Granfondo Golfe de Saint Tropez

Granfondo Golfe de Saint Tropez 2014

Dimanche 13 Avril 2014
Saint Tropez
178km – 2500D+
Environ 400 partants

Le voyage d’hier a été un peu compliqué. Comme d’habitude (ou presque) le train pour venir à Paris avait 1/2h de retard, ce qui m’a valu une bonne séance de lactique de la Gare Saint-Lazare à la Gare de Lyon, à bloc dans les couloirs du métro avec mon sac à vélo. Tout ça pour… rater le train pour TGV et finir par arriver là-bas 1h après l’heure prévue. Merci la SNCF!
Bref le planning du samedi a été un peu foiré et ça a été la lutte toute la journée. Un conseil, évitez de louer une voiture à la gare de Toulon, elles sont garées dans un 4ème sous-sol super étroit, avec un ascenseur dans lequel un vélo ne rentre pas. Et pour sortir de la ville c’est la misère.

Je finis par arriver à Saint Trop’ pour retirer mon dossard et faire un petit décrassage. Soleil et 21°C, maillot et cuissards courts 😉
Puis direction l’hôtel à la Croix Valmer, j’ai loué une chambre sur Booking au prix de… 31€, dans un village de vacances. Au final ce sera un super plan, avec une maison style Pierre & Vacances de 3 pièces avec tout l’équipement! Il devait y avoir une erreur sur le prix?

Port de Saint TropezDimanche matin, réveil à 6h15, ça s’annonce mal, courbatures dans les bras et les jambes. Merci la course dans les escaliers du métro :-[
La voiture garée à côté de l’arrivée, le trajet Gassin – Saint Tropez me sert d’échauffement. Un peu juste au niveau des horaires, je prie pendant les 20min de route pour que le départ ne soit pas donné à l’heure. Sport Comm’ exauce mon voeu et nous gratifie de son traditionnel 1/4h de retard, ce qui me laisse le temps de pré-ouvrir toutes mes pâtes de fruit, gels et barres. Il y a plus de partants que l’année dernière, 500 sur chaque parcours, le départ est donné en 2 vagues pour éviter les embouteillages.

Profil parcours MasterLes premiers kms se font à bonne allure, mais plutôt moins élevée que d’habitude. Laurent L. est là, 1 semaine tout rond après le Tour des Flandres. Respect!
Après quelques kilomètres, la côte de Ramatuelle est montée au train, le peloton doit bien compter 150 coureurs au sommet. La descente en zone urbaine étire un peu tout, et à la sortie de la ville la moto ouvreuse se trompe à un rond point. Pas de chance, j’étais assez proche de la tête pour une fois… Le temps de faire demi tour et c’est parti pour le Col de Collebasse, monté sur les mêmes bases: tempo rapide. Les gros bras ont décidé de ne pas tout faire pêter d’entrée!

Au pied du Col de Canadel, je me gare un peu pour en garder et ne pas finir les 178kms à pied. l’année dernière j’avais fait le petit parcours Full Gas jusqu’à la panne sèche, cette année il y a 40kms de plus au programme. Bon le SRM oscille quand même souvent autour des 300W et j’arrive au sommet avec 299W NP. Les 2 premiers du petit parcours viennent de me doubler comme des avions…

La Route des Crêtes démarre directement en haut, et cette fois j’y vais sans me mettre dans le rouge. Après tout je dois être dans les 60èmes sur le grand, pas de quoi s’affoler… sauf que le 1er groupe du petit me rattrape sur un replat. 15 coursiers, ça a l’air de bien rouler, je me mets derrière pour quelques kilomètres (1/2h en fait). Seul problème, pour rester dans les roues, il faut mettre les watts: relances à 800W, alternance de 350W-roue libre.
D’ailleurs ça roule tellement fort que je prends le KOM sur La Colle Climb, 1er/584 devant les Polveroni & Co, ça ne rigole plus!
Un italien en rose fluo tire tout le monde, à bloc, en montée comme en descente. Pas le temps d’avoir peur en dévalant à tombeau ouvert vers la difficulté suivante! Nouvelle perf au passage (sans faire exprès) dans la Route des Crêtes Descente, à quelques secondes derrière Rodolphe Lourd…

Au pied du Col du Babaou, je me range de nouveau, mais cette fois je suis mort. Il me faudra bien 1h pour me remettre la tête à l’endroit. Le ravito de Collobrières et ses bananes me font un peu de bien, mais la montée vers Notre Dame des Anges me paraît interminable… A 260W, ça n’avance pas très vite. Autour de moi, personne n’est beaucoup mieux, et peu de coureurs du grand parcours m’ont rattrapé. Il va falloir gérer avec ce qu’il reste de forces maintenant!

Après Notre Dame des Anges il y a la mortelle descente du Col des Fourches, une p….. de route de merde avec des bosses, des cailloux, des nids de poule. La descente des Aravis à côté c’est une autoroute. Arrivé en bas tout le monde est mâché, heureusement qu’il y a un peu de plat sur route lisse avant d’attaquer la montée vers la Garde Freinet.

Miraculeusement mes forces reviennent un peu et en haut je bifurque sur le 178kms après un nouveau ravito. D’après le profil, la boucle de 40kms est roulante, avec juste une ou deux côtes. Mais ça, c’est en théorie, parce qu’en fait il n’y a pas 1m de plat… Je finis par être lâché à la pédale du groupe de 15 dans lequel j’étais. Seul dans la pampa après 150kms, dur.
Mon SRM est presque mort lui aussi, depuis la Garde Freinet il se met régulièrement à indiquer des W à 2 chiffres pendant 15-30s. La moyenne de la course sera sous estimée.

Photo by Laurent L.Après une bonne demi-heure en solo, un petit groupe me reprend à nouveau. Le rythme est assez rapide, mais maintenant on est sur du plat ou du faux-plat descendant, donc ça le fait. A quelques kms de l’arrivée, Laurent L. nous reprend, coïncidence (et merci pour la photo). Il est fort sur le plat, les kms à Longchamp sans doute!

L’arrivée est ralliée après 5h47, 178kms et 2500D+. J’ai bien payé dans la dernière boucle la demi heure passée derrière les motos du groupe de tête! Sinon content de la forme et de la gestion du début de course: rapide mais pas trop, sur un parcours pour homme fort avec montées-descentes sans fin et route bosselées.
L’organisation était plutôt dans la bonne moyenne (de Sport Com’), avec des ravitos fournis et luxe ultime du Coca-Cola à l’arrivée!

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