ici début juin, heureusement.
Après le village il y a 1 ou 2kms assez durs, puis c’est à nouveau plus roulant jusqu’à la fin.
Le 2ème ravitaillement au col, après environ 3h15.
A priori pas besoin d’enfiler de coupe vent pour la descente, vu qu’il n’y a que 5kms jusqu’à La Clusaz. La route est correcte, avec 2-3 saignées sur le haut.
Dans ce sens le Col des Aravis (1486m-3,8km-238D+) n’est qu’une formalité au milieu de paysages superbes.
Le 3ème ravitaillement sera positionné au sommet, après environ 3h40. J’en profite pour m’arrêter recharger les bidons et boire un Coca.
La descente par contre est beaucoup plus périlleuse. Bonne dose de lucidité nécessaire pour le tunnel, les virages qui se referment avant La Giettaz et le chaussée défoncée tout du long. Un vrai désastre…
Flumet se situe à la bifurcation du moyen et du grand parcours.
Cette année pas de passage dans les Gorges de l’Arly, on enchaîne direct le Col des Saisies (1650m-13,7km-800D+), avec le traditionnel détour par Crest-Voland.
Il faudra envoyer dès la sortie de Flumet, car les premiers lacets font mal aux jambes. Arrivé à Notre Dame de Bellecombe l’itinéraire bifurque vers Crest-Voland, avec une petite descente et 100D+ en rab…
Juste avant de rejoindre la route directe, un replat dans la forêt permet de souffler un peu.
Puis c’est l’arrivée au sommet pour le dernier ravitaillement. Aujourd’hui c’est assez désert, normalement en juin il devrait y avoir plus d’ambiance!
Je m’arrête de nouveau pour manger un sandwich au Jambon de Savoie et boire un Coca avant d’attaquer le retour vers Megève. La route est dans un état catastrophique, il faudra vraiment faire attention, surtout après près de 5h de course.
Les 10kms de Flumet à Megève sont toujours aussi pénibles, faux plat vent de face au programme… L’arrivée sera comme d’habitude jugée au Palais des Sports.
Belle journée de vélo au lendemain de la Scott 1000 Bosses, 5h51 de route pour 128km et 3300D+!
Course 2010-03 Time Megève Mont-Blanc (74-Cyclo)
Dimanche 06 Juin 2010
115km – 2750D+
Environ 2200 partants

Départ vendredi après midi en direction des Alpes, route rythmée par les embouteillages à Paris et les camions des équipes Pro Tour qui se rendent au départ du Critérium du Dauphiné. Dans l’ordre: Saur Sojasun, Française des Jeux, Sky, Omega Pharma, Saxo Bank.
L’histoire ne dit pas si le vélo à moteur (?) de Cancellara se trouvait dedans…
Samedi matin, grasse matinée jusqu’à 9h, incroyable! J’enfourche mon vélo pour la traditionnelle sortie de rodage, de la machine et du coureur. Direction La Giettaz et le Col des Aravis pour une montée tranquille, 214W NP. La route est en mauvais état, ça promet pour la descente le lendemain…
Au sommet il fait beau et chaud, si le temps se maintient pas besoin de coupe vent pour la course.
L’après-midi expédition à Albertville au Vieux Campeur pour acheter un porte bébé de compét. pour la petite. Ses premières randos en montagne sont prévues pour début septembre…
Retrait du dossard au Palais des Sports de Megève en fin d’après-midi, moment de la rencontre annuelle avec Alban & Family. Il a encore un dossard protégé fourni par son magasin de vélo. Pas question de faire le départ ensemble donc. Et puis de toute façon il compte faire le parcours moyen à bloc, tandis que je vise plutôt le grand.
On traîne un peu sur le l’expo commerciale, en faisant du lèche vitrine du côté de chez Time qui expose sa gamme 2010. Les cadres sont étiquetés « Made in Europe » et plus « Made in France ». Bizarre? Les roues ont disparu mais les controversées pédales I-Clic sont en bonne place.
Après un détour chez Top Vélo (très sympa le type), je me laisse convaincre d’accompagner Alban pour sa mini sortie d’avant course. Direction le Domaine d’Arbois à Megève, une côte sèche qui mène à l’altiport, 6km – 300D+. Il a l’air bien le bougre…
Dimanche matin je me rends au départ en vélo, j’en profite pour m’échauffer selon la méthode de Carmichaël et prendre place sur la ligne une quinzaine de minutes seulement avant le départ.
