Raid des Alpilles 2013

Dimanche 17 Mars 2013
135km – 1500D+
Environ 250 partants

Raid des Alpilles 2013

Les années se suivent et se ressemblent en Provence: la météo est loin d’être au top. Même pas besoin d’ouvrir les rideaux à l’hôtel, il pleut. Et une bonne pluie fine pour vous tremper jusqu’aux os!

Je suis vraiment maudit de la météo depuis 1 an:
– Mars 2012: Raid des Alpilles, pluie et vent
– Avril 2012: Scott 1000 Bosses, annulée le matin même pour cause de tempête sur Lyon
– Avril – Août 2012: pas de courses pour raisons persos
– Août 2012: Gruyère Cycling Tour, beau temps
– Septembre 2012: Cimes du Lac d’Annecy, déluge.
En gros sur mes 5 dernières cyclos le temps a été pourri 4 fois… Vraiment décourageant!

Comme j’ai fait le déplacement je me force à prendre le départ quand même, mais je sais d’avance que je vais bâcher. Faudrait peut-être que je travaille le côté psychologique en course. Autant je suis assez warrior à l’entrainement, autant aller courir en Provence et se prendre un déluge glacé c’est au dessus de mes forces…

courbe srm raid des alpilles 2013
Courbe SRM

Vu la maigreur du peloton, le départ est finalement donné en 1 seule vague. Parti depuis le dernier sas, j’y vais sans trop de conviction. Comme l’année dernière la 1ère bosse fait tout exploser, 4,5km en 12min28 @328W NP, les jambes ne répondent pas trop mal mais la tête n’y est pas.

La 1ère descente se fait dans un genre de canyon au milieu de la rocaille, avec des grosses rafales de mistral. A mon avis avec des jantes hautes il ne fallait pas avoir peur… Je laisse filer le groupe de tête, pas trop motivé pour jouer les kamikazes.

Au pied du Col de la Vayède j’aperçois le peloton de tête, une trentaine de coureurs, qui dit doit avoir environ 1min d’avance sur moi. Par moments dans la montée les rafales nous arrêtent sur place, pluie à l’horizontale, on se croirait à la maison. La température tombe à 6°C au SRM, heureusement que j’ai mis un imper et des jambières. Mes gants longs et mes chaussures sont gorgés d’eau.

Finalement je me retrouve dans un groupe d’une quinzaine, on enchaine de longs bouts droits sur le plat à 50km/h compteur, mais ça ne nous suffit pas à nous réchauffer. Vu que le parcours tournicote dans les environs de Saint Rémy à chaque carrefour quasiment l’un d’entre nous coupe pour rentrer.

Au 2ème passage aux Baux de Provence je craque à mon tour et prends le chemin de la voiture… Pas très glorieux mais pragmatique, je suis congelé.

Ma course aura duré 1h10@284W NP, pas trop motivé. Respect à tous ceux qui ont passé la ligne!

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