Course 2009-10 – La Jean-Cyril Robin (44-Cyclo)

Samedi 05 Septembre 2009
152km – 1150m de dénivelé
250 partants

Cyclosportive la Jean Cyril Robin

Après 4 mois consacrés aux cyclosportives de montagne (RPE, Time Megève Mont-Blanc, Marmotte, Alpen Brevet), retour à la plaine avec la Jean-Cyril Robin.

Départ à 5h00 de la maison, direction Crossac en Loire Atlantique pour la première épreuve de la fin de saison. Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt!
J’arrive sur place vers 7h30, ayant prévu une bonne demi-heure pour m’engager. Les bénéfices sont reversés à une association contre la Maladie de Crohn: 23€ l’engagement pour une bonne cause, ça change de Sport Com’.
Les bénévoles sont sympathiques, l’organisation est bien rodée. Surprise pour une épreuve « modeste »: le chronométrage se fait par puce électronique.

D’après Gpsies et Google Maps le parcours ne comporte pas de difficulté particulière, avec un dénivelé plutôt faible pour la distance. Il fait plutôt frisquet (6°C), ça sent l’automne… Mon voisin de parking a un cadre BMC, j’engage la conversation, il est assez fier d’avoir une machine peu répandue en France.

Je prends place sur la ligne quelques minutes avant le départ. Derrière moi il y a une petite bande de coureurs Elite venus pour une sortie d’entrainement. Ambiance décontractée… Devant il y a Benoit Vaugrenard (Française des Jeux), David Le Lay et Lilian Jégou (Bretagne Schueller)!

Cyclosportive la Jean Cyril Robin

Le départ est donné à 9h00 pile. 500m après la ligne il y a déjà une grosse cassure dans le peloton, à cause d’une quinzaine de cyclos du même club qui ont décidé de partir en facteur… Heureusement que les Elites sont derrière moi, je prends leurs roues pour remonter, ça commence mal, j’ai déjà mal aux jambes. Le froid et le réveil très matinal ne me réussissent pas trop, comme d’habitude.

Les kms suivants sont assez tendus, il y a au moins 4-5 chutes dans la première demi-heure. Je glisse inexorablement vers la fin de peloton: pas question de rester au milieu, et impossible de remonter sur des routes étroites et sinueuses.

Après 45′ un petit mur finit par faire la sélection. Ne connaissant pas le parcours, j’aborde le virage en épingle à cheveux du pied en queue, à l’arrêt, avant d’effectuer une grimpée plein gaz (1’30@430W) qui me permet de remonter quasiment jusqu’en tête.
Quasiment, c’est bien ça le problème. Il reste un groupe d’une trentaine devant, et il n’a pas l’air décidé à attendre… Le gyrophare de la voiture ouvreuse est si près et si loin à la fois… Après 4 mois de diesel je suis proche de l’explosion. Les cols et les courses de plaine n’ont vraiment rien à voir, il va falloir adapter mon programme pour la Viking: plus d’intervalles courts et d’explosivité, moins de travail à I3.
C’est le début d’une poursuite full gas avec quelques costauds piégés comme moi. On se relaie sans arrière pensée dans le seul but de revoir la tête. Mes jambes me brûlent, sensation que je n’ai pas éprouvée depuis une éternité… Après 25′ on finit par rejoindre l’avant. L’effort a été intense: 335W NP! A peine relevé pour souffler un peu à l’arrière du petit groupe, une trentaine de coureurs me doublent. En fait à 6-7 on a ramené tout le monde. Il y en a même qui poussent le vice jusqu’à nous remercier…

Je suis dans le dur, mais je suis devant. Le peloton ne compte plus que 70 éléments environ, contre 250 au départ. La grande lessive est faite, ça va moins frotter, je vais pouvoir courir bien placé et la sélection va se faire naturellement. Sauf que quelques kilomètres plus loin ma chaîne déraille en repassant sur le petit plateau… Arrêt obligatoire, adieu la tête…

Après 20 minutes en solitaire un peloton d’une quarantaine finit par me rattraper, mais le trou est fait. Il me faut encore une bonne heure pour récupérer des efforts du début de course, puis à partir du 90ème km ça va mieux. Le parcours n’est pas très sélectif, aucune vraie côte à se mettre sous la dent.

Mon groupe arrive pour la 68ème place, pas terrible. Je suis content quand même car j’ai bien bataillé pendant 1h30 à l’avant. Vu le temps qu’il m’a fallu pour me refaire après mon arrêt forcé, je pense que j’aurais souffert dans le premier peloton, qui est arrivé depuis près de 20 minutes…

Après le plateau repas j’apprends qu’il y a eu un bug de chronométrage, je ne serai pas classé. Certains concurrents lâchés sont classés dans les 20ers… J’imagine déjà la réaction des éternels insatisfaits!
En tout cas sympathique cyclo avec une sécurité au top aussi bien niveau motos que signaleurs, et des bénévoles accueillants. Dommage cependant qu’il n’y ait pas une ou deux vraies côtes sur le parcours.

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