Course 10 – Gruyère Cycling Tour (Suisse-Cyclosportive)

Gruyère Cycling Tour
Dimanche 31 Août 2008 à Bulle (Suisse)

Drapeau Suisse

Environ 1600 partants
Parcours moyen : 125km – 2130m de dénivelé

Arrivée le matin à Bulle, parking comme d’habitude dans la scierie, en espérant que cette fois il n’y aura pas de problème.
Cette année la tenue de l’organisation est blanche et bleue, plus sympa que l’an dernier. Je mets le maillot mais pas le cuissard, pas question de quitter mon Assos. D’ailleurs ici au moins la moitié des coureurs en sont équipés. Je ne compte pas les vélos BMC, quasiment « marque officielle » en Suisse.
Comme j’ai décidé de faire la course, je pars m’échauffer une demi-heure avant le départ, tant pis si je suis mal placé sur la ligne. Il fait gris et doux, le temps parfait. Pas la peine de s’encombrer de manchettes et de coupe vent. Je prévois de ne pas m’arrêter aux ravitos, je pars donc avec 1L d’Isostar Long Energy et 1L d’Isostar Fast Hydratation plus 6 pâtes d’amandes Gerblé.

Chateau d’Oex

8h15, direction la ligne de départ, je dois être dans les 1000ème. Le speaker annonce la présence de Fabian Cancellara, c’est l’ovation… Hop Suisse !

8h35, c’est parti, et plutôt vite. Je roule fort pour remonter, les jambes vont bien.

Dans la première bosse je m’aperçois que le SRM n’indique pas de puissance, mais juste un Pas de bol, c’est mon premier souci technique avec. Je finis par m’arrêter au sommet pour essayer de corriger ça, car j’ai vraiment besoin des watts pour adopter le bon rythme en col. En fait c’est juste que le SRM et le Power Control n’étaient plus pairés, va savoir pourquoi…
En une minute tout rentre dans l’ordre, mais tout est à refaire et je reprends ma chevauchée vers la tête de peloton. J’arrive à Jaun en 400ème position environ, le gyrophare de la voiture ouvreuse n’est pas loin devant, et juste derrière se trouvent quelques maillots CSC, Astana et Cofidis, en fait Cancellara est accompagné par des collègues…

Je croyais me souvenir qu’à la sortie de Jaun il y avait une forte rupture de pente qui marquait le début de l’ascension proprement dite, mais non. Juste un faux plat qui se fait de plus en plus pentu jusqu’à vous faire tomber du grand plateau pour les 5 derniers kilomètres à 10%, sur une petite route d’alpage avec bovi-stops.
Le paysage est bucolique, mais ça devient dur. D’ailleurs ça bouchonne un peu, il faut slalomer entre les rois du départ…
Finalement j’escalade le Jaunpass à 251W de moyenne, 169bpm et 76rpm. Pas si mal après la mauvaise angine qui m’a tenue la moitié de la semaine.

La descente jusqu’à Saanen est sinueuse et pas très rapide, je me trouve un groupe pour la vallée. Les kilomètres s’enchaînent, on passe à Gstaad, ça roule. Les relais se prennent à 350-400W, on roule à 39km/h de moyenne jusqu’au pied du Pillon.

Oldenhorn - Suisse

Au début du Col du Pillon le peloton vole en éclats. Chacun grimpe à son rythme, je me cale sur 260W au SRM, ce qui apparemment est plutôt en dessous de ceux qui m’accompagnaient… Tant pis, il reste encore une ascension, « Rira bien qui rira le dernier ». Je fais la montée à 233W de moyenne, la faute au replat d’1km avant le sommet, 165bpm et 85rpm. En haut je grille une nouvelle fois le ravito et je bascule dans la descente après un petit coup d’œil vers l’Oldenhorn (3123m).

Les Diablerets sont atteints en quelques minutes à peine, puis c’est un faux plat descendant jusqu’au dessus du Sepey et la bifurcation vers le Col des Mosses. Un groupe s’est reformé dans la descente, ça roule toujours à bloc, l’heure de vérité approche.

Vers l’Eglise - Suisse

Au début du Col des Mosses le peloton se désintègre à nouveau. On se retrouve à un petit groupe d’une quinzaine, quasiment en file indienne. On se croirait au Tour de France, il y a une équipe de 3-4 coureurs du même club qui met tout le monde à bloc. Les 2ers kilomètres se font à 280W, je commence à avoir un peu peur mais je serre les dents. Le rythme baissera un peu ensuite, ouf… Finalement on monte quand même à 245W de moyenne, 165bpm et 72rpm.

