Col du Glandon

La Marmotte 2014

Samedi 05 Juillet
174kms – 4900D+
7500 partants

Me voilà de retour à Bourg d’Oisans pour une 7ème participation à la mythique Marmotte: parcours de folie, 7500 partants et quoi qu’il arrive de grands souvenirs!

Cette année la météo plutôt clémente au printemps m’a permis d’enchainer pas mal de sorties de plus de 150kils, et même si le mois de juin a été un peu moins optimal (petit parcours à la Time et DNS à la Morzine), le raid de la semaine dernière a terminé de me rendre optimiste: la forme est bien là.

Samedi matin, réveil à 5h45, je pars chercher ma puce électronique au rond-point à la sortie de Bourg d’Oisans. Une nouvelle fois mon n° de plaque de cadre me donne accès au sas des prioritaires. C’est une bonne garantie de pouvoir partir vite jusqu’au pied du Glandon et de faire la 1ère montée (et surtout la 1ère descente) en étant tranquille…

Bourg d'Oisans7h05, le départ est donné avec le traditionnel retard Sport Com’ mais on ne va pas chipoter avant 7-8h de vélo… Le temps est nuageux, il a plu jusqu’à 3h du matin. Heureusement la tendance est plutôt à l’amélioration, pas de pluie prévue et des températures légèrement inférieures à celles de d’habitude.

Le compteur oscille souvent entre 40 et 50 km/h, le plat jusqu’au Barrage du Verney est parcouru à 41km/h de moyenne: bon échauffement dans les roues…

Au pied du Glandon, je laisse filer pour me caler aux alentours des 250-260W. L’année dernière j’avais voulu partir plutôt sur des bases de 260-280 et je l’avais payé très cher dans le Galibier… Tranquille tranquille!
Mon tableau de marche est scotché sur ma potence et basé sur celui de 2011 (7h46 temps compteur): l’idée est de tout jouer dans l’Alpe: soit j’en ai gardé assez et je vise les 7h30 soit j’arrive mort en bas et ce sera la loose.
Voulant éviter la déshydratation et le coup de chaleur de 2013, j’ai aussi fait le choix de partir avec 2 bidons d’1L remplis, histoire de boire beaucoup tant qu’il fait encore frais. Du poids en plus…
Sur les replats je pédale tranquille entre 180 et 220W pour continuer à avancer sans lâcher trop d’énergie.

Col du GlandonLe sommet est atteint 1h50 après le départ (240Wmoy). Jusqu’ici tout va bien!
Je profite de l’arrêt du chronométrage dans la descente pour aller au ravitaillement, bien plus fourni que d’habitude. C’est la fête, il y a même du Coca! Incroyable pour Sport Com’…
Il y a aussi un gros stand PowerBar. Quelle marque de m…. les barres fondent dans la poche et collent à l’emballage, les gels sont impossibles à ouvrir d’une main. A croire que ceux qui les ont conçus n’ont jamais testé leurs produits ailleurs que dans un bureau…

La descente est mouillée quasiment tout du long, il va falloir adopter une allure prudente. Pour le classement ça ne change pas grand chose vu que le chrono est arrêté, mais pour le temps compteur c’est moins bien: la vallée est atteinte en 35min vs 29… 2min gagnées dans la montée, 6min perdues dans la descente :-[

Vallée de la Maurienne: rouler vite sans se cramer. Un petit groupe se forme assez rapidement, ouf. Le rythme est correct, sans plus: 1min perdue à nouveau…

A Saint-Michel de Maurienne, ça fait 5min de retard, du temps perdu bêtement dans les transitions entre les cols. C’est là qu’il faut résister à l’envie de mettre les watts dans le Col du Télégraphe. Le panneau Col du Galibier 34kms au pied de la montée a vite fait de remettre la tête de tout le monde à l’endroit!
Une nouvelle fois j’entame la montée avec 2L dans les bidons: un de boisson énergétique, l’autre d’eau pour s’arroser régulièrement. L’air de rien ça commence à chauffer avec un petit 23°C en bas.

Arrivé au sommet en 52min (3h55 après le départ), je fais les premiers comptes en descendant vers Valloire. Malgré mes 247Wmoy (vs 240) j’ai encore perdu 2min. La route en travaux sur pas mal d’endroits y a sans doute contribué.
7min de retard, c’est pas gagné pour améliorer mon meilleur temps!

