Compte rendu – Gruyère Cycling Tour

Label UCI Golden Bike
Dimanche 26 Août 2007 à Bulle (Suisse)

Gruyère Cycling Tour

Grand parcours : 165km – 4 cols – 3340m de dénivelé
1500 partants au total sur les 3 parcours (85, 125 et 165km). Environ 350 concurrents sur le grand.
Objectif : 7h03

Gruyère Cycling Tour 2007

Retrait des dossards le samedi après midi à l’Espace Gruyère et visite du mini salon du cycle. Grosse organisation : podium, bénévoles, nombreux stands et forte affluence.
L’engagement est cher, mais on repart avec un cuissard et un maillot aux couleurs de l’épreuve, ça fera un souvenir.
Chronométrage par puce électronique fixée sur le blocage rapide de la roue avant, à laquelle s’ajoutent un dossard et une plaque de guidon.
Dimanche matin arrivée à Bulle à 7h30 pour un départ à 8h30. Parking au milieu des troncs d’arbre dans une scierie voisine.
Echauffement léger : il y a largement de quoi faire au cours de la journée, mais ne pas partir à froid quand même, car au départ il y a une quinzaine de kilomètres en faux-plat avec une ou deux bosses.
Départ donné à 8h34, groupé pour les 3 parcours. Organisation à la Suisse : route coupée jusqu’en haut du premier col, police omniprésente, signaleurs à chaque passage dangereux.
Comme prévu, le rythme est assez rapide, 40-45km/h sur le plat. La première côte après 6km est sévère et provoque la cassure du peloton en de multiples groupes, tant pis pour ceux qui ne sont pas remontés à temps sur la tête de course.

Jaunpass (1632m)
20,5km – 746m de dénivelé

Les 6 premiers kilomètres sont assez roulants (1,5% de moyenne), bien surveiller le Polar pour ne pas se mettre dans le rouge d’entrée en essayant de suivre les costauds qui montent avec du braquet…
Les 14,5km suivants sont plus durs avec 5% de moyenne mais sans doute des passages à 10%. La route est étroite, en fait c’est un col qui ne sert qu’à aller dans les alpages, le paysage est splendide au milieu des épicéas.
Passage au sommet en 1h30, 5’ d’avance sur le tableau de marche.
La descente sur Gstaad s’effectue tranquillement, la route est étroite et il y a des travaux.
Les suisses embrayent dur dans la vallée, je reste bien au chaud dans un groupe, ce qui va me faire gagner beaucoup de temps. Malheureusement le parcours emprunte le tunnel sous Gstaad, je ne verrai donc pas le chalet de Johnny Hallyday…

Col du Pillon (1548m)
19,4km – 509m de dénivelé

Il s’agit en fait plutôt d’un long faux-plat à 2,5% de moyenne. Difficile quand même car on monte assez vite, entre 25 et 30km/h donc est tenté de tenir les roues pour se protéger du vent, mais gare au surrégime. Les 8 derniers kilomètres sont plus pentus, chacun adopte alors son propre rythme.
Passage au sommet en 2h39, 30’ d’avance sur le planning.
A peine le temps de jeter un oeil à l’Oldenhorn (3123m) et descente rapide jusqu’au Diablerets (4km), où se trouve la bifurcation entre le 125 et le 165km. Comme à la Time Megève Mont Blanc, la plupart coupent, il ne reste plus grand monde sur le grand parcours. Dommage !

Col de la Croix (1771m)
8,2km – 591m de dénivelé

On attaque les choses sérieuses, avec du 7% de moyenne. Les jambes commencent à être dures. Paysage typique de montagne sauvage, la Suisse est superbe. Premiers concurrents à pied.
36×26 de rigueur pour en garder un peu pour le dernier col, le plus long.
Passage au sommet en 3h32, 18’ d’avance sur le tableau de marche.

Arrêt au ravitaillement.
Mes 2L d’Isostar m’ont duré 3h30, j’ai bu à peu près selon les recommandations de Frédéric Grappe, entre 500 et 800mL/h. L’Isostar eu bout d’un moment c’est écoeurant, je recharge avec de l’Ice Tea et de l’eau pure, et je prend dans ma poche une bouteille de Virgin cola pour la descente.
Pour cette cyclo j’ai voulu essayer les Power Bar afin d’avoir un apport énergétique en rapport avec la dépense de la journée. J’ai prévu 9 barres à environ 240 kcal, soit à peu près 2100 kcal. Problème, elle collent à l’emballage, donc pas facile à ouvrir en roulant, et sont très grosses, il faut plusieurs minutes pour les manger sans s’étouffer. Bilan plutôt négatif donc, je tape dans le ravito : gruyère, cake suisse, quartiers d’orange.
Dans la descente jusqu’à Aigle, j’ai l’immense bonheur de casser ma chaîne, pas de chance. C’est la première fois que ça m’arrive depuis que je fais du vélo. Bien sûr je n’ai pas de dérive-chaîne, et les autres cyclos non plus.
Séjournant à Villars sur Ollon, je remonte 3km à pied pour aller chercher le fameux outil, en plein soleil et en poussant le vélo, je suis mort en arrivant.
Je pense abandonner mais ma voiture est à Bulle, et la scierie rouvrant le lundi, je me vois mal la laisser sur place jusqu’au lendemain…
Je retire donc 2 maillons de la chaîne et je repars pour finir coûte que coûte. 1h43 de perdue dans cet épisode.

Col des Mosses (1463m)
17,7km – 977m de dénivelé

Le meilleur pour la fin… Montée interminable en plein cagnard, route très fréquentée. Je ne compte plus les voitures qui me doublent, on se croirait en ville. Vive les gaz d’échappement et les fumées noires des diésels. Jamais vu autant de Ferrari, de Porsche, de Mercedes et Audi de luxe. Normal on est sur la route de Genève à Gstaad.
Voiture balai rattrapée à mi montée, moral en hausse. La fin est plus dure, je suis cuit et je plafonne à 9km/h, en dernière position de la course !
Passage en haut du col en 5h38, 35’ d’avance sur le planning.
Descente assez pénible, plutôt un faux plat un peu dans le style de la descente du Col du Lautaret à Bourg d’Oisans. Seul face au vent, je n’avance pas.
Un petit groupe est arrêté au dernier ravitaillement, je ne les attends pas. Ils me rattraperont un peu plus tard, je prends les roues et roule d’un coup 10km/h plus vite.
Bon relais jusqu’à Bulle où en repassant sur le petit plateau je déraille et suis donc lâché. Cette mésaventure me fera passer la ligne en dernier avec un temps officiel de 8h35… pour un temps réel de 6h52.

La lanterne rouge étant un héros, on me fait monter sur le podium où je raconte mes mésaventures, les Suisses sont épatés par l’histoire du français qui casse sa chaîne, remonte à pied plusieurs kilomètres, répare seul et termine quand même au courage pour finir dernier. Du coup je gagne un panier garni (Fendant, kit à fondue, etc.) et le Directeur de Course me paye un coup à boire !

Bilan
Belle course, très bonne organisation. Sans le bris de chaîne, j’aurais terminé environ 100ème/350 partants sur le grand parcours.
Dommage que le nombre de coureurs sur le 165km soit aussi faible, même reproche qu’à la Time Megève Mont Blanc : d’après mon temps de passage aux Diablerets, s’il n’y avait eu qu’un parcours j’aurais terminé environ 200ème/1250 partants…

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