Course 11 – La Cyclauto (78-Cyclo)

La Cyclauto
Dimanche 21 Septembre 2008 à Poissy (78)

Environ 700 partants
Grand parcours – 153km – 1600m de dénivelé

La Cyclauto Peugeot 78

Réveil à 4h45, il faut vraiment être motivé. Départ de la maison à 5h30, c’est le désert sur l’A13, mais la route est plus longue que prévue, j’arrive finalement à Poissy à 7h50…
Heureusement le parking est grand et bien organisé, mais l’usine PSA est tellement grande qu’il faut marcher presque 500m pour aller retirer son dossard. L’accueil n’est pas très chaleureux, pas de café, pas terrible.
Le temps de sortir le vélo et de s’habiller il est déjà 8h20, pour l’échauffement c’est mort. Je me console en me disant que la première côte est au bout de 18′ selon le road-book.
Je prends place dans le dernier sas, dans les derniers du peloton. L’air est frais, j’ai bien fait de refaire un stock d’huile camphrée. J’ai rangé les Ksyriums pour remettre les Cosmics, dans la plaine il faut ce qu’il faut…
Le speaker annonce la présence de Bernard Hinault, vraiment je le trouve antipathique celui-là : ayant déjà discuté 1/4h avec lui il y a quelques années, je peux vous affirmer que c’est un sale c..

8h30, c’est le départ.
A bloc à bloc à bloc. Au bout de 2km j’ai déjà les jambes dures comme du bois, l’acide lactique s’accumule dans les muscles non échauffés, ça s’annonce mal.
J’essaye de remonter tant bien que mal sans trop forcer en prévision de la côte de Chanteloup qui a l’air assez sélective sur le profil. Au bout de 13′ on est déjà au pied, la sélection est faite d’entrée. Le gros peloton vole en éclats, au moins comme ça ça ne frotte pas et ce n’est pas dangereux. Bravo l’organisation. J’avale les 1,5km à 7% à 330W de moyenne, en haut je suis dans le dur mais je suis dans le deuxième groupe.
On se prend le vent de 3/4, ça commence à bordurer. C’est le début de 1h15 à bloc à rouler dans le bas côté, je déteste. Les paysages sont ultra glauques, c’est la plaine, pas une haie, pas un relief. Rien que du vent, des bordures et des nids de poule à éviter au dernier moment lancé à 45km/h.
La côte de Longuesse (2,2km à 322W) me permet de revenir sur la tête de course, mais mes jambes sont cuites. En haut ça continue toujours à bordurer et je manque de finir dans le fossé à cause d’un type qui m’accroche le guidon, volontairement en plus. Lui si je le revois il va prendre cher.
On est partis depuis 1h25, j’en ai marre de la succesion de lignes droites, virages à 90°, vent de 3/4 d’un côté puis de l’autre, avec l’éventail qui va avec, mais que ce soit à droite ou à gauche le bas côté de la route est toujours aussi pourri. Tirer le 53 dans les grandes lignes droites ce n’est vraiment pas mon truc, ça me rappelle la Ronde du Petit Sablé en avril…
Je finis par me relever, écoeuré, et de toute façon je suis cramé. Zone rouge au départ, ça ne pardonne pas.
Je laisse un ou deux groupes me doubler puis je me remets dans un peloton. Dans la bosse suivante je remarque un cliquetis dans mon pédalier, je finis par m’arrêter et je m’aperçois que mon petit plateau est déserré… Quelle journée de merde !
Me voilà condamné à finir sur le grand plateau, encore 80km avec ce maudit vent. Je monte les côtes façon 40rpm, j’ai l’impression que je vais me casser une jambe tellement je force… Le plus drôle c’est la réaction des cyclistes qui m’entourent : certains me prennent pour un gros nase qui ne sait pas que c’est plus facile de monter petit plateau, d’autres se disent que c’est pour les narguer que je grimpe sur le 53… Par moment c’est vraiment drôle.
Je finis par rencontrer le véhicule d’assistance technique, qui évidemment n’a pas de clé Torx (qu’est-ce qu’ils avaient dans le crâne chez SRM quand ils ont choisi ces vis ?).
Quelques km plus loin je me trompe de parcours, 2km pour rien, c’est le fiasco total. Pourtant tous les carrefours sont gardés et la signalisation est nickel, je suis décidemment maudit aujourd’hui…
Je termine tant bien que mal, complètement cramé par le départ à froid à bloc, les bordures, le vent (aller et retour s’il vous plaît !), les côtes sur le 53.

Bilan de la journée : la déroute totale !
Sur les 153km j’ai quand même fait du 206W de moyenne. J’en profite pour signaler un truc bizarre dans le calcul des TSS de CyclingPeaks : cette cyclo est créditée de 311TSS tandis que La Marmotte n’obtient par exemple que 265TSS, alors que niveau fatigue ça n’a rien à voir…
Sinon du point de vue organisation il faut signaler la sécurité et le flêchage au top. Point de vue ambiance et parcours, bof bof. Je ne pense pas y revenir l’an prochain.

3 réflexions sur « Course 11 – La Cyclauto (78-Cyclo) »

  1. C’est bizarre pour ton TSS comparé…As tu calibré tes zones de Coggan en rapport avec ta FTP? Je suppose que oui, car Peaks est assez rigoureux au contraire sur ce plan là et je n’ai jamais constaté d’écart de de type avec le ressenti…
    Sinon, y a des jours comme ça où il vaudrait mieux rester au lit! Mais console toi en te disant que cela t’a procuré un bon entrainement tout de même!

  2. Salut Benoit,

    Quel CR, y’a des jours comme ça où il faut mieux rester coucher.!!Heureusement que ton plateau ne se s’est pas désseré le jour de la marmotte. L’Alpe d’huez sur le grand plateau ça l’aurait pas fait!!

    Je partage ton ressenti sur les cyclosportives trop plate. C’est dans les cols que l’on voit la vrai valeur des autres et n’ont pas dans les pelotons sur le plat.

    Moi j’ai mon dernier rdv ce week end avec un CLM en cote ( 9 km-620 m D+).Mais comme je sors de 10 jrs de creve, je m’attends pas à sortir un max de watts…
    A+
    ALban

  3. C’est clair que l’Alpe sur le 53 ça ne l’aurait pas fait ! Rien que la côte de Baudemont (1km à 11%) c’était limite…

    Ce que je n’aime pas dans les cyclosportives de plaine c’est que le résultat est assez aléatoire : compromis Placement sur la ligne de départ – Échauffement – Prise de risque pour remonter le peloton. Mais bon le principal c’est de se faire plaisir…

    Bon courage pour le CLM !

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