Course 7 – La Time Megève Mont Blanc (74-Cyclosportive)

Dimanche 8 Juin 2008 – Megève (74)
Grand parcours – 141km – Environ 2500 partants au total
3900m de dénivelé

Cyclosportive Time Megève Mont Blanc 2008

Arrivée samedi après-midi sur place, le temps n’est pas très engageant, brouillard, crachin et 12°C. Je monte sur le vélo pour aller escalader le Col des Aravis, bon décrassage après les 8h30 de voiture. Je me cale sur 220W à l’ergomo, la montée se passe comme sur des roulettes.

Les Aravis dans le brouillard, la pluie et le froid

Je fais un tour à l’expo commerciale où j’achète des barres Fenioux pour essayer, elles sont pas mal (faciles à ouvrir et à manger, composition apparemment correcte).
Ensuite retrait de mon dossard et de ma plaque de cadre, puis direction l’hôtel.

Dimanche matin le temps semble un peu meilleur, les routes sont sèches. Je laisse la voiture à l’arrivée à Megève, je me méfie et je décide de partir en corsaire, manchettes et gilet sans manches, plus l’imper dans une poche. J’ai un peu peur car je vois passer pas mal de monde en cuissard long avec surchaussures et gants ! Descente rapide jusqu’à Sallanches (12km) où a lieu le départ, il fait frisquet.

Le départ est donné à l’heure, mais il y a tellement de monde qu’il y a un embouteillage « marmottesque », j’ai dû passer la ligne au bout de 10′ environ. Apparemment il y avait 2 Bouygues Telecom et 1 Cofidis mais englué dans la masse je ne les ai pas vus.

Les 18km de Sallanches à Scionzier sont avalés à près de 42km/h de moyenne, ça commence fort.

J’attaque le Col de la Colombière les yeux rivés sur la puissance, le grand danger dans ce style de course étant de se laisser griser et de partir trop fort… Je monte à ma main en 34×23 principalement, 71rpm et 230W de moyenne. Certains passages sont assez durs, surtout après Le Reposoir, où il y a des raidards à 12%. Je peine un peu quand il faut monter lentement sur le 34×26 (cadences <60rpm).
J’arrive au sommet en 1h36, 5′ d’avance sur l’horaire prévu. Ravito, je refais le plein car je ne suis parti qu’avec 1,5L pour m’alourdir le moins possible.

Descente rapide jusqu’à Saint Jean de Sixt, 46km/h de moyenne, c’est la seule où j’atteindrai les 45km/h attendus. Mes nouvelles roues (Mavic Ksyrium SL Premium) sont vraiment nickel pour la montagne : légères et vives dans les montées, maniables et sans prise au vent dans les descentes. Les virages se négocient bien plus facilement qu’avec les Cosmic Carbone SL, et l’absence de prise au vent est très agréable à haute vitesse. J’avais peur d’un manque de stabilité, mais ce test en montagne montre qu’il n’en est rien.

Le Col des Aravis est bien moins dur que la Colombière (10km à 5,2%), les jambes tournent bien, je scrute toujours la puissance afin de ne pas me mettre dans le rouge. Bilan : 225W à 73rpm, passage au sommet en 2h38.

La descente est bien meilleure qu’hier, la route est sèche mais pas trop rapide à cause des trous, 40km/h de moyenne seulement.

A Flumet près de 900 concurrents rentrent directement à Megève pour le petit parcours de 80km, dommage. Certains sont venus de Belgique ou d’Angleterre juste pour ça !

Première montée du Col des Saisies. Le moral est là, même si je me dis que la descente des Aravis m’a sans doute fait perdre quelques minutes et que le détour par Crest Voland va en faire autant.
Au bout de 2-3 kilomètres on croise le premier du parcours moyen qui descend à bloc. Il a déjà eu le temps de monter et de redescendre…
Je passe au sommet en 3h50. Montée encore à 225W et 70rpm, vive le capteur de puissance. Je commence à être fatigué, mais contrairement à l’année dernière je sens que je ne vais pas m’écrouler dans la dernière ascension.
900 coureurs font à nouveau demi-tour pour le parcours moyen…
Je croise le premier du grand parcours au début de la descente, dans la station de ski des Saisies, il monte grand plateau ! Les premiers évoluent vraiment dans une autre dimension.

