Course 2011-04 La Time Megève Mont-Blanc

Dimanche 12 Juin 2011
Trophée Label d’Or FFC
133km – 3300D+
1900 partants au total

Cyclosportive Time Megève Mont-Blanc 2011Cette année le départ a lieu à Sallanches, il faudra enchaîner la Colombière, la Croix Fry, les Aravis et les Saisies avant d’arriver à Megève. Pas de stress, mon dossard protégé me permet de m’échauffer correctement avant de retrouver Alban en tête de peloton, quelques minutes seulement avant que la course ne soit lancée.

Alban et moi
L'iPhone d'Alban nous immortalise au départ

La fréquentation est un peu en baisse par rapport aux années précédentes, mais malgré tout le peloton reste impressionnant. Après quelques secondes de silence en mémoire de Boris, victime l’an passé d’une chute mortelle, le départ est donné.

Courbe de puissance SRM Time Megève Mont-Blanc 2011L’objectif est simple: rester en tête de course jusqu’au pied de la Colombière. En roulant intelligemment, ça devrait pouvoir se faire sans dépenser trop de forces. Quitte à partir avec les costauds autant en profiter pour leur sucer la roue héhéhé… et puis ça fera quelques minutes de gagnées sur le gros de la troupe.
Aussitôt dit, aussitôt fait. A peine le portique de départ passé, on embraye pour rester devant. Finalement ça ne roule pas si fort, je m’attendais à ce que les pros mettent tout le monde en file indienne à 50-55 au compteur. Au lieu de ça la tête du peloton est assez compacte, ça frotte comme dans les cyclos de plaine, au milieu des ronds-points et des ilots directionnels, que les inconscients s’obstinent à contourner par la gauche de la route…
Scionzier est atteint en 24 minutes à 43km/h de moyenne et « seulement » 254W NP, tranquille.

Le gyrophare de la voiture ouvreuse est juste devant, mais plus pour longtemps car dès le pied du Col de la Colombière (1613m – 17km – 6,5%) c’est chacun pour soi. Alban me double définitivement après quelques minutes, un vrai avion… Le SRM affiche 280-290W durant les 20 premières minutes, puis le passage au Reposoir est l’occasion de lever le pied, il faut en garder pour les autres ascensions. La longue et (très) dure ligne droite finale me permet d’estimer mon retard sur la tête de course à 6-7minutes environ. Pas si mal pour une ascension de 1h02 à 270W NP. Le premier ravitaillement est expédié en une trentaine de secondes seulement, merci aux bénévoles.

Après le Grand Bornand une espèce faux plat casse patte m’annonce que je vais être en sub-crampes toute la journée (quadriceps limite dès que je me mets en danseuse après un long temps de roue libre). A mon avis je n’ai pas assez bu hier soir, et le sel du jambon et du fromage ont fait le reste.
A Saint Jean de Sixt c’est déjà la bifurcation entre le petit et les autres parcours. A droite direction Thônes et sa ligne droite à près de 80km/h. Heureusement il n’y a pas de vent, avec les Lightweight c’est pas plus mal.

Le Col de la Croix Fry (1467m – 12km – 6,7%) arrive vite, en général c’est là qu’on sait si ça va le faire ou pas pour le reste de la course. Jusqu’à Manigod ça va pas mal, il y a déjà moins d’avions que dans la Colombière: les vrais costauds sont devant, les autres ont explosé! Je gère sans m’affoler à 250W NP jusqu’au sommet. Au lieu de m’enflammer un peu dans le 1er col j’aurais mieux fait d’en garder un peu plus pour la suite… Cette fois pas de ravito, les Aravis sont proches.

Oldenhorn dans le Col des Aravis
Maillot ouvert, ça chauffe

Après une courte descente jusqu’à La Clusaz où on rejoint le petit parcours il faut enchaîner sur le final du Col des Aravis (1486m – 3,6km – 6,4%), avec ses 2-3 larges lacets au milieu des alpages, superbe. Une formalité à 252W NP sans forcer. Nouvelle pause boisson au sommet avant d’entamer la descente la plus dangereuse du parcours. Il y a eu une chute dans le tunnel, comme d’habitude. L’absence du SAMU est rassurante. Encore un qui s’est pris le mur côté gauche, mais sans trop de dégâts par chance. La course est neutralisée pendant une dizaine de minutes, on repart doucement en file indienne jusqu’à Flumet, ce qui n’empêche pas les gros malins de couper les virages et de doubler par la droite. A part une greffe de cerveau, on ne peut rien pour eux…

Le Col des Saisies (1650m – 14km – 5,2%) est le dernier de la journée. Cette année on ne descend pas les Gorges de l’Arly mais on remonte direction Megève avant de tourner à droite à la fromagerie. Après la bifurcation du moyen et du grand parcours il n’y a plus grand monde sur la route, la montée s’annonce assez solitaire! Après 1km je croise déjà les premiers: une échappée de 8 avec 1 Saur-Sojasun, 3 Ag2r, 1 FdJ et l’incontournable Nicolas Roux auxquels ils laisseront finalement la victoire à Megève… Niveau relevé!
La 4ème et dernière ascension s’annonce usante, d’autant qu’on emprunte le traditionnel détour par Crest Voland qui avec sa petite descente ajoute une bonne centaine de mètres de D+.
Je suis le plus souvent en 39×29, un peu collé, avec pas mal de fatigue dans les bras et le haut du dos. Personne ne me double dans la montée, c’est toujours bon pour le moral, surtout que je rattrape une bonne dizaine de coureurs. Au moins la capteur de puissance permet de bien gérer son effort en montagne! 245W NP dans ce dernier col, il ne reste plus qu’à rentrer sur Megève.
Heureusement la DDE a refait la route dans les passages les plus mauvais depuis mon passage de la fin Avril, ce qui rend la descente un peu moins cahotique.
De Flumet à Megève on a le vent de dos pour une fois, ça aide bien pour ce long faux-plat montant!

Je passe la ligne en 5h02 temps compteur, 5h13 temps organisation. Les 10 minutes d’arrêt forcé dans la descente des Aravis ne changent pas grand chose au classement final. Meilleure perf. sur la Time à 239W NP contre 228 en 2010 avec 600D+ en moins et 232 en 2009.
112/476 sur le 133kms, les temps de passage intermédiaires à la Croix Fry montrent que sur le 105 je me serais situé aux environ de la 50ème place/675.
Globalement je suis donc satisfait même si les quasiment 3 semaines d’arrêt forcé au mois de Mai ont bien cassé ma préparation. A la Marmotte ça va être chaud car le D+ n’a rien à voir…

Laisser un commentaire