Course 4 – La Côte Picarde (80-Cyclo)

Dimanche 20 Avril 2008 – Mers les Bains (80)
Grand Parcours 151km – Environ 350 partants – 710m de dénivelé

La Côte Picarde 2008

Nuit sans histoire au B&B Hôtel de Dieppe : propre et silencieux.

Arrivée à Mers les Bains vers 7h30 pour le retrait des dossards. Ciel bleu !
C’est la fête du slip sur la Place du Marché, il n’y a pas trop de place pour se garer.
Le départ est à 2km du parking, il faut s’échauffer directement en tenue de course, il fait froid…

Le départ se fait par sas, avec mon mauvais dossard je me retrouve dans le dernier.
Un pro de la Française des Jeux, Guillaume Levarlet, fait le grand parcours. Il a l’air décontracté, mais il a quand même un PowerTap… A mon avis l’entraineur de son équipe doit suivre les courbes de puissance au jour le jour. Pas moyen de lever le pied sur un seul entrainement sans que ça se sache, et les Droits de l’Homme alors, on n’est pourtant pas en Chine !
La course est neutralisée jusqu’en haut de la première côte, tellement bien en fait qu’avec les ralentissements on est obligés plusieurs fois de mettre pied à terre…
Ensuite c’est comme l’année dernière : ultra plat, donc gros peloton, et donc dangereux malgré la bonne organisation. Je sais que la première sélection se fera vers le 80ème km, je reste donc sagement derrière en évitant les chutes. Les jambes ne sont pas terribles, je n’aime vraiment pas emmener le 52×12 dans les interminables lignes droites, surtout qu’avec le vent ça frotte tout le temps. Avec F. Grappe et l’ergomo je suis bien dès que ça monte, mais pour la force pure et l’explosivité ce n’est pas ça.
Vers le 40ème km je remonte « par hasard » en tête de peloton, et j’accompagne une attaque sur quelques kilomètres. Ce sera ma seule apparition en tête de course !
On longe toujours la côte, vers le Parc du Marquenterre et Saint Valéry sur Somme, au menu plat, vent de 3/4 et éoliennes.
Vers le 70ème on est toujours 300, je me décide à remonter, juste à temps pour éviter la première cassure suite à un méchant coup de bordure. Ouf on n’est plus que 150.
Je reste devant sachant que la côte arrivera enfin dans quelques km. Montée à bloc avec faux plat et éventail en haut, ça me convient mieux. On n’est plus que 100, il y a une échappée d’une dizaine de costauds juste devant.
Le parcours est plus vallonné, je suis à l’aise. Au 92ème km, nouvelle côte que je monte en moulinant « à la Grappe », mais en haut en repassant le grand plateau je déraille et je suis obligé de m’arrêter pour remettre la chaîne. Pas de chance, juste avant une ligne droite de plusieurs km à 45km/h, c’est cuit je ne reverrai plus la tête. Je roule seul à 40-42km/h, frustré car les jambes sont de mieux en mieux.
Après 10km un groupe de 20 me rattrape mais dans les bosses ça n’avance pas assez, je finis par sortir seul et rentrer sur 3 gars qui ont un bon rythme, je resterai avec eux jusqu’à l’arrivée.
On roule vraiment fort certaines lignes droites sont avalées à 45km/h au compteur. L’un des gars a un SRM, ça doit forcément être un type bien ! Au fur et à mesure on reprend des petits groupes qui s’accrochent à nous puis lâchent. J’ai de plus en plus de regrets.
Comme d’habitude je ne fais pas le sprint pour l’arrivée, je dois finir dans les 90ème. Dommage !

Ergomo La Côte Picarde 2008

On voit bien sur la courbe la bosse de départ puis le plat jusqu’au 75ème kilomètre ! Ensuite c’est plus vallonné mais rien de bien terrible.

En tout cas, bonne organisation avec gendarmerie, motos et signaleurs en nombre. Mais pourquoi ne pas inverser le circuit : la moitié vallonnée ferait la sélection d’entrée et éviterait le peloton de 300 jusqu’à mi course, c’est vraiment trop dangereux.

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