Le ravito se situe juste avant la côte des Pachons. Il y a un brouillard à couper au couteau, les néophytes croient qu’il n’y a plus qu’à descendre, et bien non il reste 1,8km à 7,5% (230W). Les jambes sont dures juste après le départ du ravitaillement.
Les sapins, les alpages et les chalets se distinguent à peine dans la brume, l’ambiance est irréelle.

Dans les 3 premiers km de la descente, la visibilité n’est que de 20m environ, on n’avance pas. Heureusement après ça s’améliore, mais la route est étroite et sinueuse, difficile de dépasser le 40km/h de moyenne.

Pointage à Villard sur Doron, puis c’est la remontée vers le Col des Saisies, par le versant sud cette fois : 15km à 6,1%. Je décide de mettre les watts, mais la fatigue se fait sentir : 230W sur les 5 premiers km, puis 220W seulement sur les 10 suivants. C’est un peu comme sur home trainer, je tiens les 250W quelques centaines de mètres puis je me déconcentre et retombe à 200W, sans doute l’effet de la lassitude. Malgré tout je remonte 43 coureurs dans l’ascension (je vous rassure je n’ai pas compté, j’ai vu ça aux temps intermédiaires du classement), et surtout personne ne me double. Cool !
L’année dernière, j’ai monté le col à l’arrache, 145W de moyenne d’après mes calculs !
De 145W à 223W il y a une sacrée différence…
Au ravito je mange des biscuits salés, du fromage et du saucisson. Vive le salé !
Passage au sommet en 5h29, il va falloir cravacher dans la descente : 41km/h de moyenne.

Le retour Flumet-Megève débute façon contre la montre, mais à 5km de l’arrivée je me paye une fringale de débutant. Ma vision est scintillante, je suis dans un état second. Même si c’est trop tard je mange une pâte d’amande et je termine comme je peux, c’est dur. En haut des Saisies j’aurais dû m’en tenir au sucré…

Bilan :
Temps total : 6h10 pour 3900m de dénivelé.
L’ergomo m’a permis de ne pas partir trop vite et de finir avec une puissance identique à la première ascension. Je suis donc super content de l’acquisition du capteur de puissance et de la mise en place des méthodes d’entrainement qui vont avec : gain de 55′ par rapport à l’année dernière pour un parcours comparable (distance et dénivelé), amélioration de 100 places au classement.
En parlant de classement, je viens d’étudier celui du 110km. Sachant que je suis passé en haut des Saisies en 3h50 et que j’ai mis 40′ pour rejoindre Megève, ont peut considérer que sur le 110km j’aurais mis 4h30 (et encore j’aurais en fait roulé plus vite dans les ascensions). 4h30 cela m’aurait placé en 160ème place sur 900… Bien mieux que ma place sur le 140km. Conclusion, le niveau sur le grand parcours est vraiment plus relevé.
Je pense viser la même puissance de 220W pour les ascensions à La Marmotte, je vais donc estimer prochainement le temps auquel je pourrai prétendre.

5 réflexions sur « Course 7 – La Time Megève Mont Blanc (74-Cyclosportive) »

  1. salut
    tres beau recit, je n’ai fait que le petit parcours, parcontre de quel type est ton capteur de puissance ? sur la roue ar ou sur le pedalier ?
    merci bonne journée

    Gilles

  2. j’ai adoré ton 1er commentaire sur ta prépa + celui après ta cyclo, tu est est un bon, mieux que moi, je connais très bien le col de la colmbière, je le grimpe a partir du bas en 1h1/2, mais quand je vois ton parcours je te tire mon chapeau. pourrais tu me dire comment tu a géré ton alimentation. a+.

  3. Merci mais je ne suis pas vraiment un champion.
    Boisson : Isostar Long Energy 1,5L – Maxim 1,5L – Coca Cola 0,5L
    Alimentation : Isostar Daily Energy 2 barres – Pâte d’amande Gerblé 2 barres – Barre Fenioux Energie 1 barre – Pain d’épices – TUC, fromage, saucisson.
    Au dernier ravito j’aurais mieux fait de remanger une Pâte d’amande Gerblé, ça m’aurait évité la fringale à 5km de l’arrivée.

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