Départ
La course est lancée au son de Wagner et sa Chevauchée des Walkyries, suivi d’un bon vieux live de Daft Punk. Ça bastonne bien, rien de tel pour galvaniser les troupes! Comme d’habitude il y a de tout, du malade en vélo de ville au montagnard aguerri, bidons de thé et abricots secs…
Quelques mètres après la ligne un Trek Madone aux couleurs de Livestrong me double en trombe. Le gars fait le départ à fond, je me cale dans sa roue pour faire de la patinette, le compteur affiche souvent entre 45 et 55km/h jusqu’à Flumet. Du coup j’attaque les Aravis après 15 minutes de course seulement, 5 de moins qu’en 2009…
Col des Aravis
Comme d’habitude c’est le feu d’artifice. Tout le monde est à fond, ça double de tous les côtés. Même à 260W je suis parmi les plus lents…
Pas question de s’affoler, mieux vaut prendre le temps d’avaler un gel afin d’assurer des apports glucidiques corrects. Côté nutrition le plan est simple: un Gel Maxim (100g) au pied de chaque col, 750mL de boisson Maxim en cours de montée, une barre Gerblé Amande et un verre de Coca au sommet, soit 380+225+90+100=795kcal. Multiplié par 4 (Aravis, Croix Fry, Saisies 1 et 2) ça fait environ 3200 kcal pour une course de 6h, soit 530kcal/h. La dépense énergétique pour un effort à 225W de moyenne étant de 1000kcal/h environ (calculateur Livestrong, pour 70kg hors vélo), les besoins sont couverts à plus de 50%, ce qui n’est déjà pas si mal…
Sur le replat je remets le grand plateau pendant que la plupart ne pensent qu’à récupérer de l’effort précédent. Objectif: maintenir les W constants tout du long.
Après La Giettaz démarre la vraie ascension, 6,5km à 7%, pas de quoi faire peur… La forme n’est pas trop mal. Bien sûr c’est moins bien que l’année dernière où sortant du Raid Provence Extrême j’étais sur mon nuage.
Sommet atteint en 51 minutes à 258W NP et 81rpm avec une bonne augmentation de la cadence de pédalage par rapport à 2009, sans doute due au changement de cassette (utilisation fréquente du 34×27 au lieu du 34×26). VAM à 1050m/h après le replat. Rien de bien impressionnant comparé aux 1777m/h d’Ivan Basso sur le Monte Zoncolan au Giro… 6 minutes d’avance par rapport à 2009 quand même, ça commence bien.
Premier ravitaillement avant d’attaquer la rapide descente vers Thônes et ses pointes de vitesse à environ 80km/h. Comme tous les ans l’organisation est parfaite et les bénévoles sympathiques. Pas comme certains concurrents…
Col de la Croix Fry
Première vraie montée de la Time, 11km à 6,8%.
L’heure de vérité approche… Monter à la puissance prévue sans trop de mal et l’objectif peut être atteint. Avoir les jambes dures dès les premiers mètres et ce sera un long calvaire sur tout le reste du parcours!
Je suis bien content d’avoir pris mes Ksyrium et pas mes nouvelles Cosmics…
Passage au sommet en 2h07, 250W NP et 77rpm. VAM 1005m/h. Puissance en baisse par rapport à l’année dernière (260W), mais l’essentiel est préservé: pas de sur-régime, et j’ai toujours 2 minutes d’avance.
Nouvel arrêt au ravito, il faut recharger pour presque 2h…
Aravis 2, le retour
Dans ce sens , le col est anecdotique, avec à peine 3km d’ascension à 255W NP.
La descente est assez délicate, la route est en mauvais état, et les tunnels un peu acrobatiques pour qui ne prend pas garde à sa vitesse.
A Flumet le parcours continue quelques kilomètres dans les Gorges de l’Arly par la route d’Albertville, au lieu de remonter directement vers les Saisies.
La route est large et en assez bon état, les virages moins serrés, et pourtant c’est là qu’a lieu le drame. Un concurrent suisse bascule par dessus un muret et fait une chute mortelle d’une trentaine de mètres… L’horreur intégrale.