En haut le plus dur est fait, mais il reste encore 30km pour rallier l’arrivée à Bulle. Au point d’eau un bénévole me tend une bouteille que je me surprends à attraper au vol, moi qui m’étais juré il n’y a pas si longtemps « de ne pas m’abaisser à faire une telle chose dans une cyclo »… Je suis dans un groupe d’une trentaine, ça serait dommage de le laisser partir et de rouler seul dans le vent.
Les 10ers kilomètres sont une vraie descente, avec en bas un ravito où je me débarrasse de ma bouteille à 60km/h en la jetant dans une poubelle ouverte, la grande classe.
Les 20 derniers kilomètres sont un long contre la montre, on a un groupe devant nous en point de mire, mais ils sont plus nombreux et on n’arrivera pas à les rattraper, malgré des relais à nouveau à 350-400W. Je tire le groupe à bloc durant le dernier kilomètre en faux plat, tout le monde est cuit et je finis finalement 3ème de notre sprint.

Au final je me classe 137ème/1000, ayant parcouru les 125km en 4h03. Sans mon problème de SRM j’aurais sans doute fini dans les 100ers car j’aurais à coup sûr terminé dans le peloton juste devant.
Fabian Cancellara m’a mis 30 minutes dans le vue, et encore ce n’était qu’un entrainement… A l’arrivée j’ai croisé Steve Zampieri de Cofidis dont le vélo était équipé d’un SRM, mais même pas la dernière version. Le malheureux devait se contenter du Power Control V avec les fils, sans l’altitude, et les manivelles miteuses en alu « Made in SRM » !
Au bilan c’est une super journée, avec des bonnes jambes et la satisfaction d’avoir fait la course pour un beau classement à l’arrivée.
Mes perfs sur l’Alpen Brevet et le Gruyère Cycling Tour me font d’autant plus regretter mon approche manquée de la Marmotte. Je suis désormais convaincu que j’ai les 7h30 dans les jambes, ça me fait une bonne raison d’y retourner l’an prochain !

3 réflexions au sujet de « Course 10 – Gruyère Cycling Tour (Suisse-Cyclosportive) »

  1. Salut Benoit,

    Bravo pour ce beau CR et ta perf. Ce week end c’etait la Vosgienne pour moi: au choix 160 km et 3200 m D+ ou 100 km et 1700 m D+. J’ai choisi le 2 ème et le faire à bloc plutot que gerer sur le 160 km.
    Pas dèçu j’ai pu faire la course devant malgrè un départ un peu loin des premier, j’ai du pas mal remonter pendant les 20 premiers km. Ensuite ça a pas mal batailler.C’etait top mais fatiguant: Résultat:3 heure à bloc, 33 de moy, 40 ème à 10 min du premier sur 550. Quelques données du powertap : Col du Markstein: 13 km 700 @ 300 watts moy dont les 2 premiers km @ 330 w. Col amic: 8 km @ 280 watts.
    Je tire les même conclusion que toi suite à cette Vosgienne: mon principal regret de la saison est d’avoir foiré la marmotte. Je pense aussi avoir les 7 h 30 dans les jambes!! De quoi revenir l’année prochaine!
    A+

  2. 40/550 ça commence à être une grosse perf !
    Les 300W c’est une puissance normalisée ? Sinon c’est carrément fort, surtout sur presque 14km.

    Pour La Marmotte, d’un autre côté c’est bien d’avoir foiré comme ça on a une bonne excuse pour y retourner l’an prochain.

    Je réfléchis déjà à mon programme de l’été :
    – Time début Juin ou Quebrantahuesos
    – Marmotte
    – Alpen Brevet, cette fois sur le Platinum Tour.

    Je pense reprendre le programme d’entrainement type de F. Grappe, mais en commençant plus tôt pour avoir un pic de forme dès début mai, être moyen début juin et remonter en juillet-août (cette année j’étais bien début juin, bof en juillet et bien fin août).

  3. 300 w c’est la puissance moyenne et 302 en PN.
    Il me reste un clm sur la montée du ballon le 28 septembre et ensuite fini!!
    Je pense aussi suivre un plan d’entrainement cette année: j’ai acheté training with a powermeter qui est vraiment bien et vais me monter un plan avec cette aide et aussi F.grappe bien sur.
    Objectif de l »année prochaine : juin-TMMB: faire mieux que 77/900 sur le 110 km(classement de 2007). La marmotte : 7h 30. Septembre:Les ballons vosgiens mieux que 40/400 sur le 90 km.

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