265km : pneu éclaté…

Dans la série Plus vite, plus haut, plus fort, un aller retour au Mont Saint-Michel pour environ 265km de route et 10h de vélo.
Je pars bien « chargé » : 1L d’Isostar Long Energy, 1L d’Isostar Fast Hydratation, 33cl de Coca Cola, 3 PowerBar Harvest, 3 barres de céréales, 3 biscuits aux figues, 1 pâte d’amande Gerblé, et 2 sandwichs jambon beurre ! Les poches sont pleines à craquer…

Bocage, vaches et éoliennes

Au départ le temps est menaçant, je me prends une ou deux averses, mais finalement ça passe sans sortir l’imper. Le vent est bien plus fort que prévu, au moins 50km/h de sud ouest : je vais l’avoir de face jusqu’au Mont, ça promet.  Les villages traversés ont des noms évocateurs : Caumont l’Eventé, Sept Vents…
En plus le début est assez vallonné : 900m de dénivelé sur les 70 premiers kilomètres, la partie qui longe l’A84 en direction de Villedieu les Poêles est vraiment dure. Il y a du vent, des côtes, des vaches et des éoliennes, et rien d’autre.
Je finis par arriver à Avranches, rendu à moitié sourd par le vent qui me harcèle depuis près de 3h30. Première vision du Mont Saint-Michel, le moral remonte, mais est vite douché par une mini tornade. Quasi impossible de tenir sur le vélo.

Le Mont Saint-Michel depuis la digue

Après 4h25 je pose mes roues sur la Digue. Je pensais aller jusqu’aux portes de la cité, mais finalement je fais demi tour un peu avant le parking, après il y a trop de piétons.
Je m’arrête au milieu des restaurants de l’entrée de la digue pour casser la croûte : Coca et sandwichs. Les poches s’allègent un peu. Je repars sans trop tarder car je n’ai fait que 110km et il m’en reste 150 pour rentrer.
Je repasse à Avranches puis je prends la direction de Granville. Courte pause dans une boulangerie pour ravitailler en boisson. Le vent de 3/4 arrière me donne des ailes, manquerait plus qu’un Red Bull pour que je m’envole.
Sauf que peu avant Granville je remarque une bosse sur le côté de mon pneu avant, qui finit par éclater 2km plus loin… Il me reste encore 100km à faire ! Obligé d’appeler du secours et de rentrer en voiture…
Dommage car le plus dur était fait, il ne restait plus qu’à se laisser pousser par les 50km/h de vent pour boucler les 265km du parcours.

Au final je n’ai pu faire que 165km, la sortie de la semaine dernière (223km) sera donc finalement la plus longue de ma préparation pour le Raid Provence Extrême. J’espère que ça suffira.

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