La polémique fait rage, sur Velo 101 notamment, alors que VeloVelo cherche une explication et des manquements au niveau des infrastructures. Sont mis en doute:
- les capacités cyclistes du concurrent: « encore un qui ne savait pas rouler », mais il s’agit d’un des 10ers du grand parcours, pas un cycliste du dimanche, et suisse qui plus est, donc familier de la montagne,
- les roues « inadaptées », le malheureux avait des Lightweight, ayant vu le vélo (intact!) posé contre le muret, je peux vous assurer qu’il n’y avait aucun souci,
- le bitume « désastreux », alors que c’est une portion où la route était très correcte,
- l’organisation, « qui aurait dû mettre des filets de protection à cet endroit précis », alors qu’il y avait au moins une centaine de virages plus dangereux,
- la DDE, « mettre un muret dans ce virage, c’est quasiment un meurtre ».
Je suis passé à l’endroit de l’accident une quinzaine de minutes après. J‘ai parlé avec l’organisation (un motard en pleurs), les gendarmes et un concurrent témoin (assis par terre en état de choc). J’ai vu les pompiers remonter du ravin avec la civière et surtout la housse… Comment peut-on raisonnablement chercher des responsabilités à un évènement aussi inexpliquable? La victime était chevronnée, le virage anodin, la route correcte, et c’est ce qui rend cette catastrophe d’autant plus horrible. Les justiciers du net feraient mieux de s’associer à la douleur des proches de cette personne, et chacun devrait garder à l’esprit qu’il faut rester humble à vélo, personne n’étant malheureusement à l’abri de la succession de petits évènements ayant conduit à l’issue fatale…
A chaud, j’ai traversé la zone avec quelques concurrents et nous sommes repartis en direction des Saisies, un peu tremblants, mais sans réaliser. Après quelques centaines de mètres de montées, le type qui m’accompagnait a dû s’arrêter pour pleurer. Toujours complètement à l’ouest, j’ai continué à pédaler, un peu en apesanteur… Avant de mettre ça de côté et de reprendre la course de plus belle, sans doute un genre de protection automatique activée par le cerveau?? Non non il ne s’est rien passé, t’as rien vu, pédale!
C’est au sommet du Col des Saisies (3h57, 245W NP, 950m/h), quand un bénévole m’a barré la route du 145km, que j’ai un peu compris, mais pas encore complètement: ça ne m’a pas empêché d’entamer la descente presque comme si de rien était…
Le retour sur Megève fut une formalité accomplie à 280-300W avec un peloton d’une quinzaine dans la roue. Qu’importe!
Ligne d’arrivée franchie en 4h29, 4h39 temps organisation. L’ambiance est glauque à Megève.
Time Megève Mont-Blanc 2010: J-4

Dimanche 6 Juin aura lieu la 7ème Time Megève Mont-Blanc, premier objectif de ma saison 2010.
Le parcours est identique à celui de 2009.
Après pas mal d’incertitudes (j’y vais-j’y vais pas, moyen-grand parcours, t’occupe pas des watts-à bloc), j’y vais dans l’optique Death or Glory adoptée également par Alban sur le parcours moyen.
En effet:
- le matériel est prêt à temps : BMC SLC01 et SRM, ce n’est pas pour faire du tourisme,
- on ne vit qu’une fois!
Donc même si la Death est plus que probable, je vais faire la course sans me poser de questions. Et arrivera ce qui arrivera!
Par conséquent l’objectif sera le même qu’en 2009: 260W dans les ascensions et arrivée en 6h02 (voir ici).
Ce qui donne, en temps de passage:
- Flumet 0h20
- Col des Aravis (1486m) 0h57
- Col de la Croix Fry (1467m) 2h09
- Col des Saisies (1633m) 3h57
- Col des Saisies 5h26
- Megève 6h02.
Ravitaillements:
Aravis, Croix Fry, Aravis, Saisies, Villard sur Doron, Saisies.
Soit au maximum 1h50 entre 2 possibilités de refaire le plein de boisson.
Donc 2 bidons de 750mL sur le vélo, 1 seul plein au départ, 1 seul rempli au 1er ravito, puis 2 à la Croix Fry et aux Saisies I et 1 aux Saisies II.
Just do it!








































