Cime de la Bonette

Mercantour: Col de la Lombarde, Col de Larche, Cime de la Bonette

Un an après, me voilà de retour dans le Mercantour pour un nouveau raid: 188km et 4500D+. En gros un parcours équivalent à celui de la Marmotte, mais un peu plus au calme!
Après le triptyque Couillole, Cayolle, Bonette de 2013, au programme: départ de Saint-Sauveur de Tinée puis le Col de la Lombarde, passage en Italie, le Col de Larche, retour en France, la Cime de la Bonette, et retour au point de départ.
Sur le vélo vers 7h30, la première vallée, un faux plat montant de 15km permet de s’échauffer jusqu’à Isola, pied de la montée vers le Col de la Lombarde (2350m).

Col de la LombardeC’est tout de suite du lourd, avec 21kms à 7%. La pente est régulière et la route est large, de quoi bien se mettre en route. Sauf que justement la mise en route est un peu compliquée ce matin, je suis dans le dur sur les premiers kilomètres. Un manque de fraîcheur certainement dû au programme musclé de ces 10 derniers jours…
Heureusement ça finit par se décoincer et le passage à Isola 2000 finira de me remettre à l’endroit pour les derniers kilomètres beaucoup plus sauvages. J’en garde sous la pédale pour plus tard, 245W de moyenne sur l’ensemble de l’ascension, en essayant de bien garder une cadence de pédalage entre 75 et 80 et en alternant assis et en danseuse. Gestion!

Sommet du Col de la LombardeAu sommet il fait assez frais, je suis un peu inquiet pour la Bonette car je ne suis parti qu’avec un coupe-vent léger. Les italiens ont des jambières et des gants…
Côté alimentation, mes poches sont pleines: grosses barres style PowerBar (mais en version mangeable), gels, barres de céréales, pâtes d’amande, pâtes de fruits. Normalement ça devrait compenser l’absence de boisson énergétique et les bidons menthe à l’eau. Enfin j’espère!
La descente côté italien est superbe, ça doit être assez sympa de monter par l’autre versant. C’est sinueux et étroit mais roulant, on peut avancer un peu plus que dans les Alpes Maritimes…

Col de LarcheLa montée vers le Col de Larche (1992m) démarre dès le pied de la descente, à Vinadio. Commence alors la partie la plus redoutable du circuit: un looonnnng faux-plat style Lautaret sur une grosse route. Pendant que je suis arrêté pour enlever la veste, 5 semis passent à la suite devant moi. Les 31kms à 3,5% s’annoncent pénibles.
En fait ça ne se passe pas si mal, un petit vent thermique me pousse une bonne partie de la montée. Du fait de l’alternance entre les 1-2% et les 6-7% il est assez difficile de trouver un rythme, il faut sans cesse alterner petit et grand plateau. Pas la peine d’essayer de monter au SRM, il vaut mieux faire au feeling et essayer de s’économiser. Côté circulation c’est mieux que prévu, 3-4 fois moins de voitures que dans l’Alpe d’Huez pour situer.
La mauvaise nouvelle, il commence à y avoir un craquement dans mon pédalier. Ce qui veut dire que la Loctite que j’ai mise pour maintenir en place la vis de pré-contrainte de la manivelle gauche est en train de lâcher. Il va falloir que je le renvoie au SAV pour qu’ils trouvent une solution à ce problème bien connu…
Au milieu du col j’esquive la 1ère moitié du tunnel de 900m en prenant l’ancienne route (voir photo). C’est roots mais ça passe. Les 450 derniers mètres c’est juste un pare avalanche, donc ça va pour reprendre la route principale sans serrer les fesses.
Après Argentera le vent s’inverse subitement et c’est alors un fort vent de face bien glacé qu’il faut affronter jusqu’au sommet. Quelques lacets plus tard, me voilà arrivé.

Col de LarcheVu la fraîcheur, je ne m’attarde pas et bascule du côté français. Normalement un tronçon de la route est interdit à la circulation aux vélos: il y a une zone à risque de chutes de pierres avec un système d’alerte automatique, et en montée un vélo ne pourrait pas évacuer suffisamment rapidement. Apparemment tout le monde s’en fout vu le nombre de cyclistes que j’ai croisé dans cette fameuse zone…

Village de LarcheJe sors mon mini pique-nique à Larche (1670m), histoire d’avoir digéré un peu avant d’attaquer la dernière difficulté. Rien de gargantuesque, 2 petits sandwichs à la Vache qui Rit, 1 gauffre Quadro, 1 banane. Du quotidien pour ceux qui ont des enfants 😉 J’en profite aussi pour refaire le plein d’un bidon, je devrais avoir comme ça environ 1L pour la Bonette. Eau et une pastille d’électrolytes PowerBar, ça va être le moment de tester les échantillons glanés à droite à gauche. A priori je suis sceptique vu l’absence de glucides, mais bon.

Sur le pied de la descente avant Jausiers il faut à nouveau lutter contre un fort vent de face, brûlant cette fois. Bien content cette année de ne pas avoir à faire la traversée depuis Barcelonnette qui m’avait carbonisé l’année dernière…
Vu la chaleur la prudence me fait remplir mon 2ème bidon, tant pis pour le poids il faudra grimper avec 2L de boisson…

Cime de la BonetteAu carrefour, à gauche, c’est parti pour la grimpée la plus célèbre de la Vallée de l’Ubaye, la Cime de la Bonette (2802m). Il y a 24kms à 6,5% sur une super petite route. Sur une montée sèche il doit y avoir moyen de mettre les watts et de dépasser les 1000m/h, mais après 5h de route et presque 3000D+, c’est une autre histoire…
En bas il fait chaud comme sur le pied de l’Alpe, mais petit à petit ça se rafraichit et je passe sans encombre la buvette La Halte 2000, lieu d’un gros craquage l’année précédente. Il m’avait fallu 2 Coca et un bon 20min de pause pour m’en remettre et me hisser jusqu’au sommet…

Oldenhorn - Cime de la BonettePassé les 2000m d’altitude les 20W syndicaux s’évaporent dans la nature, mais je grimpe sans être à l’agonie. Cool!
220W de moyenne sur l’ensemble de l’ascension, pas d’étincelles mais du solide, à comparer au 215W de cette année sur l’Alpe à la Marmotte. Sauf qu’en haut je suis beaucoup moins cramé…

Stèle de la Cime de la BonetteUne petite photo au niveau de la stèle, et hop c’est parti pour la plongée vers Saint-Etienne de Tinée. Merci au cyclo qui a bien voulu faire la photo ;-). 26kms et presque 1600D-, ça fait du bien!
La dernière partie est un peu moins drôle, 28kms de faux plat descendant avec un énorme vent de face, après 160kms et 4500D+ on a déjà vu mieux… Il faut pédaler, pédaler et encore pédaler, avec les mains en bas du guidon. Un bon test pour voir si après 7h30 de route le confort et la position sur le vélos sont bons!

Ligne d’arrivée franchie en 8h26, encore une journée de vélo grandiose!

Plage et vieille ville de MentonEt maintenant vite à la plage!

Une réflexion au sujet de « Mercantour: Col de la Lombarde, Col de Larche, Cime de la Bonette »

  1. Merci pour l’explication de l’interdiction aux vélos au pied de Larche (côté Ubaye)… Je n’avais pas compris le mois dernier (route large, bonne visibilité), on a continué sans se poser de question.

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