A la sortie de Valloire, les 2kms avant le ravito sont toujours aussi pénibles: les jambes commencent à être fatiguées et l’heure de vérité approche…

Ravitaillement ValloireCette fois pas de Coca, la fête n’a pas duré. Il paraît que les chasseurs alpins en ont au sommet du Galibier
J’ai préparé une playlist mp3 pour les 2 dernières montées, c’est le moment de mettre en route. Il y a un peu de tout, de l’eurodance au kilomètre (Avicii) au vieux hip hop old school (NTM) en passant par de la techno un peu plus pointue (Agoria).
Passer à Plan Lachat avec Ma Benz, la classe. La 11ème Marche ou Scala à 2200m aussi.
Forcément à Plan Lachat je perds les 20W syndicaux >2000m, mais pas de gros fail comme l’année dernière.
13km/h de moyenne et 227Wmoy depuis Valloire, c’est top, et je commence à doubler pas mal de monde. Il y a ceux qui ont des crampes, ceux qui vomissent, et ceux qui sont juste cuits. C’est bon ça! (OK je sais c’est mal de se réjouir du malheur des autres)

Au sommet les militaires ont bien du Coca, mais un soldat me dit qu’ils ont bu tout le rouge la veille pour se consoler de l’élimination de la France à la Coupe du Monde (0-1 contre l’Allemagne). Dommage?!
A presque 2700m il fait froid et je me résous à mettre mon coupe-vent, même si je sais qu’il fera parachute jusqu’au pied de l’Alpe.
Le salé fait du bien, et je repars après quelques SMS pour rassurer la famille et Alban. Jusqu’ici tout va toujours bien.
Malgré 9W de plus j’ai à nouveau perdu 1min, va comprendre.  Il devait juste y avoir plus de vent thermique (température > de 4-5°C).

La descente jusqu’au Lautaret est une partie de plaisir comparée à la suite. D’abord tout seul, puis à 2 ça n’avance pas. Après La Grave un groupe de 6 finit par nous rejoindre, mais je suis obligé de faire une bonne part du travail. Les tunnels sont toujours aussi flippants. A chaque fois faire sa prière pour qu’il n’y ait pas de nid de poule…

Dans la petite bosse du Barrage du Chambon, je me mets une nouvelle fois en tête: mieux vaut monter à son rythme que subir celui des autres 😉

Le dernier tunnel, à fond en courbe descendante est une expérience quasi mystique avant d’arriver sur le petit bout de plat avant Bourg d’Oisans. Tout le monde en profite pour s’alimenter et temporiser, comme si chacun avait un  peu peur de la suite…

Au rond-point, nouvelle pause au ravito. Il faut prendre 3-4min pour bien manger et avaler un nouveau verre de Coca. Sans doute pas mal de places perdues au classement, mais bon…
Sur le plan chronométrique, ça fait encore près de 2min perdues depuis le sommet du Galibier (total +9min).

Pied de l’Alpe d’Huez, c’est le moment de mettre ce qu’il reste. C’est à dire pas grand chose. Et pourtant il y a encore 14kms et 1100D+. Les pros qui freinent au 1er virage pour moi ça dépasse l’entendement!
Débrancher le cerveau et pédaler, c’est tout ce qu’il reste à faire!
La Garde arrive plutôt plus vite que d’habitude, ça s’annonce bien!
A Huez je fais une mini pause pour m’arroser une dernière fois, puis c’est l’arrivée…
Montée finale en 1h13 à 216W et 10,6km/h de moyenne, ma meilleure perf à ce jour, ce qui me permet d’égaler mon record en 7h46 temps compteur.

La MarmottePour une fois je ne finis pas complètement mort!
Dommage d’avoir perdu autant de temps dans les transitions, sinon les 7h30 étaient atteignables. On verra en 2015… ou pas. Pour la première fois 3j après je me dis qu’il est peut-être temps de passer à autre chose, du style Ardéchoise Marathon, Tour du Mont-Blanc et Alpen Brevet (Platin). On verra.
Pour une fois il faut aussi féliciter Sport Com’ pour la qualité de l’organisation, un peu plus en rapport avec les prix pratiqués. Des cadeaux de départ à la hauteur (lunettes de soleil, manchettes, bidon), des signaleurs en nombre, des ravitos très corrects et des nouveaux panneaux de signalisation. Il faudrait que ce soit pareil toute l’année!
Sympa aussi les petites rencontres avec les lecteurs du blog, français, suisses, ou entrainés par Cycles et Forme!

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